DlABASIS LATERALIS, n. sp
Ecailles : g/55/i6.
Par son aspect général, ce Poisson se rapproche des Diabasis Jormosm, Linné, et l). elegans, C. V.; il est en effet comprimé, la plus grande hauteur faisant très-près du tiers de la longueur totale, tandis que l’épaisseur n’en atteint guère que le huitième.
La tête, à chanfrein élevé, est égale à la plus grande hauteur, le museau en occupe les trois septièmes, l’œil le quart seulement, la perpendiculaire abaissée du centre de ce dernier tombe fort près de l’extrémité du maxillaire.
Quant à la coloration, autant qu’on en peut juger, le corps est orné d’une série de lignes longitudinales sombres (uniformément teintées sur l’individu conservé dans la liqueur), l’une, partant de dessus l’œil, passe à l’angle supérieur de la fente branchiale et suit exactement le trajet de la ligne latérale jusqu’au pédoncule caudal; une
1 PI. VII, fig. 2 b. — 1 PI. VII, fig. 2 c. — 3 L’exemplaire figuré pl. VII, fig. 1 , porte le n° g836 du Catalogue de In collection du Muséum.
seconde, placée plus bas, part du bord postérieur de l’orbite et traverse la région operculaire pour aller en ligne droite rejoindre ia précédente en arrière, partageant en quelque sorte le corps en deux parties égales, l’une supérieure, l’autre inférieure; entre ces deux lignes on voit des traces de lignes courtes, obliques de bas en haut et d’avant en arrière; enfin deux dernières lignes moins distinctes, partant de la région suroculaire et dirigées parallèlement à la courbure dorsale, existent entre celle-ci et la ligne latérale, divisant cet espace en trois parties à très-peu près égales. Sur la tête on ne peut reconnaître de lignes bien distinctes.
Les écailles, sauf quelques détails peu importants, sont trop semblables cà celles de l’espèce précédente pour que je croie utile d’y revenir ici.
Longueur totale 3/18”””
Hauteur 77
Epaisseur 3 a
Longueur de la tête 76
Longueur de la nageoire caudale 53
Longueur du museau 32
Diamètre de l’œil 18
Esp ace interorbitaire 1 q
N“ A i 8 1 7 du Catalogue de la collection du Muséum.
Cette espèce est-elle réellement distincte de la précédente? C’est ce qu’il est assez difficile de décider, par la raison surtout que je n’ai pu examiner qu’un exemplaire. Cependant les différences, légères il est vrai, qu’on constate dans la formule des nageoires et dans l’aspect général, soit pour les proportions, soit pour le système de coloration, m’engagent à l’en séparer. J’ajouterai que, dans ses notes de voyage, M. Bocourt lavait regardée comme un type particulier.
Le Diabasis lateralis a été pris à la Jamaïque avec les précédents.