S. rmargiiialus, Val.® 92*. S. rupcslris, G. V
98*. S. dimlÆalus , Poey.
94*. S. tigi'ls , G. V.
V® sous-GE.\RE : ITAÏARA.
Écailles de la ligne latérale sans spinules, canal ramifié en arrière. Caudale arrondie. Dorsale avec xi épines; anale avec 8 rayons mous.
9 5 **. S. itaïara , Liclitensl.
La distribution géographique des Serrans , d’après les espèces que nous avons eues sous ies yeux et en s’en tenant aux localités authentiques des exemplaires de la collection du Muséum , juslifie sur certains points la division que nous avons adoptée et les démembrements proposés par divers auteurs.
D’une manière générale ces poissons habitent surtout les régions situées enlre les tropiques et, en dehors des mers équinoxiales, c’est dans l’hémisphère Nord qu’on les rencontre plutôt, leur véritable centre de grande extension serait l’Océan Indien. M. Günther'* a fait remarquer que proportionnellement les espèces du Grand Océan Pacifique équinoxial sont peu nombreuses.
On peut aussi établir certaines distinctions suivant les groupes : ainsi les animaux du sous-genre Semimis s. sir. sont presque exclusivement extra-tropicaux, la plupart de l’Océau Atlantique boréal : Serrmms scriba, Lin., S. cahrilUi, Lin., S. pnpiliovaceiis , G. V. (ce dernier descend dans l’Océan Atlanticpie éc{uinoxial ) ; d’autres appartiennent à l’Océan Atlanlique austral ; Serranus novem-cinckis , kiii'i'. , S. Immeralis, G. V Les Poissons du sous-geure Pura/ftôrflÆ semblent représenter dans le Grand Océan boréal les Serrans proprement dits, dont d’ailleurs ils dif-
‘ Le Servams alùveüs, G. V. , qui , iraprès la formule de ses nageoires, devrait êlre couqjris dans celte division, est regai’di! par divers auteurs coinme le type d’un genre spécial (voy. Bleeker, EpinepheUni , p. a 5 ; 1878). L’étal de l’e.xeinplaire du Muséum ne permet pas de se prononcer à cet égard.
“ En y joignant le Serrmms morio, Guicli.
’ Celte espèce, mal connue par un individu empaillé, pourrait bien être identique à la précédente.
^ Journ. Muséum Godeffr. Pars 111 . Fische dcv Südsce, Pars I, p. 2: 187.8.
fèreiit peu, et ces deux divisions pourraient être regardées coninie des équivalents géographiques.
Les trois autres sous-genres ont évidemment entre eux beaucoup plus d’aflinité qu’ils n’en offrent avec les deux précédents. Parmi les nond)reuses espèces qui les composent, un très-petit nombre s’étendent au delà des tropiques; ces dernières appartiennent à la deuxième section des Epinephelus, tels sont : les Serranus gigas, Bl. Scbn., S. alexandrinus , C. V., S. œneus, Geoff. , S. luira, C. V., S. acutirostris , G. V.; encore la présence de cette dernière espèce dans la Méditerranée ne nous paraît-elle pas parfaitement démontrée. Parmi les Serrans habitant les mers tropicales, la plupart sont spéciaux soit à l’Océan Indo-Pacifique, soit à l’Océan Atlantique; cependant le Serranus itaïara, Liebtenst. , fournit un nouvel exemple d’une espèce qui se rencontre des deux cotés de risibme de Panama; il faudrait citer aussi les Serrans américains du sous-genre Parantliias, comme offrant nn fait analogue, si ces trois l'oissons appartiennent, comme nous le croyons, à un seul type. En descendant dans l’étude plus détaillée des subdivisions des sections, on verrait que, si quelques-unes d’entre elles ont une extension géographique nette, un nombre presque égal ont des représentants dans toutes les mers chaudes : ce sont des faits qu’on ne peut que signaler en passant, la diagnose comparative des espèces étant encore trop vague dans l’état actuel de nos connaissances, pour qu’il soit possible de tirer de ces études des résultats réellement positifs.
Le seul point sur lequel nous désirions attirer l’attention, parce qu’il justifie, croyons-nous, l’importance attribuée à la nageoire anale dans le groupement des espèces, est que tous les animaux du sous-genre Epinephelus , deuxième section, S 11, sont propres à l’Océan Atlantique et particulièrement à la faune américaine, en sorte que la présence sur un Serran de xi épines dorsales et de plus de 9 rayons mous à l’anale peut faire présumer qu’il appartient à cette région. En revanche il n’y a pas exclusion, car cette faune renterme des représentants de toutes les subdivisions principales du genre, sauf peut-être les Serranus s. si. dont fait partie, il est vrai, le Serranus himeralis, (L V., qu’on doit regarder comme une espèce douteuse.
Les recherches ultérieures et iine connaissance pins approfondie des différentes
ZOOLOGIE
espères modifieraient sans doute ces résultats ; il est cependant permis de présumer qu’ils expriment dans leur ensemble la répartition générale réelle, car en étudiant au point de vue de la distribution géographique les espèces, au nombre de i35, indiquées par M. Günther, dans son remarquable catalogue du Musée Britannique, on est conduit à des déductions analogues. Si, en effet, on néglige 8 espèces ou appartenant à d’autres genres, ou de localités inconnues, on voit que dans l’Océan Atlantique, sur 33 espèces, 2 4 se rencontrent dans les régions équinoxiales, et dans le Grand Océan, sur 99 espèces mentionnées, 86 appartiennent à l’Océan Indo-Pacifique; c’est-à-dire qu’en somme près des six septièmes des Serrans sont propres aux mers interlropicales.
Les espèces rapportées par la Commission scientifique du Mexique et qui doivent être décrites ici sont peu nombreuses; l’une appartient au sous-genre Paralabrax , c’est le Serraims maculato-fasciatus , Steind.; quatre à la seconde section des Epinephelus : Serranus striatus, Bl. , S. Courtadei, Boc., S. maculatus, Bl., S. capreolus, Poey; enfin la dernière constitue le sous-genre Itaïara.