‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 261 sur 285 · STUART HILL · texte numérisé non relu

STUART HILL

k la dignité de science exacte, capable de prédictions rigoureuses, à dégager les causes secondaires, configuration du fond de TOcéan, direction des côtes, etc., et à les combiner avec les causes principales. Telle qu'elle s'offre présentement, elle fait déjà figure de science, avec ses prévisions approximatives, dans l'ensemble justifiées, d'un prix infini dans la pratique.

La science de la nature humaine se présente sous cet aspect. D'une part, la psychologie procure les lois universelles de l'esprit : par exemple, la sensation suivie de l'image, l'association des idées. En regard de ces lois fondamentales, les informations de l'expérience, les lois empiriques : par exemple, la prudence des vieillards, l'impétuosité des jeunes gens. Vraies dans les limites de l'observation, elles se présentent comme des faits à expliquer, bien loin d'être elles-mêmes des explications. Elles appellent donc des lois causales qui, constituées par divers modes de combinaison des lois primitives, deviennent les lois de la formation du caractère, et c'est l'étude de celles-ci qui fait proprement l'objet de VÊihologie.

La méthode de l'éthologie ne peut pas être la méthode expérimentale : l'expérimentation proprement dite est impraticable. Supposât-on un despote oriental, maître de poursuivre l'investigation sur des sujets de son choix, même dans ces conditions imaginaires une précision scientifique resterait impossible. Les agents permanents, ou simplement fréquents, ne sont pas les seuls facteurs du développement d'un caractère ; les événements les plus fugitifs, une parole entendue, un geste surpris au passage, laissent des traces et deviennent des éléments constituants ; or, comment pourrait-on jamais uoU^r toutes les circonstances sans exception, qui se rencontrent et se déroulent de la naissance à l'âge mùr? Plus encore que l'expérimentation, l'observation serait impuissante : elle ne vaut, on le sait, que pour les états simples et les séries isolées ; elle échoue, au contraire, là où les faits se présentent entremêlés, et c'est le cas avec le caractère, où aptitudes innées et acquises, sentiments personnels et sociaux, émotions et souvenirs s'enchevêtrent

inextricablement. Il faut donc, comme en biologie souvent, comme en mécanique toujours, tourner la difnculté et recourir à la déduction. On le peut d'autant mieux, que les divers caractères sont des cas de com{)osition des lois primitives de Tesprit; on chcrcbe donc quelle doit être, d*après ces lois, rinfluence, sur l'homme, d'un ensemble supposé de circonstances. Ici deux directions s'offrent au choix. Ou bien on part de l'ensemble même, et, calculant l'action de lois psychologiques déterminées, on déduit quelle forme de caractère doit s'ensuivre : c'est la synthèse. Ou bien, au contraire, on envisage directement les types fournis par la réalité, et on le^ résout en leurs facteurs élémentaires : c'est l'analyse. Dans les deux cas, on détermine le concours des lois primitives et des lois empiriques, en rapportant cellesci à celles-là ; dans les deux cas également, on poursuit la coïncidence de Texpérience et de la théorie, sauf que, dans le premier, l'expérience vérifie la théorie, tandis que, dans le second, c'est la théorie qui vérifie l'expérience.

Les lois causales ainsi découvertes ne sont pas nécessairement des données constantes. C'est que les causes seconda iies. innombrables dans leurs formes, infiniment variables dans leur action, ne reproduisent jamais dans la vie d'un Iiomme ou d'un peuple deux fois le même fait ; toute prédiction certaine est interdite. Toujours des circonstances interviennent, qui favorisent certains agents, en contrarient d'autres, de toute manière masquent le jeu des causes profondes. C'est pourquoi celles-ci se présentent, non comme des manifestations sensibles, mais comme des tendances qui, ainsi que toutes les tendances, s'exercent sans exception. Entendue en ce sens, l'élhologie serait une science exacte de la nature Innnaine, « système de corollaires de la psychologie j). Une fois conslituèe, a la pédagogie pratique ne sera plus qu'une simple transformation de ses principes en nu système paralièhî de préceptes ».

