ZOOLOGIE DU MEXIQUE IV* PARTIE
des écailles, privées de spinules chez les Paralonchurus, pourvues de ces parties chez les Polycirrhus, Bleeker n’a pas cru devoir l’admettre et par suite il réunit ces deux genres en un seul Cet auteur assure, il est vrai, que chez les Umbrina 1 2 les écailles sont indifféremment cycloïdes ou cténoïdes; toutefois, mes recherches personnelles ne paraissent pas confirmer ce fait, au moins en ce qui concerne les écailles du corps, et il est plus rationnel, je crois, de conserver la distinction établie par M. Bocourt. On verra dans la description détaillée des espèces quelle est la structure de ces organes pour l’un et l’autre genre.
Paralonchurus Petersii.
(PI. VIII, fîg. i, i a, î b, î c î d e t 1 e .)
Paralonchurus Petersii, Bocourt, 1869; Nouvelles Archives du Muséum, t. V; Bulletin, p. 22.
P. Petersii, Bleeker, 187b; Syst. Percarum rev. pars II, p. 37.
D. X — I, 3 o; A. II, 1 7.
Ecailles : 7/49/17.
Ce Poisson est de forme allongée, la hauteur n étant guère que des deux onzièmes de la longueur totale (exagérée, il faut le dire, par la forme de la nageoire caudale); l’épaisseur est moindre : un huitième environ de cette dernière dimension.
La lete, obtuse en avant, occupe près des deux neuvièmes de cette meme longueur. Le museau est arrondi, proéminent, court, car il n’occupe guère plus du quart de la longueur de la tête; il présente en avant, un peu au 7 dessous du point le plus proéminent, une fossette très-distincte et, à une certaine distance de chaque coté, une incisure verticale taillant dans la lèvre supérieure un lambeau médian terminé par deux lobes arrondis, au-dessus et en dehors desquels eixstent deux autres fossettes; dans le repli gingival, derrière ces incisures et à leur niveau, se trouvent deux enfoncements dans lesquels on peut faire pénétrer un stylet jusqu a une profondeur de cinq à six millimètres. La bouche, infère, est de grandeur médiocre, le maxillaire se termine à peu près au niveau du bord postérieur de l’œil. Les dents sont fines aux deux mâchoires, à la supérieure seulement quelques-unes plus allongées, sétiformes. La narine antérieure est très-peu moins rapprochée de l’extrémité du museau que du bord de l’œil, au niveau duquel à peu près se trouve la postérieure. L’œil lui-même est petit, avec le centre situé vers le tiers antérieur de la tête, son diamètre esta peine égal au dixième
1 Bleeker, Systema Percarum rev., pars II ( p. 37 du ces animaux sous le nom de Sciœna; les véritables Sciènes
tirage à part). Archives néerlandaises, t. XI, 1876. de Cuvier deviennent pour lui les Pseudosciæna. ( Systema
* Bleeker, revenant à une synonymie d’Artedi, désigne Percarum rev. p. 38 et il.)
de la longueur de celle-ci; espace interoculaire égal à peu près au tiers de cette même dimension. L’espace intermandibulaire 1 présente deux paires de fossettes, dont la postérieure plus grande; en outre, on y remarque des barbillons, dont un médian, plus développé, se divise sur son pourtour en une dizaine de prolongements rayonnants; cette disposition, bien visible sur l’animal frais, ne peut être retrouvée sur l’animal conservé qu’en y prêtant une grande attention; le bord interne de la mandibule inférieure porte de plus une série de barbillons grêles dont le nombre exact n’est pas très-facile à apprécier, mais qui n’est pas moindre de huit ou dix paires. L’orifice branchial est largement ouvert; le préopercule, arrondi, a son bord membraneux finement denticulé; l’operculaire se termine par une pointe mousse, que prolonge un repli cutané. La tête est entièrement couverte (t’écailles.
Le corps est sensiblement comprimé, surtout dans la portion caudale. La ligne latérale, relevée d’abord et située vers le quart de la hauteur, se recourbe en bas vers le milieu de la longueur du tronc, pour suivre la partie moyenne du corps à partir à peu près de l’origine de l'anale jusqu’à la nageoire caudale, sur laquelle elle se prolonge. L’anus est situé un peu en avant du milieu de la longueur totale; quant aux écailles du corps, elles sont proportionnellement assez grandes.
