‹ Études sur les poissons (volume 3)Chapitre 31 sur 39 · Pristipoma melanopterum · texte numérisé non relu

Pristipoma melanopterum

Pristipoma melanopterum , Cuvier et Valenciennes, 1 8 3 0 ; Hist. nat. des Poiss. t. V, p. 2 78.

P. melanopterum, Günther, 1869; Trans. Zool. Soc. of London, t. VI, p. hib (excl. synon. : P. bilineatum C. V.).

Ecailles : 8/5 0/1 6.

Ce Pristipome, remarquable par la hauteur de son corps, égale pour le moins aux quatre onzièmes de la longueur totale, est trop connu pour qu il soit necessaire

1 Ainsi les Pristipoma argenteum , Forsk., P. Bennettn, Lowe, P. japonicum , G.V.

1 /1 3 mm /i5

d’en donner ici la description. Cependant je ferai remarquer que dans les exemplaires examinés le maxillaire dépasse visiblement le niveau de la verticale abaissee au devant de l’œil; en outre, la plus longue e'pine de la dorsale est la quatrième et non la troisième.

La couleur du plus grand des individus correspond bien à celle qui est indiquée par Cuvier et Valenciennes; le plus petit, qui mesure 120 millimètres, offre deux bandes longitudinales comme le Pristipoma bilineatum, C. V.

Les écailles sont construites sur le type habituel ; une écaille des flancs, laquelle mesure 6 millimétrés dans les deux dimensions, a huit festons marginaux avec cinquante-sept spinules au bord libre. A la ligne latérale, le canal, simplement bifurqué dans une aire spinigère étroite, circonscrit un îlot central chargé de spinules et laisse deux parties externes également armées, peu élargies.

Longueur totale

Hauteur

Epaisseur

Longueur de la tête

Longueur de la nageoire caudale

Longueur du museau

Diamètre de l’œil

N° A 483o du Catalogue de la collection du Muséum.

Cette espèce présente des caractères trop nets pour quelle puisse être confondue avec aucune autre; elle offre toutefois, pour la synonymie, certaines difficultés sur lesquelles M. Güntber a insisté. Le savant directeur du Musée Britannique fait remarquer que le Pristipoma melanopterum , G. V., devrait, suivant toutes probabilités, etre considéré comme l’adulte du Pristipoma bilineatum, C. V., puisqu it a observé sur Jes petits individus les bandes caractéristiques de ce dernier. La comparaison avec le type décrit et figuré par Cuvier et Valenciennes, lequel est dans un état de conservation 11e laissant rien à désirer, 11e paraît pas justifier entièrement cette manière de voir. En premier lieu, les formules données pour les nageoires sont parfaitement exactes et celle de la dorsale en particulier est bien xn, 1 5 ; je trouve pour les écailles 8/ A 6/1 h ; enfin le chanfrein est moins convexe que chez le Pristipoma melanoplerum , C. V. Jusqu’à plus ample informé, il serait donc préférable de conserver les deux espèces; il est vrai que le Pristipoma bilineatum, C. V., n’est connu que par un seul exemplaire.

Les Pristipoma mclanopterum, C. V., appartenant à la collection de la Commission scientifique, ont, été acquis de M. Boucard et viennent du golfe du Mexique. M. Güntber signale l’espèce comme ayant été rapportée également du Pacifique.

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ZOOLOGIE

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