h. Science nocinle ou Sociologie (c. VI-XI.) — Le passage de la vie individuelle à la vie collective marque le passage de l'éthologie îï la science sociale ou sociologie. Aux conditions, déjà si nombreuses, de formation des caractères

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particuliers s'ajoutent maintenant les conditions de développement des sociétés. Malgré leur extrême variété, elles peuvent se classer et se répartir en deux catégories : d'une part» les influences dues à la structure mentale de Thomme, d'autre part, les influences extra-conscientes des agents physiques; les unes et les autres par leur concours déterminent les faits sociaux, qui ainsi se montrent comme a des phénomènes de la nature humaine, produits par Taction des piiénomènes extérieurs sur des masses d'hommes ». .

Comme les faits de toute nature, ils ont leurs lois, dont la statistique surtout établit l'existence. C*est la statistique, en effet, qui a révélé la constance approximative de certains actes, même de ceux qui semblent par leur nature se dérober à toute régularité : meurtres et formes du meurtre, vols, lettres mises à la poste sans adresse, etc. Ces cas d*uniformité, il est vrai, ont fait croire à un fatalisme inflexible et qui désigne d'avance criminels et victimes; c'est oublier que, des deux sortes de facteurs individuels et généraux qui interviennent, les premiers à la longue et par leur diversité même se neutralisent, et qu'ainsi les seconds ressortent seuls avec leur permanence. A cette doctrine se rattache également l'opinion qui refuse à la volonté individuelle toute efficacité sur la marche des événements. On sait le langage de Macaulay; les grands hommes représentent leur milieu, ils ne le façonnent pas; ils ressemblent à des gens qui, d'un sommet plus élevé, recevraient les rayons du soleil avant le reste du genre humain, a Le soleil illumine les hauteurs tandis qu'il est encore au-dessous de l'horizon, et les esprits les plus élevés aperçoivent la vérité un peu avant qu'elle se révèle à la multitude. » Illusion profonde, qui oublie que les vérités ne se lèvent pas, comme le soleil, d'elles-mêmes et sans effort de l'esprit. Si Newton n'avait point existé, combien de temps aurait-on attendu la philosophie newlonienne? Et peut-on contester que, s'il n'y avait point eu un Socrate, un Platon, un Aristote, ia philosophie tout entière serait peut-être à naître? La société agit par ses individus conformément à des lois.

Ces lois, pas plus que celles de Téthologie, ne se laissent

ni déterminer complètement, ni prédire à date fixe. Mais aussi, de même qu*en élhologie, on arrive à dégager des tendances.

Deux méthodes radicales et contraires s'offrent d*abord au choix : la pure expérience ou a méthode chimique o, la pure déduction ou a méthode géométrique ». La première repose sur remploi des expériences spécifiques, c*est-à-dire des exemples historiques, Athènes, Rome, la Révolution française, etc. Elle est doublement vicieuse : en premier lieu, elle suppose que, comme en chimie, les effets sont hétéro- ' gènes à leurs causes, les produits à leurs éléments. Or il n*en est rien : dans les phénomènes sociaux, la composition des causes, et non la combinaison chimique, est la loi universelle, a Les lois des phénomènes de la société ne sont et ne peuvent être rien autre chose que les lois des actions et des passions des hommes unis entre eux dans Tétat de société. Les hommes, quoique à l'état de société, sont toujours des hommes ; leurs actions et passions obéissent aux lois de la nature humaine individuelle. » De plus, l'investigation exclusivement exj)érimenlale est impraticable, et tout d'abord rexpérimenlation proprement dite; c'est qu'il est impossible de noter tous les faits de chaque expérience, en raison de leur mobilité continuelle, et par suite des modifications inévitables dans les circonstances de l'expérience.