D’une manière générale, les nageoires sont bien développées. Les deux dorsales ne se distinguent que par 1 abaissement de la membrane et la différence de dimensions entre lax e et la xi e épine, cette dernière, plus développée, pouvant être considérée comme commençant la portion molle; mais, en réalité, il n’y a qu’une nageoire dorsale, occupant presque toute la longueur du dos; les épines sont faibles, la m c et la iv e , les plus développées, mesurent environ le tiers de la hauteur du corps, la portion molle, de même hauteur que la portion épineuse, court parallèlement au bord dorsal. L’anale, dont l’origine est située à une certaine distance de l’anus vers le niveau du milieu de la dorsale molle, est beaucoup moins développée, sa longueur étant à peine égale au septième de celle des dorsales; sa hauteur est un peu supérieure à l’étendue de sa base. La caudale, remarquablement allongée, occupant les deux neuvièmes de la longueur totale, est lancéolée, ses rayons moyens étant au moins doubles des rayons extrêmes, tant supérieur qu’inférieur. Les pectorales sont grandes, triangulaires, plus longues que la caudale et même que la tête, dépassant un peu le niveau de l’origine de l’anale; on y compte environ vingt et un rayons. Les ventrales, au contraire, insérées au niveau des précédentes, sont petites, ayant la formule habituelle I, 5; le premier rayon mou se prolonge un peu en soie (ce que n’indique pas suffisamment la figure d’ensemble).
D’apr ès l’étude faite sur le frais par M. Bocourl, la coloration est peu brillante, les parties supérieures sont teintées terre de Sienne naturelle, les inférieures ocre jaune, avec la ligne latérale se détachant en clair. Dorsale gris ardoisé, caudale du même ton, 1 PI. VIII, fîg. 1 e.
ZOOLOGIE
mais plus foncée; ventrales et anale jaunes avec les extrémités noirâtres; pectorales entièrement et fortement colorées en noir bleuâtre.
La structure des écailles est fort intéressante eu égard au groupe auquel se rapporte ce genre; aujourd’hui, il est vrai, les exemples ne sont pas rares de Poissons qui offrent des écailles privées de spinules et appartiennent malgré cela à des familles chez lesquelles ces organes sont franchement cténoïdes dans le plus grand nombre des cas. Les écailles du corps sont en quadrilatère à bord postérieur arrondi, assez grandes; Lune d’elles 1 mesure ù mm ,5 de long sur 6 mn, ,3 de haut; le foyer est très-net, central ou subcentral 2 ; le bord antérieur présente de douze à dix-sept lobes marginaux, d'où partent des sdlons centripètes plutôt parallèles entre eux que convergeant régulièrement vers le foyer; les champs latéraux et postérieur sont couverts de crêtes fines, concentriques au foyer, il n’y a pas trace do spinules. Les écailles de la ligne latérale ne sont pas moins singulières 3 : leur forme est irrégulièrement polygonale, la paroi extérieure du canal reste sans doute membraneuse; en tout cas, sur une écaille isolée aussi soigneusement que possible on n’en voit pas la trace; comme pour les organes précédents, le bord antérieur présente un nombre de festons marginaux très-variable (quatre a douze, d apres les ecadles examinées), les champs latéraux sont couverts de croies concentriques; mais sur le champ postérieur, d’apparence membraneuse, ces dernières s’atténuent et disparaissent, une fente entame souvent le bord en ce point et se prolonge jusqu’à la perforation interne, celle-ci d’autant plus visible qu’elle n est point cachée par la paroi du canal. Mais si l’on examine une écaille avec les parties qui 1 accompagnent normalement, on voit dans le tégument superficiel une multitude de petites écailles de formes variées 4 , la plupart arrondies ou ovalaires, cycloïdes, sans sillons centripètes, ou n’en présentant que les rudiments; ces squammules, se recouvrant les unes les autres d’une manière irrégulière, remplacent évidemment la paroi externe du canal. J’ai signalé plus haut pour les Serrans une disposition tout à fait de même ordre 5 .
Il n y a point de pseudobranchie; la vessie natatoire se compose d’une partie moyenne globuleuse en avant, autant qu’on en peut juger, s’atténuant en arrière en un cône étroit, prolongé presque jusqu'au niveau de l’anus; de chaque côté existe un autre prolongement, ce qui en porte le nombre à trois; ces derniers sont également coniques, plus longs et beaucoup plus grêles que le médian; l’état de l’individu ne permet pas de reconnaître s’il existait des prolongements antérieurs.
