‹ Études sur les poissons (volume 4)Chapitre 13 sur 34 · Serranus magulatus · texte numérisé non relu

Serranus magulatus

Pira pixanga, Margraff, i6i8; Hist. mt. BrasiUce,^. i 52 (espèce reproduite par Jolmstou, 1657, l^episcihus, p. 12G, pi. XXXIt, fig. 12, et par Willughby, 1686, IJistoria piscntm, p. 821, pl. X, 7, fig. 1). Cabrilh, Parra, 1787; üescripcion de IJist. nat. etc. p. 98, pl. XXXVI, fig. 1.

Holocmtrus punctatus , Bloch, 1797; hhtliyoL VIP |)art. p. 69, pl. CCXLI.

Perça maculata, Bloch, 1797; Ichtliyol. IX” part. p. 81, pl. CCCXIII.

HolocerUrus punctatus , Bloch-Schneider, 1801; Sysl. Ichthyol. p, 3 i 5 .

Luljantis Immlatus (species dubia b), Blocli-Schneider, 1801; Syst. Ichthyol. p. 829.

(Àchla guttala, var. maculata, Bloch-Schiieidor, 1 801 ; Syst. Ichthyol, p. 889.

Sparus Atlanticus, Lacépède, 1802 (an x); Hist. nat. des Poiss. t. tV, p. 82 et i 58 , pl. V, lig. 1.

Serranus catus, Cuvier et Valenciennes, 1828; Hist. nat. des Poiss. t. II, p. 878.

? S. nrara. Cuvier et Valenciennes, 1828; Hist. nat. des Poiss. t. 11 , p. 877.

S. lumdatus, Cuvier et Valenciennes, 1828; Ilist. nat. des Poiss. l. Il, p. 879.

S. pixanga, Cuvier et Valenciennes, 1828; Hist. nat. des Poiss. t. Il, p. 888.

? S. arara, Desmarest, 1880; Dicl. class. Index, p. 126, pl. XCI.

S. catus, Guichenol, i 853 . Ramon de la Sagra, Hist. de l’île de Cuba, Poissons, p. i 3 .

,S'. hmulatus, Guichenot, i 853 . Ramon de la Sagra, Hist. de l'île de Cuba, Pomons, p. i 5 .

? S. bonaci, Poey, 1808; Mem. Hist. nat. de la isla de Cuba, t. II, p. 129.

S. lunulalus, Poey, i 858 ; Mon. Hist. nat. de la isla de Cuba, t. Il, p. 887 et /iiS.

S. maculaius, Günlher, 1869; Cat. Briî. Mus. Fishes, l. 1 , p. i 3 o.

S. lunuîatus, Steindachner, 1866; Zool. Bot. Gesells. Wien, t. XVI, p. 778, pl. XIV, fig. i.

Epmephelus lumdatus, Poey, 1868; Bep. Fis. nat. de la isla de Cuba, t. II, p. 286.

D. XI, 16; A. m, 8.

Écailles : 21/88/51.

ZOOLOGIE

Longueur quadruple de la plus grande hauteur qui est elle-même double de l’ëpaisseur. Tête occupant environ le tiers de la longueur, museau court, maxillaire prolonge' jusqu’au niveau à j)eu près du bord orbitaire postérieur. Dents canines supérieures les plus fortes, on en trouve deux paires sur l’échantillon observé, les autres dents un peu plus développées qu’elles ne le sont habituellement chez les Serrans; les médianes postérieures, en haut comme en bas, mobiles. Narines rapprochées, la première à la réunion des deux tiers antérieurs du museau au tiers postérieur, la seconde, la plus développée, à mi-distance entre la précédente et le bord de l’orbite. OEil grand, tangent au chanfrein, son diamètre fait les deux neuvièmes de la longueur de la tête, l’espace interorbitaire n’a pas moitié de cette dimension. Préopercule rectangulaire, bord postérieur légèrement écbancré un peu au-dessus de l’angle, denticulé, les cinq ou six dcnticules inférieures un peu plus fortes, bord inférieur lisse. Operculaire à pointe médiane la plus saillante, aplatie, un peu moins éloignée de la supérieure que de l’inférieure. Sous-opercule et interopercule lisses. Toute la région malaire, le museau, sauf les maxillaires, couverts d’écailles.