Force serait donc de se contenter d'observer Ips faits que la nature produit ou que l'on réalise pour d'autres motifs; par exemple, on peut se proposer d'étudier les effets du libreéchange et du protectionnisme. Or, même réduit à ces termes relativement simples, le problème est insoluble par la voie de l'observation. La mélhode de différence est inapplicable : elle exigerait deux nations qui coïncident sur tous les points, sauf sur celui qui est l'objet de la recherche, c'est-à-dire par l'absence ou par la présence des droits protecteurs. Or la supposition est absurde, car « deux nations (jui concorderaient en tout, excepté dans leur ré^qnie commercial, concorderaient paiement sur ce point )). Des dillérences de législation ne sont point des diiïérenccs piiniilives et indépendantes; elles résultent de

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causes préexistantes» c est-à-dire d'autres difTérences plus anciennes. Appliquera-t-on la méthode indirecte de diffé- .rence? On supposerait alors une nation protectionniste comparée à deux nations qui, dilTérentes en tout le reste» concordent par une commune pratique du libre-échange; celles-ci, par exemple, resteraient pauvres, celle-là deviendrait riche. Pourtant la preuve ne serait pas suffisante : pourquoi, en effet, la nation prospère devrait-elle sa prospérité à une seule cause et non à plusieurs? Pourquoi dès lors ces causes multiples, réunies dans la première nation, ne se trouveraient-elles pas séparées dans les autres, par là même impuissantes? On ne serait pas plus heureux avec les méthodes de concordance et de variations concomitantes : toutes les deux ne sont valables que dans le cas où TefTet étudié a une cause unique; au contraire, dans les sciences sociales, chaque fait peut provenir d'une infinité d'influences. Reste la méthode des résidus ; celle-ci conclut, a non d'une comparaison d'exemples, mais de la comparaison d'un exemple avec les résultats d'une déduction préalable ». Appliquée aux phénomènes sociaux, elle présuppose (jue les causes, dont dérive une partie de l'effet, sont déjà connues; or elles le sont, on vient de le voir, par déduction. Si donc celle-ci peut découvrir quelques-unes des causes, elle peut les découvrir toutes.

Sous toutes ses formes, la méthode « chimique o échoue; la méthode a géomélri(|ue » n'est pas plus eflicace. Employée par des philosophes de grand mérite, Hobbes, Housseau, Bentham, elle repose sur une assimilation qui est une confusion : elle conçoit, en effet, la science sociale sur le type de la géométrie; or la géométrie diffère de la mécanique « en ce qu'on n'y trouve mil c<is d'un conllit de forces, de causes qui se contrarient ou se modifient mutuellement ». On semble, en conséquence, croire que chaque phénomène social résulte toujours d'une force unique, d'une seule pro- [)riété de la nature humaine. C'est le cas, par exemple, de lîenthain avec sa doctrine de l'intérêt; suivant celle-ci, les gouvernants ne gouvernent dans l'intérêt général que par communauté avec celui-ci de leur intérêt propre» et cette

communauté à son tour est possible seulement avec Tapplication du principe de responsabilité. Il y a là un théorème qui s*exprime en trois syllogismes, appuyés à deux prémisses, générales, toutes les deux présupposant qu'un effet est produit par une cause, non par un concours de causes. On allirme, dans Tune, que la moyenne des gouvernants ont leurs actes déterminés par le seul intérêt personnel ; dans Tautrc, que le sentiment d*une communauté d'intérêts avec les gouvernés n'est et ne peut être produit par une autre cause que par la responsabilité. Ce sont là autant d'erreurs; on oublie, en effet, l'influence des sentiments et des opinions de la société dont les gouvernants font partie, de la classe sociale a laquelle ils appartiennent, des traditions que leurs prédécesseurs leur ont léguées ; on oublie, en outre, que la responsabilité peut, suivant les circonstances, affaiblir tout aussi bien qu exalter le souci des intérêts généraux : c'est le cas notamment, quand une société ignorante ou êg^arée n'a [)as le clair sculimenl de ces intérêts. « Qui donc, de Vienv le Grand ou des rudes sauvages qu'il commença à civiliser, éprouvait la plus réelle inclination pour les choses que l'intérêt véritable de ces sauvages exigeait? »

La méthode chimique et la méthode géométrique écartées, reste la méthode « physique » ou « déductive concrète » ; celle-ci procède par déduction tirée d'un grand nombre de prémisses originales, et prend chaque effet pour la résultante d'une foule de causes agissant par l'intermédiaire de fonctions mentales.

