‹ Études sur les poissons (volume 3)Chapitre 28 sur 39 · Diabasis microphthalmus · texte numérisé non relu

Diabasis microphthalmus

Hœmulon microphthalmum . Günther, 1859; Cat. Brit. Mus. Fishes, t. I, p. 3 06.

Ecailles: 10/52/17.

Je n'ai eu à ma disposition qu’un exemplaire en peau; bien qu’il fût en étal de parfaite conservation , il peut y avoir quelque doute sur la détermination spécifique. Il est certain cependant que c’est une espèce proportionnellement fort allongée, la hauteur n’étant pas beaucoup supérieure au quart de la longueur totale; d’un autre côté, le maxillaire atteint à peine le niveau de la verticale abaissée au devant de l’œil; ce dernier enfin est petit, faisant environ le sixième de la longueur de la tête, et il est contenu au moins deux fois dans la longueur du museau.

Ces caractères ne se rencontrent réunis, pour les espèces jusqu’ici décrites, que chez les Diabasis microphthalmus, Günth., D. albus, C. V., D. macrostoma, Günth., D. canna, C. V.; mais les deux derniers présentent des lignes sombres, dont il n’y a pas trace sur l’exemplaire que j’ai entre les mains, et comme le Diabasis allms, C. Y., tout en étant assez allongé, l’est moins que le Diabasis microphthalmus, Günther, je crois devoir plutôt rapprocher cet individu de ce dernier; ces deux espèces, autant qu’on en peut juger, sont d’ailleurs très-voisines l’une de l’autre.

Longueur totale 5 io m “

Hauteur i 3 o

Epaisseur ?

Longueur de la tête i 34

Longueur de la nageoire caudale 1 1 4

Longueur du museau 62”“

Diamètre de l’œil 2 h

Espace interorbitaire 36

N° A 681 h du Catalogue de la collection du Muséum,

Cet individu a été recueilli par M. Bocourt à la Jamaïque.

Genre CONODON, Cuv. et Val.

Cuvier et Valenciennes, i83o; Histoire naturelle des Poissons, t. V, p. i56.

Sciénoïdes à deux dorsales subdistinctes ou plutôt à dorsale unique profondément échancrée; sept rayons branchiostéges; mâchoire inférieure dépassant à peine la supérieure, à symphyse privée de barbillons; dents de la rangée externe robustes, coniques, surbaissées; épines anales fortes, surtout la seconde. Ligne latérale continue. Écailles cténoïdes polystiques, celles de la ligne latérale à canal indistinct dans une aire spinigère paucispinulée et en partie membraneuse.

On conserve ce genre à titre historique; comme M. Günther l’a fait remarquer, il 11e peut réellement être distingué du genre Pristipoma; il en sera question plus loin à propos du Pristipoma cavifrons, C. V. M. Troschel aurait même émis l’opinion que l’espèce la plus connue du genre, le Conodon Plumieri, Bl. , est identique au Pristipoma Coro, Bl. l , et M. Steindacbner 2 n’hésite pas à faire entrer dans le genre Pristipoma le Conodon Pacifici, Günth. ; le savant ichthyologiste de Vienne décrit aussi, sous le nom de Pristipoma Furthii, Steind., un Poisson que la grosseur de ses dents antérieures permet également de rapprocher du Conodon Plumieri, Bl.

2 Steindachner, Ichthyol. Beitriige, V, 1876 (p. 3 du tirage à part).

' Mülier(J.-W.), Reisen in denVereinigten Staalen, etc. p. 91 , 1 864-i 865 (d’après le Zoolog, Record, p. 182 ).

ZOOLOGIE

CONODON PLUMIERI, Bloch.

Scicma Plumieri, Bloch, 1797; Iehthyol. IX e part. p. 5 7, pi. CCCVI.

Conodon antillanus, Cuvier et Valenciennes, i83o; Hist. nat. des Poiss. t. V, p. 1 56 . C. Plumieri, Günther, 1809 ; Cat. Brit. Mus. Fislies, t. I, p. 3o4.

D. XII, i3; A. III, 7 .

Ecailles : 6/0 2/1 4.

11 me paraît probable, suivant l’opinion adoptée par M. Günther, qu’il faut regarder le Sciœna Plumieri de Bloch comme identique au Conodon antillanus de Cuvier et Valenciennes. Les exemplaires, au nombre de deux, faisant partie de la collection rassemblée au Mexique, confirment d’autant mieux cette manière de voir, que, malgré i altération causée par la liqueur conservatrice, 011 reconnaît encore sur l’un d’eux la trace des bandes longitudinales jaunes indiquées sur le dessin du P. Plumier. Seulement ce dernier aurait imparfaitement rendu la disposition des nageoires, surtout en ce qui concerne la dorsale, divisée nettement en deux sur son dessin, tandis qu'une membrane continue réunit tous les rayons chez le Conodon antillanus, G. V. Le douzième rayon est en réalité un peu plus long que le précédent et la membrane d’union s’abaisse notablement entre eux deux, cependant il est incontestable, au point de vue anatomique, que l’épiptère est continue.

