‹ Études sur les poissons (volume 3)Chapitre 25 sur 39 · Diabasis elegans · texte numérisé non relu

Diabasis elegans

(PI. VII, fig. i, a , a a, a b et 2 c.)

Hœmulon elegans, Cuvier et Valenciennes, i 83 o; Hist. nat. des Poiss. t. V, p. 227.

Écailles ; 8/55/19.

Cette espèce est-elle réellement distincte du Diabasis formosus, Linné? C’est ce qui peut sembler douteux, surtout quand on examine les spécimens recueillis et dessinés par M. Bocourt. Suivant Cuvier et Valenciennes, ces animaux ne diffèrent absolument que par la coloration. M. Günther 1 ajoute quelques détails pour les proportions : dans le Diabasis formosus, Linné, le diamètre de l’œil fait les deux neuvièmes de la longueur de la tête et les Dois cinquièmes de la longueur du museau; les rapports de ces mêmes dimensions pour le Diabasis elegans, C. V., seraient deux septièmes et deux tiers. Ces différences, on le voit, sont légères.

Les deux spécimens figurés ici, et qui bien évidemment appartiennent à la même espèce, offrent des différences presque de même ordre, si l’on y regarde d’un peu près. Ainsi, sur l'un le diamètre de l’œil est égal aux deux neuvièmes de la longueur de la tête, sur l’autre il est un peu supérieur au quart; sur le premier ce diamètre, comparé à la longueur du museau, est un peu plus grand que la moitié; sur l’autre il est presque égal aux deux tiers; j’ajouterai que le premier m’a offert pour formule des écailles 11/52/17, ce qui s’éloigne un peu, pour la ligne transversale surtout, des chiffres donnés plus haut; toutefois il faut remarquer que la somme des écailles, supérieures et inférieures, est sensiblement la même sur l’un et l’autre individu.

Quant à la coloration, dont les croquis de M. Bocourt donnent une idée parfaite, on voit que sur l’un 2 les teintes, d’une manière générale, sont plus vives, la couleur jaune doré du fond s’étendant au ventre et aux nageoires, surtout pour le bord libre de la caudale, l’anale et les ventrales; sur l’autre 3 les lignes bleues manquent à l’abdomen, ce qui semblerait conduire au Diabasis formosus, Linné, où elles n’existent plus que sur la tête.

1 Günther, Cat. Brit. Mus. Fislies, 1860, 1. 1 , p. 3 o 5 et 3 oG. — 2 PI. VII, fig. 1. — 3 PI. VII, fig. 1 .

ZOOLOGIE

Les écailles des flancs 1 sont analogues à celles que l’on connaît chez les Sciénoïdes vrais, plus ou moins régulièrement quadrilatères, avec des lobes marginaux au nombre de huit ou neuf sur le bord antérieur; les spinules au bord libre sont nombreuses, j’en compte plus d’une centaine sur une écaille de grande taille mesurant 8 mm ,8 de haut sur 7 millimètres de long. Les écailles de la ligne latérale sont plus intéressantes 2 ; le canal, à lame bien distincte, arrivé à l’angle antérieur de Faire spinigère, se continue, au delà de la perforation interne, en deux branches simples non ramifiées, qui atteignent le bord libre en divisant la rangée postérieure des spinules en trois parties; les sillons centripètes, qui limitent les lobes marginaux, plus ou moins indistincts en se rapprochant du foyer, font qu’en face du canal paraît exister dans certains cas un lobe plus développé; les spinules sont toujours parfaitement nettes.

Longueur totale 2 /ii mm

Hauteur 80

Épaisseur 29

Longueur de la tête 7 1

Longueur de la nageoire caudale 45

Longueur du museau 3 1

Diamètre de l’œil 16

Espace interorbitaire » 1 1,

N° 9835 du Catalogue de la collection du Muséum 3 .

Ces Poissons ont été pris à la Jamaïque, au mois de février 1 8 6 5 .

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