CENTROPOMLS E>ARALLELiS
Centropomus parallehis, Poey, i 858 ; Mem. sobre la Hisl. nul. de la isla de Cuba, t. Il, p, 190, pl. XIIJ, fig. 9 et 3 .
C. parallelus, Poey, 1868; Bep. Fis. Nat. de la isla de Cuba, t. II, p. 980.
C. parallelus, Günther, 1868-69; Trans. zool. Soc. London, t. VI, pars VII, p. Z107.
Écailles : 19/90/?
Plus grande hauteur égalant environ le sixième de la longueur totale; dos arrondi, ventre élargi, plat en dessous, ce qui rend les flancs presque parallèles. Tête contenue trois fois et un tiers dans la longueur; le maxillaire n’atteint pas tout à fait le milieu de l’œil; ce dernier contenu cinq fois dans la longueur de la tête; sous-orbitaire dentelé. Dentelures préoperculaires du bord montant dirigées un peu en haut; vers langle deux ou trois épines beaucoup plus fortes; prolongement membraneux de l’opercule étendu jusqu’au niveau de l’origine de la première dorsale. Anus entre l’anale et la base postérieure des ventrales. Seconde épine de l’anale égalant en longueur la hauteur du corps, la troisième très-grêle, plus courte; toute cette nageoire est supportée par une partie saillante.
Coideur d'un brun clair argenté avec des reflets dorés aux tempes et au devant de
^ Puvifir et Vnlencieniies. //îi'C f/es Pois-soîw, t. II, |). 108, 1828.
l’œil ; le dos avec des reflets verts, changeant en hleu; chaque écaille montre au centre un reflet dont l’ensemble forme des lignes blanches longitudinales; iris jaunâtre; extrémités des ventrales et de l’anale brun orangé; ligne latérale non colorée en noir.
Vessie natatoire simple.
Suivant M. Poey, auquel est empruntée presque toute cette description, ce Centropome reste de petite taille; les détails qu’il figure, coupe du corps et diamètre de l’œil, sont cependant pris sur un individu de o'",33o. M. Günther, depuis, a ajouté quelques renseignements concernant cette espèce. Elle se distingue surtout par ses écaillés beaucoup plus nombreuses que dans aucun autre Centropome, puisqu'on eu compte ([uatre-vingt-dix à la ligne latérale; suivant M. Günther, on peut, il est vrai, uen trouver que quatre-vingt-cinq; ce nombre est encore toutelois notablement supérieur aux nombres trouvés chez les Centropomus nigrescens , Gthr. , et G. undecimcdis , Bl., especes qui s’en rapprochent le plus sous ce rapport. La nageoire anale portée sur un prolongement, eu rendant la ligne du profil du ventre moins régulière, donne aussi a ce Poisson une physionomie spéciale; on retrouvera cependant cette particularité sur plusieurs autres espèces.
Le Centropomus parallelus, Poey, inconnu au Muséum , a d’abord été trouvé à Gieufuegos, dans l’île de Cuba; depuis, M. Günther l’a reçu de Haïti, de la Jamaïque, de Bahia et aussi de la rivière Ghagres, cours d’eau de l’isthme de Panama qui se déverse dans l’Atlantique. G’est, on le voit, une aire de répartition lort étendue.
/i. Centropomus Mexiganus.
(PI. I, [ig. 2 , -2 a, 2 A, 9 c.)
Cenlropomm Mcxicanus, Bocoiii't, i8G8; Ann. Sc. nal. 5' sér. 1. IX, p. 90.
D. Vlll-I, 10; A. 111, 6.
Ecailles : 1 1/69/16.
Corps allongé, un peu moins cependant que dans les espèces précédentes; la hauteur égalant le cinquième de la longueur totale, et supérieure au double de l’épaisseur. Flancs assez régulièrement parallèles; ventre plat. Tête un peu plus longue que le quart de la longueur du corps, aplatie; largeur du museau double de l’espace interorbitaire ^ ; le maxillaire atteint ou à peu près le centre pupillaire. OEil grand ; son diamètre fait près du quart de la longueur de la tête; espace interorbitaire n'ayant guère qu’un septième de cette même longueur. Sous-orbitaire avec cinq ou six dents très-nettes. Bord antérieur du limbe préoperculaire armé de deux dents accentuées.