Une écaille des Bancs proportionnellement grande, en quadrilatère, mesurant 6 mrn , 7 de haut sur 5 mœ ,5 de large, offre au bord postérieur dix ou onze lobes; les spinules, au bord libre, sont au nombre de cinquante-trois, sur cinq ou six suivant une rangée longitudinale prise au centre; l’écaille examinée offrait un foyer large, érodé. Une écaille de la ligne latérale est plutôt de forme triangulaire, à côtés fortement convexes, devenant subcirculaire; le canal, simple jusqu’au niveau de la perforation interne, se bifurque au delà; les tubes ainsi formés sont peu nets et paraissent être en partie membraneux; les lobes marginaux manquent; on ne distingue, en effet, qu’un sillon centripète rapproché du bord inférieur; Faire spinigère porte des spinules peu distinctes au nombre de treize ou quatorze au bord libre.

Longueur totale

Hauteur

Epaisseur

Longueur de la tête

Longueur de la nageoire caudale

Longueur du museau

Diamètre de l’œil

Espace interorbitaire ,

i\° A 3447 du Catalogue de la collection du Muséum.

Deux espèces seulement seraient jusqu’ici décrites comme appartenant au genre Conodon : le Conodon Plumieri, Bl. , et le Conodon Pacifia, Günth. 1 ; les proportions du corps sont tellement dissemblables qu’il est inutile d’insister sur les caractères différentiels. Ce dernier est beaucoup plus haut relativement à sa longueur, le rapport de ces deux dimensions étant environ comme deux tiers; le Pristipoma (Conodon) Furlhii , Steind., s’en rapproche sous ce rapport 2 .

Celte espèce est représentée dans les collections de la Commission par deux exemplaires, l’un pris pour type, recueilli à la Jamaïque par M. Bocourt, l’autre acquis de M. Boucard comme venant du golfe du Mexique.

Genre PRISTIPOMA, Cuv.

Cuvier, 1829; Règne animal, t. H, p. 176.

Sciénoïdes à dorsale unique; sept rayons brancliios loges; mâchoires égales, à lèvres d’ordinaire médiocrement épaisses et peu papilleuses; pas de barbillons, mais une petite fossette ovale et deux pores sous la symphyse. Ligne latérale continue, portions molles de la dorsale et de l’anale peu ou point squammeuses. Ecailles cténoïdes , celles de la ligne latérale à canal bifurqué dans l’aire spinigère, qui se trouve ainsi divisée en trois parties.

Le genre Pristipome est, parmi les Sciénoïdes, l’un des plus nombreux en espèces, car il n’en comprend pas moins d’une soixantaine, en y réunissant les quelques Poissons du genre Conodon cités précédemment. Ces animaux habitent surtout les mers intertropicales; cependant quelques espèces remontent ou descendent plus loin, puisqu’on en connaît des côtes d’Algérie, d’une part, et, d’un autre côté, de Valparaiso.

Sur les côtes orientales d’Amérique, on en signale un certain nombre : Pristipoma surinamense, BL, P. coro, BL, P. serrula, C. V., P. crocro, C. V., P. Catharinœ, C. V., P. lineatum, C. Y., P. fasciatum, C. V., P. viridense, C. V., P. bicolor, Cast. (= P. brasiliense, Steind.). On en connaît encore davantage du Pacifique : Pristipoma Conceptionis , C. V., P. cantharinum, Jenyns, P. notatum,

1 Günlher, Tram. Zool. Soc. of London, t. VI, p. 117, rage à part), pl. 1 . On verra plus loin, lorsqu’il sera ques-

pl. LXIV, (ig. 3 ,i 868-1 869. lion du Pristipoma cavifrons, C .V. , que ces deux espèces de

2 Steindacliner, Ichthyol. Beilràge, V, 1876 (p. 4 du li- Conodon peuvent même être regardées comme douteuses.

ZOOLOGIE PU MEXIQUE. IV e PARTIE. S 4

ZOOLOGIE

Peters, P. humile, Kn. et Steind., P. Knerii, Steind., P. nitidum, Steind., P. axillare, Steind., P. brevipinne, Steind., P. Davidson, ii, Steind., P. panamense, Steind., P. Furthii, Steind., P.Dovii, Güiith. , P. chalceum, Günth. , P. macracanthum, Günth. , P. Andrei, Sauv. Enfin on en trouve quelques-unes, et le nombre s’en accroîtra sans doute, qui habitent sur les deux rives : Pristipoma virginicum, Linné, P. cavifrons, C. Y., P. melanopterum, C. V., P. Boucardi, Steind., P. leuciscus, Günth.

Six espèces font partie des collections appartenant à la Commission scientifique du Mexique : Pristipoma cavifrons, C. Y., P. Dovii, Günth., P. melanopterum, G. V., P. leuciscus, Günth., P. macracanthum , Günth., P. Boucardi, Steind.

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