‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 204 sur 285 · IV, tv, tt · texte numérisé non relu

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DAVID HOXË. m

sujet et elle est un simple mode du sujet ; ils ont Texistence continue, et elle est discontinue. D'autre part, la raison établit que l'impression est identique à l'objet de l'impression, et, au contraire, la perception extérieure les sépare; celleci est donc foncièrement irrationnelle *. Dès lors, ce que ni la raison ni les sens n'expliquent, il reste que l'imagination le fonde, et elle y arrive par un travail qui enveloppe trois moments*. En premier lieu, l'existence distincte est une propriété inhérente à l'impression; celle-ci peut se penser à part, se détacher de la masse des représentations qui com-* posent le sujet, et l'existence propre n'est pas autre chose. En second lieu, l'observation ininterrompue d'un objet invariable détermine une impression, qui d'elle-même se contirrue, glisse en quelque sorte sur une voie unie sans choc et sans surprise, agréable à la conscience, pour qui elle est un repos ; c est l'unité dans la permanence ou l'identité. En troisième lieu, les impressions présentes retrouvent, à travers les interruptions du passé, et réveillent les représentations semblables. Or, la pensée, transportée d'un objet à un autre objet qui lui ressemble, va d'une allure aisée et unie qui rappelle l'impression suivie d'un objet immuable. Les deux mouvements se confondent, et l'esprit prend la ressemblance pour l'identilé. Mais alors une contradiction se dresse devant lui : les impressions, comme telles, sont discontinues, et l'identité où elles aboutissent veut la continuité. L'imagination résout la contradiction, en séparant les deux aspects, par là même en les maintenant tous les deux : a elle attribue l'interruption aux perceptions, et la continuation aux objets'. »

B. Substance spirituelle; le Moi, — L'existence aulonome et continue appartient, pareillement, à ce que nous appelons substance spirituelle. Mais avec celle-ci, il y a un troisième caractère, la permanence, immobile sous les fluctuations des modes, qui, déjà sensible dans les corps, cette fois se révèle avec éclat. C'est ce qu'on appelle la notion du moi, ou

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