‘ PI. 1 , (ig. 2 a.
ZOOLOGIE
surtout la supérieure; le bord postérieur porte les dentelures habituelles, on en compte vingt à vingt-trois dirigées horizontalement en arrière sur le bord montant et six environ sur le bord horizontal ; lobe membraneux prolongé jusqu’au niveau de la première épine dorsale. Anus à peine plus près de la nageoire anale que de l’origine des nageoires ventrales. Écailles plutôt petites, comme l’indique la formule; sur-scapulaire avec de cinq à sept dents, l’inférieure plus forte comme détachée. Première nageoire dorsale abaissée atteignant la naissance de la seconde; troisième rayon un peu plus long que le quatrième et mesurant environ les sept dixièmes de la hauteur du corps; l’anale, portée sur une petite saillie basilaire, ayant son origine au-dessous du septième ou huitième rayon mou de la seconde dorsale; la seconde épine est plus longue que la troisième et atteint ou même dépasse l’origine de la caudale. Les pectorales sont laibles; les ventrales s’étendent plus loin qu’elles et dépassent un peu l’anus.
La coloration n’olfre rien de particulier; la ligne latérale est de couleur sombre et tranche par sa teinte sur le reste du corps, comme chez le Centropomus undecinialis, Bl., et plusieurs autres espèces.
Écailles du corps en carré plus ou moins arrondi, à d’autres fois élargi et occupant tout le centre de l’écaille, couvert alors de vermiculations; huit festons marginaux; aire spinigère étroite, ayant de deux à cinq rangs au plus de spinules; la longueur d’une de ces écailles s’est trouvée de 3“™, 4 sur 3““,7 de haut. Sur la ligne ventrale, écailles du même type, circulaires, pauci-spinulées, mesurant 2 millimètres de diamètre avec six festons marginaux. Écailles de la ligne latérale subquadrilatère ayant 3““,2 aussi bien dans le sens de la longueur que de la hauteur; le canal formé sur le type habituel par un battant détaché en occupe environ le tiers, il est large de un feston médian, étendu, répond au canal, et
de chaque côté s’en trouve un ou deux plus petits.
Pas d’appendices à la partie antérieure de la vessie natatoire.
Longueur totale
Hauteur . .
Epaisseur
Longueur de ta tête
Longueur de ta nageoire caudale
Longueur du museau
Diamètre de l’œil
Espace interorbitaire
N° 5i8i du Calalogue génoral de la collection du Muséum
Ce Gentropome, par sa forme, le nombre des écailles de la ligne latérale, etc., se
‘ PI. 1, flg. 2 C.
foyer tantôt petit antérieur’.
rapproche beaucoup des trois espèces pre'ce'dentes, surtout du Centropomus parallelus, Poey. Il se distingue de ce dernier par la formule de ses écailles, puisqu’il n’en présente que soixante-huit ou soixante-neuf au lieu de quatre-vingt-cinq à quatre-vingtdix; l’œil serait aussi plus grand, il occupe, en effet, le quart de la longueur de la tète, dans 1 espèce de M. Poey cet organe n’en atteint que le cinquième; mais, les individus que nous avons examinés étant de dimensions relativement petites, cette dernière différence n’est peut-être qu’une affaire d’âge. Quant à la distinction entre cette espèce et les Centropomus undecmalis, Bl., et C. nigrescens, Gthr., elle est facile à établir par la dimension de l’épine de l’anale, toujours plus courte que le pédoncule caudal dans ceux-ci, tandis qu’elle lui est au moins égale dans le Centropomus Mexicanus, Boc. On peut y joindre pour l’un d’eux la disposition de la vessie natatoire.
Ce Poisson n’est connu jusqu’ici que par deux individus, l’un du golfe du Mexique (Boucard), l’autre d’Oaxaca (Sallé), fait remarquable qui paraîtrait indiquer que l’espèce se trouve sur les deux versants de l’Amérique tropicale; malheureusement, la seconde localité est trop peu précise pour ne pas laisser quelque incertitude. La désignation s’applique-t-elle à la province ou à la ville? Il paraît peu probable qu’un Centropome remonte jusqu’à cette dernière, située fort loin des côtes.