1 P). VIII, fig. 1 b. — 2 PI. VÜI, fig. , a et i 4. — 3 PI. VIII, 1%. 1 d. — 5 Voir page 54. — 1 PI. VIII, fig. î c.
Longueur totale ■,
Hauteur
Epaisseur
Longueur de la tête
Longueur de la nageoire caudale
Longueur du museau
Diamètre de l’œil
Espace interorbitaire ^ .
N° A 979 du Catalogue de la collection du Muséum.
a53 mm
Suivant la remarque de M. Bocourt, cet animal n’est pas sans offrir de grands rapports avec les Lonchurus 1 . Mais comme ce zoologiste a pu, grâce à l’obligeance de M. Peters, examiner le type vu par Bloch et conserve' au Musée de Berlin, il lui a été lacile de constater que les écailles, soit du corps 1 2 , soit de la ligne latérale 3 , ont une composition toute différente, puisqu’elles sont nettement cténoïdes. On peut ajouter que les petits barbillons latéraux manquent et que le barbillon médian est simplement bifide ou double 4 ; l’état dans lequel se trouve l’exemplaire de Berlin ne permet plus de bien distinguer ces derniers caractères, mais les figures et la description données par Bloch ne laissent heureusement aucun doute à cet égard. La vessie natatoire n offrirait aussi que trois prolongements au lieu de cinq indiqués par M. Günther pour le Lonchurus depressus, Bl. Schn., espèce d’ailleurs douteuse comme réellement distincte du Lonchurus lanceolatus , Bl.; toutefois, cet organe étant à sa partie antérieure, comme je l’ai déjà dit, dans un état médiocre de conservation sur notre exemplaire, il est difficile de décider cette question.
Le Paralonchurus Pelersü , Boc., a été trouvé à la Union (Bépublique du Salvador), sur la côte occidentale de 1 Amérique; les Lonchurus viennent delà côte atlantique.
Genre POLYCIRRHUS.
Bocourt, i 86 f), Nouvelles Archives du Muséum, t. V; Bulletin, p. a3.
Paralonchurus, Bleeker, 1 876 ; Systema Percarum revisum, pars 11, p. 37 .
Sciénoïdes à dorsale fortement échancrée; sept rayons branchiostéges; mâchoire inférieure non proéminente, une série de barbillons sur le bord inférieur de ses branches et, à la symphyse, un barbillon multifide; épines anales médiocrement
1 Cette manière d’écrire le nom (de Nby/rj , - fer de
lance») est celle cpii a été adoptée sur la planche dans le
grand ouvrage de Bloch, tandis que le texte porte Lonckiu-
rus, orthographe moins régulièrement formée, qui n’a pas
été admise, même dans l’édition posthume due à Schneider. 3 PI. VIII, iig. 2 a et 9 b.
3 PI. VIII, lig. 2 c.
4 PI. VIII, fig. 2.
ZOOLOGIE
fleveloppees. Ligne latérale continue. Écailles cténoïdes, polystiques, celles de la ligne latérale avec un canal divisé dans l’aire spinigère.
Il est inutile d’insister ici de nouveau sur la distinction à établir entre ce genre et le precedent, cette question ayant ete traitée plus haut; j’ajouterai seulement que les Polycirrhm, par leur corps plus élevé, la brièveté de leurs pectorales et la torme arrondie de la nageoire caudale, ont plus l’aspect des vrais Sciénoïdes que les Lonchurus et les Paralonchurus.
POLYCIRRHUS DUMERILII.
(PI. VIII, fig. 3, 3 a, 3 b 3c, 3 cl et 3 e.)
Polycirrhm Dumerilii, Bocourt, 1869; Nouvelles Archives du Muséum , t. V; Bulletin , p. 23 .
Écailles : 7 / 52 / 17 .
