‹ Études sur les poissons (volume 4)Chapitre 24 sur 34 · D. X, 16; A. III · texte numérisé non relu

D. X, 16; A. III

Ecailles : io/ 6 i/ 3 i.

Corps élevé, comprimé, la hauteur étant égale au tiers de la longueur, et l’épaisseur au onzième seulement de cette dernière. La tête occupe les trois onzièmes de la longueur totale. Museau médiocre, compris à peine trois fois dans la longueur de la tête. Bouche peu protractile, le maxillaire s’arrête avant le centre de l’œil au niveau du bord pupillaire antérieur. Dents petites, sauf deux paires en haut vers la partie médiane , qui sont développées en canines, à la mâchoire inférieure les canines sont à peine perceptibles; dents vomériennes en chevron simple, palatines en plaque ovalaire, allongée. Narines reculées, l’antérieure à la réunion dos deux tiers antérieurs au tiers postérieur du museau, avec un lobe membraneux attaché au bord supérieur, interne; la postérieure largement béante, rapprochée de l’orbite. CEil relevé contre le chanfrein, occupant les trois onzièmes de la longueur de la tête, l’espace qui sépare les orbites n’étant guère que le sixième de cette même dimension. Préopercule denticulé à son bord mon-

tant, les dents rapproche'es de l’angle un peu plus fortes, les dents caractéristiques du bord horizontal au nombre de sept à huit, petites, très-faiblement Inclinées en avanl. Operculaire armé de trois épines plates, équidistantes, la médiane plus saillante que la supérieure et l’inférieure, lesquelles sont de meme force et |)eu visibles. Sous-opercule lisse; interopercule avec quelques légères denticulations à la partie postérieure de son bord inférieur. Lobe membraneux relevé, obtus, .loue, operculaire et sous-o[)ercule écailleux, le reste de la tête sans écailles visibles.

Ligne latérale vers le quart supérieur au point de la plus grande hauteur du corps, parallèle au contour du dos. Anus au milieu de la longueur et à une petite distance de 1 anale. Ecailles plutôt petites, régulièrement disjposées. Surscapulaire avec huit à dix denticules obtus.

Portion molle de la dorsale très-peu plus élevée que la portion dure. Les épines de célle-ci, presque égales, sauf les deux premières, qui sont plus courtes, la troisième, la plus développée, ayant les deux cinquièmes de la longueur de la tête, la première est trois fois moins haute; la base de la dorsale est presque égale à la moitié de la longueur totale. Seconde épine anale mesurant le tiers de la longueur de tête, aussi élevée que la troisième, mais plus robuste, la première |)lus courte de trois cinquièmes. Caudale occupant environ le cinquième de la longueur totale, à bord postérieur légèrement concave. Pectorales arrondies dépassant l’origine de l’anale; ventrales atteignant seulement ce point.

Parties supérieures de la tête, corjis, sauf le ventre, nageoires dorsale et anale d un violet lie de vin prolond; le bord des ventrales de la même teinte plus claire; partie médiane de cette dernière, pectorales, caudale, d’un beau jaune d’or; joues et abdomen teintés de cette dernière couleur.

Ecailles des flancs* quadrilatères, arrondies aux bords antérieurs et postérieurs, mesurant 9 ™™, 3 de long sur 9""",i de large; foyer petit, reculé, neuf à dix lobes marginaux; spinules nettes, six tà huit sur une rangée centripète médiane, quarante-deux à quarante-cinq au bord libre. Les écailles de la ligne ventrale^ sont sur le même type et franchement cténoïdes; l’une d’elles mesure i“”,6 sur le foyer est central; au

bord antérieur se voient sept lobes marginaux; le bord libre porte dix-huit spinules. Ecailles de la ligne latérale^ pentagonales, le bord antérieur formant un angle en face de l’orifice du canal; la longueur était de 9 millimètres, la largeur de sur l’une d’elles; le canal dilaté en avant se rétrécit en un tube plus étroit dans Faire spinigère, un gros feston saillant se voit en face de l’orifice postérieur, deux ou trois festons plus petits existent de chaque côté; le bord libre porte des spinules très-nettes, au nombre d’une trentaine.

‘ PI. V, lig. 2 fl. — “ PI. V, (ig. ai. — ’ PI. V, lig. a c.

ZOOLOGIE DO MEXIQCE. iv' PABTIE. . li

ZOOLOGIE

Longueur totale

Hauteur

Epaisseur

Longueur de la tête

Longueur de la nageoire caudale

Longueur du museau

Diamètre de l’œil

Espace interorbitaire

N® 7829 du Catalogne général de la collection du Muséum.

1 oq"*'

Le Pleclropoma chlorurum a e'te décrit avec beaucoup de soin dans l’Histoire des Poissons de Cuviei’ et Valenciennes, aussi n’existe-t-il dans les auteurs aucun doute sur la valeur de cette espèce depuis cette épocpie. Cependant, dans le second volume de son ouvrafre sur l’histoire naturelle de Cuba, M. Poey, sous le nom de Pleclropoma affine, l’a signalé comme espèce nouvelle, mais l’ideutité a été reconnue par cet auteur lui-même dès 1866.

iMous avons cru devoir, à l’exemple de M. Günther, indiquer dans la synonymie deux autres espèces du savant iclitbyologiste de Cuba, les Pleclropoma nigricam, Poey, et P. accensum, Poey; ces [loissons, et plusieurs autres rappelés ou signalés dans son travail de 1868, devraient peut-être y être réunis : tels sont les Htjpopleclrus indigo, Poey, II. hovinus, Poey, H. gummi-guUa , Poey, H. pinnavaria, Poey, H. aherrans, Poey Saut pour ce dernier, des variations de couleur, peu imjiortantes, sont les seules didérences signalées. Ijes Pleclropoma gullavarium, Poey, P. puella, C. V., P. unicolor, 111. , sont dans le même cas, et des études ultérieures engageront, croyons-nous, les zoologistes à ne regarder ces animaux que comme de simples variétés d’une même espèce. Il est à remarquer que, d’après l’auteur précité, presque toutes sont confonrliies par les pêcheurs sous le nom de Vaca.

En ce qui concerne le Pleclropoma unicolor, BL, nom ipii dans ce cas aurait la priorité, bien que l’exemplaire type de Séba se trouve dans les collections du Muséum, l’absence de localité certaine, pour aucun des individus connus, empêche de pouvoir décider la question.

Tous les Pleclropoma clilorurum, G. V., ty[»es de la collection du Muséum, viennent de la Martinique; celui de la Commission scientifique a été donné par M. Bélanger; un autre, envoyé autrefois par M. Plée’^, est sans doute celui qu’ont décrit Cuvier et Valenciennes.

‘ Poey, Synopsis piscium Cubensiim, p. 290 et 291. (llep.fa. nat. de la isla de Cuba, t. II, 1868.)

^ N° 7785 (lu Catalogue géiie'ral de la collection du Muséum.

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