‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 203 sur 285 · ni,xit · texte numérisé non relu

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s. m.uT,»5.

sien d*origi;ie interne, l'habitude, des impressions d*origine externe, les faits associés, composent tout son contenu, mais aussi la réduisent à une portée exclusivement subjective.

a. Principe de cmbsteBee. — Plus manifestement encore que la cause, la substance est Tidée métaphysique par excellence. Elle se présente sous deux formes, la substance matérielle ou le corps, la substance spirituelle ou Tâme. Ces deux formes sont antagonistes, puisque Tétendue, propriété essentielle de, Tune, manque totalement à Tautre. Elles offrent pourtant des caractères communs, existence propre, continuité, identité. De plus, elles sont dans Topinion commune objets d'intuition, intuition sensible pour le vulgaire» intuition rationnelle pour les philosophes. Ces diverses conceptions semblent avoir pour elles l'autorité de l'évidence ; elles sont pourtant à base d'illusion, et de même que l'idée de cause, de même que toute idée générale, l'idée de substance se résout en un jeu d'impressions et d'images associées. On peut s'en assurer en considérant successivement ses deux formes.

A. Substance matérielle et Moiide extérieur, — La philosophie moderne part de la distinction des qualités primaires, étendue et résistance, et des qualités secondes, couleurs, sons, odeurs : celles-ci simples modes du siyet, celleslà propriétés des choses. C'est encore le mérite de Berkeley d'avoir ruiné cette distinction et d'avoir montré que tout, dans les qualités primaires, se réduit, comme les autres, à des impressions. L'espace, en effet, est un ensemble d'impressions tactiles et colorées. La matière n'est point un substratum extérieur, immobile et insaisissable ; elle se résout en arrangements de perceptions ^ Celles-ci composent le monde extérieur avec ses caractères propres, qui sont l'existence indépendante de l'esprit et la continuité. Ki les sens ni la raison ne nous révèlent aucun de ces deux caractères. C'est évident pour la sensation, qui, point par point, s'oppose aux choses coiporelles: les objets perçus sont extérieurs au

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