Le coips do ce Poisson est eleve, la hauteur égalant environ le quart de la longueur totale, tandis que 1 épaisseur en atteint a peine le neuvième. Longueur de la tête à peu près égale à la hauteur du corps; museau mousse visiblement avancé au delà de la bouche, n’ayant guère moins des trois onzièmes de la longueur de la tête; à son extrémité, il est percé de plusieurs pores, dont le plus distinct est placé sur la ligne médiane; de chaque coté s’en trouvent deux autres, l’externe répondant à une incisure verticale de la lèvre, qui toutefois n’entame pas celle-ci dans toute son épaisseur; l’intermédiaire est le moins visible; il en existe encore plusieurs, mais irrégulièrement disposés, au moins sur cet exemplaire : ainsi on en distingue un à gauche au-dessus du pore externe, il ne paraît pas y en avoir à droite. Comme chez le Paralonchurus , deux profonds enfoncements existent dans le repli gingivo-labial, en face des incisures. Bouche médiocre, le maxillaire dépasse à peine le centre de l’œil; dents fines, en cardes, mobiles et pouvant se coucher d’avant en arrière. Narines rapprochées de l’œil, l’antérieure étant à peu près à mi-distance entre l’extrémité du museau et le bord antérieur de celui-ci, la postérieure plus grande que l’autre à peu près du double. Œil médiocre, son diamètre étant environ égal au cinquième delà longueur de la tète; espace interorbitaire ayant un peu moins du tiers de cette même dimension. Un barbillon symphysaire à huit prolongements, pouvant (d’après les observations faites sur le frais par M. Bocourt) soit s’étaler en rayonnant 1 , soit se réunir en faisceau 2 ; le long du bord interne de la mandibule inferieure, sept ou huit petits barbillons grêles; quant aux pores géniens, on
PI. VIIJ, fig. 3d. — 2 PI. VIII, %. 3 e.
en distingue deux paires, moins visibles toutefois que chez le Paralonchurus , l’antérieure à la base du barbillon symphysaire, l’autre placée plus en arrière. Operculaire avec une pointe obtuse, presque arrondi; préopercule à bord mousse, la peau qui le recouvre formant de petites dentelures en scie.
La ligne latérale , placée à son origine vers le tiers supérieur du corps, suit la courbe du dos, elle est située au milieu de la hauteur sur le pédoncule caudal. L’anus se trouve sensiblement en arrière du milieu de la longueur totale et à une certaine distance en avant de l’anale. L’une des écailles du corps mesure 6 mœ ,â de haut sur 5 millimètres de long.
La nageoire dorsale, très-développée, occupe la plus grande partie de la longueur du dos; en réalité, elle est unique; cependant la différence de force et de hauteur entre la ix e épine et la suivante, l’abaissement de la membrane en ce point, peuvent permettre zoologiquement de la considérer comme double; la dorsale épineuse est environ moitié moins longue que la molle, et d’un quart plus haute à la troisième épine, la plus élevée et mesurant 29 millimètres; partie basilaire de la dorsale molle couverte de petites écailles. L’anale est courte, à peine égale au quart de la longueur de la dorsale molle, mais à peu près de même hauteur. Caudale à bord postérieur convexe, n’ayant guère que le septième de la longueur totale. Pectorales courtes, arrondies; ventrales à premier rayon prolongé en (dament.
D après 1 étude laite sur le frais par M. Bocourt, les parties supérieures du corps sont teintées de brun violacé, les flancs et le ventre argentés. Nageoire dorsale brune, semée do points de même couleur; pectorales jaunâtres; ventrales, anale et caudale également jaunâtres, mais, comme la dorsale, semées de points bruns. On voit de chaque côté du corps sept bandes verticales brunes, la première en avant de la dorsale, épineuse et ne dépassant pas en bas la naissance de la pectorale, ies deux suivantes répondant à la première dorsale, les autres à la dorsale molle, la seconde, la troisième et la quatrième descendent jusqu’aux parties inférieures du ventre, les trois dernières s’arrêtent vers la ligne latérale.
Les écailles sont sur le type habituellement connu chez les Sciénoïdes. Celles du corps que j’ai étudiées, prises sur les flancs, soit au-dessous 1 , soit au-dessus de la ligne latérale' 2 , à foyer placé contre l’aire spinigère, lorsqu’il n’est pas érodé, ont au bord antérieur de neuf à dix-huit lohes marginaux; le bord postérieur, dans la plus grande écaille examinée, porte quatre-vingts spinules; on en compte au milieu de neuf à onze sur une rangée centripète. Les écailles de la ligne latérale 3 , de forme plus arrondie, ont un canal qui, au niveau de la perforation interne, donne naissance à deux branches, limitant l’aire spinigère, et desquelles se détachent d’autres tubes simples ou ramifiés; le bord antérieur présente tantôt de nombreux lobes marginaux à peu près
PI. VIII, (Ig. 3 b. — 1 PI. VIII, %. 3 a. — 3 PI. VIII, fig. 3 e.