Ligne latérale peu visible, offrant une courbure, qui la rapproche un peu du dos vers la fin de son tiers antérieur. Anus très-peu au delà du milieu de la longueur totale.

Epines de la dorsale robustes, allongées, la troisième, la plus développée, mesurant presque moitié de la bauteur totale, la première n’ayant que le cinquième de cette même dimension, la onzième égale aux deux tiers de la plus haute épine; membrane couverte d’écailles dans sa partie inférieure; des lobes membraneux llottent à l’extrémité des épines, au moins des plus hautes; portion molle arrondie, ayant comme plus grande hauteur la dimension de la troisième épine. Anale également convexe, la seconde épine, la plus robuste, mesure le tiei’s de la plus grande hauteur; elle est égale à la troisième et plus du double de la première. Caudale tres-légèrement convexe, presque carrément coupée. Pectorales arrondies, atteignant à peu près l’anus; ventrales s’arrêtant avant ce point.

D’après des notes prises sur le frais, la couleur générale de ce poisson est jaunâtre avec les parties inférieures blancbcs; le corps est couvert de taches régulièrement disposées en quinconce, petites, arrondies, rouges, celles de la région ventrale d’une teinte plus vive; pectorales rouges, les autres nageoires brunes, bordées de sombre. Après le séjour dans l’alcool, la disposition des teintes est à peu près conservée; cependant, les nageoires impaires montrent au bord des portions molles un fin liséré blanc et les taches paraissent ocellées, ce qui n’est pas mentionné dans la description.

Ecailles des lianes en quadrilatère allongé, l’une d’elles mesurant fi de long sur a””, 5 de large; foyer reculé à l’origine du tiers postérieur, quatre lestons marginaux, sillons rayonnants prolongés jusqu’au foyer, aire spinigère triangulaire, vingt-six spinules au bord libre; une dizaine sur une rangée centripète à la partie médiane, la

spinale externe seule bien développée. Sur la ligne ventrale les écailles sont petites, cycloïdes, l’aire spinigère représentée simplement par des crêtes concentrir|ues interrompues, donnant naissance à une sorte de vermiculation irreguliere. Ecailles de la ligne latérale en triangle à base adhérente fortement convexe, longueur 3""", 6 , largeur i“"‘, y, canal simple à trois ouvertures, en avant de 1 anterieure un enorrae feston médian, deux plus petits au-dessus, quatre en dessous; il n existe pas trace de spinales.

Longueur totale

Hauteur

Epaisseur

Longueur de la tête

Longueur de la nageoire caudale

Longueur du museau

Diamètre de l’œil

Espace interorbitaire

N° 6208 du Catalogue général de la collection du Muséum.

ho 2 1 1 6

La disposition , la forme et la petitesse des lacbes, la coloration du bord des nageoires sont des caractères sulïisants pour distinguer cette espèce des autres Serrans du même groupe, c’est-à-dire se rapprochant plus ou moins du système de coloration du Serranus hexagonatus , Forst. II est peut-être plus dilïicile de ne pas le confondre avec quelques espèces du groupe précédent, par exemple le Serranus arara, Parra, assimilation admise par M. Poey et que, sur l’autorité de cet auteur, nous avons cru devoir au moins signaler; cependant, en s’en remettant aux exemplaires types du Muséum, qui ont servi aux descriptions de Cuvier et Valenciennes, on trouve peut-être un caractère différentiel suffisant dans la formule des écailles qui, pour un individu de cette dernière espèce envoyé de Cuba par Desmarest', donne i 6 /ioi/à 6 au lieu de 9 i/83/o 1 , cbillres donnés dans la description ci-dessus.

La synonymie du Serranus niaculatus , 131., est d’ailleurs assez dilïicile à établir et d règne sur ce point une certaine confusion résultant peut-être de ce que ce poisson, suivant l’âge ou la localité, présente des dilTérences de couleurs assez notables pour avoir trompé les observateurs. Sans avoir égard à la figure et à la description de MargrafP, trop imparfaites pour qu’on puisse être absolument certain de l’espèce qu’il a observée , il est incontestable que Parra a clairement fait connaître ce Serran qu’il nomme Cahrüla.