ZOOLOGIE
de même dimension, au nombre de dix-huit à vingt, tantôt un grand lobe répondant au canal et occupant près de la moitié du bord, ayant de chaque côté trois à cinq sillons centripètes limitant de petits lobes.
Il n’y a point de pseudobranchie. La vessie natatoire , d’après ce qu’on peut reconnaître , est analogue dans sa disposition à celle des Paralonchurus et des Lonchurm; une portion médiane conique étendue sur toute la longueur de la cavité abdominale donne naissance, à sa partie antérieure et de chaque côté, à deux longs tubes presque cylindriques, qui l’accompagnent en arrière et paraissent la dépasser; en avant naissent deux autres prolongements plus grêles et n’ayant guère plus de 2 ou 3 centimètres, il est difficile, vu l’état de conservation du sujet, dont les viscères ont été enlevés, de savoir au juste quels étaient les rapports de ces derniers; il est probable qu’il existait d’autres prolongements analogues plus antérieurs.
Longueur totale aaS”"’
Longueur de la tète 5 1
Longueur de la nageoire caudale 3 1
Longueur du museau 1 4
Diamètre de l’œil 11
Espace interorbitaire 16
N° A 1001 du Catalogue de la collection du Muséum.
Cette intéressante espèce n’est représentée que par un exemplaire venant de la Union (République du Salvador).
Genre MICROPOGON, Cuv. et Val.
Cuvier et Valenciennes, i83o, Histoire naturelle des Poissons, t. V, p. 21 3.
Sciénoïdes à deux dorsales, réunies seulement à la base; sept rayons branchiostéges; mâchoire inférieure non proéminente, quelques barbillons rudimentaires au bord interne des branches de la mâchoire inférieure; épines anales faibles. Ligne latérale continue. Écailles cténoïdes polystiques, celles de la ligne latérale à canal divisé dans l’aire spinigère.
On ne connaît jusqu’ici que peu d’espèces de ce genre, trois environ, en admettant que le Micropogon trijilis, Mull. et Trosch, soit bien distinct du Micropogon undidatus , Linné. Ces deux Poissons ont été rencontrés sur le versant atlan-
tique; plus récemment, M. Günther a décrit une nouvelle espèce du Pacifique, le Micropogon altipinms sur laquelle il a fait cette remarque importante, que les barbillons paraissent se développer avec Page et manquent plus ou moins complètement chez les jeunes individus. S’il en était ainsi, les distinctions, même
dées comme douteuses; c’est un point cpii mérite de fixer l’attention des ichthyologistes.
Ces Poissons se rencontrent aussi bien dans la mer que dans les eaux douces.
Micropogon undulatus.
Perça undulata, Linné, 1766; Systema Nalurœ , p. 483 .
Micropogon undulatus, GünLher, 1860; Cal. Brit. Mus. Fishes, t. II, p. 271.
Écailles : 10/60/19.
L’exemplaire rapporté par la Commission scientifique du Mexique vient à l’appui de 1 opinion enuse par M. Günther, qui réunit en une seule espèce les Micropogon undulatus et M. Uneatus, distingués par Cuvier et Valenciennes ; en effet, d’une part, il offre la coloration et, en particulier, les lignes obliques dorsales du premier; d’un autre côté, les proportions sont plutôt celles du second, la hauteur n étant pas comprise plus de quatre lois dans la longueur totale; les lèvres sont remarquablement papilleuses, surtout la supérieure.
Ecailles Ires-franchement cténoïdes, polvstiques, celles des flancs à foyer placé contre le bord de 1 aire spinigère; on compte sur une d’elles treize festons marginaux, et le bord libre porte soixante-quatorze spinules; sur une rangée centripète médiane il y en a quatorze, dont les six externes seules bien nettes. Une écaille de la ligne latérale a son canal bifurque au niveau du bord antérieur de la perforation interne, chacune des branches suit la limite antérieure de faire spinigère et émet dans celle-ci des rameaux en nombre variable, irrégulièrement dichotomisés et meme s’anastomosant entre eux; un grand lobe marginal, médian, répond on avant au canal; il est accompagné, en dessus et en dessous, de lobes plus petits, deux d’un côté, six de l’autre.
Longueur totale 355 mm
Hauteur g 0
Epaisseur £g
1 Günther, Trans. Zool. Soc. London, t. VI, p. /1 25 , 1869.