A la rigueur, le nom d' Holocenlrus punclatus mériterait la préférence puisqu’il a l antériorité sur celui de Perça maculala, sinon comme année, au moins comme volume, et

N” 885 (lu Catalogue général delà colleclion du Miiséiim.

ZOOLOGIE

que Bloch, à propos de celte espèce, renvoie dans la synonymie au Pira Pixanga de Margraff, mais Cuvier et Valenciennes, ainsi que M. Güntlier dans deux grands ouvrages classiques, ayant cité ou adopté la seconde dénomination, il est plus simple de la conserver, puisqu’elle est du même auteur, pour ne pas embrouiller la nomenclature par un nouveau changement.

Bloch, dans sa grande ichthyologie, a décrit en eti'et ce poisson sous deux noms différents, sous celui de Perça maculata , d’après un dessin du P. Plumier, dessin dont Lacépède de son côté faisait le Sparus atlanticus, et sous celui à' Holocentrus punctatos- d’après un dessin du prince Maurice, le même sans doute publié par Margraft. Dans l’édition posthume donnée par Schneider, ces deux espèces sont conservées; toutefois le Perça maculata devient le Cichla gultata, var. maculata, et la figure du Cabrilla de Parra est citée sous le nom de Luljanm lunulatus, species dubia b. On peut dire que c’est la première désignation scientilique donnée à l’espèce nettement distinguée par l’ichthyologiste espagnol, et c’est sans doute ce qui a engagé M. Poey à reprendre cette épithète dans ses derniers travaux, opinion qui est partagée par M. Steindachner, auquel nous devons une description et une ligure parfaites de cette espèce. Mais en admettant, ce qui paraît hors de doute, l’identité dos Perça maculata, Bl., et Holocenlrm punctatus, Bl., avec le Cabrilla de Parra, les premiers étant établis sur un dessin qui peut faire autorité, il est certain qu’un de ces noms doit être pris de préférence. Ajoutons que, dans l’ichthvologie de Bloch-Schneider, l’épithète n’est donnée que sous toute réserve, dans les espèces douteuses, et de plus qu’à la même page est décrit un autre Lutjnnus lunulatus, d’après Mungo Park', |Joisson qui certainement est bien un Lutjan tel que nous l’entendons aujourd’hui. Quant au nom de Serranus calus, donné par Cuvier et Valenciennes, il n’est pas admissible, ces auteurs renvoyant dans la synonymie à la planche et à la description de Bloch.

L’Atlas manuscrit tle Cuvier et Valenciennes renferme un certain nombre de dessins et de croquis coloriés se rapportant à cette espèce, la disposition générale des teintes paraît assez constante. Parmi les figures, empruntées à différents ouvrages et placées dans cet atlas, se trouve celle de la Persèque ponctuée de Bonnaterre^ qui présente en effet quelque ressemblance avec l’espèce décrite ici; cependant, les détails donnés dans le texte sur le nombre des épines dorsales, qui seraient de ix, et la ligne qui passe au-dessous des yeux porteraient plutôt à penser qu’il s’agit du Serranus tœiiiops, C. toutefois cette Perche ponctuée étant indiquée comme habitant à la fois l’Amérique et le Sénégal, il est assez difficile de savoir exactement de quelle espèce il est question.

' Mungo l'ark. Description of eiiflit nciv Fishcsj'rum Siiiiwlra (Triins. U un. Hoc. London, l. III, p. 25 ,pl. VI). Ce poisson est cite sous le nom de Mesoprion lunulatus par Cuvier et Valcnciennés, loc. cit. t. Il, pl. /177.

^ Bonnaterre, Tableau cncychpédiquc et méthodique des trois règnes de la nature. Ichthyologie, p. i 3 o, pl, LV, fig. 21 4 .

Tous les individus du Serranus maculahis, Bl., a[)partenant. aux collections du Muséum viennent des Antilles; l’individu de la Commission scientifique du Mexique, lequel nous a servi de type, a été rapporté de la Jamaïque par M. Bocourt.

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