Elle exige, comme en éthologie, le principe de la composition des causes. « L'effet produit dans les phénomènes sociaux par un ensemble complexe de circonstances est toujours précisément équivalent à la somme des effets de chaque circonstance prise séparément. » De même encore qu'en éthologie, elle revêt deux formes : elle est une déduction directe, ou une déduction inverse. Dans le premier cas, elle recueille des tendances propres à la nature humaine, les coordonne, les place dans un ensemble supposé de circonstances, et elle en tire par voie de raisonnement les conséquences sociales. Mais son emploi rencontre des obstacles :

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d*abord l'énorme multitude des influences, les unes durables, les autres accidentelles, qui travaillent toute société; ensuite le consensus social, qui détermine la mutuelle péntv tration des causes et renchevétrement des effets. Il s'ensuit qu'aucune cause donnée ne pourra produire dans deux sociétés différentes les mômes effets; il s'ensuit, en outre* que la déduction directe reste dans le champ des pures possibilités. En revanche, son application redevient légitime et féconde, dès qu'il s agit de faits qui ont une physionomie à part et possèdent une simplicité relative. C'est le cas, par exemple, des phénomènes économiques : on peut les étudier en ne faisant entrer en ligne de compte que le désir de la richesse et ses antagonistes immédiats, l'aversion pour le travail et la poursuite des jouissances coûteuses. Ce serait le cas, pareillement, des phénomènes d'éthologie politique, dont sont faits les caractères nationaux.

Ce n'est pas là pourtant la vraie sociologie : celle-ci vise des ensembles, et non des séries isolées, des sociétés réelles, et non des abstractions sociales. Pour elle, un état de société est l'état, en un même moment, de tous les faits ou phénomènes sociaux les plus importants, un ensemble de coexistences, un consensus. Cet état n'est pas suspendu dans le vide; un autre l'a précédé, un autre le remplacera. Cette succession prolongée à travers l'histoire devient une transformation continue, et c'est elle qu'on appelle la Loi du Progrès. La Loi du Progros se présente comme une loi empirique, qu'il s'agit d'expliquer, c'est-à-dire de résoudre en ses conditions élémentaires. Or cette réduction est impossible avec la déduction directe, et la raison en est l'action accumulée et toujours grossissante des ascendants sur les descendants. « La vraie sociabilité, dit Auguste Comto, consiste davantage dans la continuité successive que dans la solidarité actuolle. Les vivants sont toujours et de plus en plus gouvernés par les morts. » C'est pourquoi il faut recourir à la réduction inverse, la même qu'Auguste Comte appelle la méthode historique.

La méthode historique comprend deux moments : en premier lieu^ elle s'applique à détermioer les lois empi-

riques de la société. Ces lois, comme Ta montré Augosia Comte, se subdivisent en deux sortes : d*abord celles qui se rapportent aux conditions d*équiiibre et de stabilité, c*est-.dire à la statique sociale*; ensuite celles qui se rapportenl à la dynamique. Les unes et les autres ne sont vraiment intelligibles, que quand on a retrouvé les tendances naturelles qui, composées ensemble, les déterminent. C'est le second moment de la méthode, dont Auguste Comte a donnt* une ébauche magistrale : il a vu, en effet, qu*à chaquo époque l'état des facultés intellectuelles mesure les perfectionnements possibles; et dés lors la loi des transformations successives des opinions humaines devient une loi suprême, la Loi des trois états. La science sociale généralisée s'achève ainsi en une philosophie de Thistoire.

5. I^ogiqae de la pratique, (c. xu). — L'activité humaine, dans l'individu et dans la société, obéit à des lois; serait-ce donc que la science qui les détermine s'achève en action? Et la vie pratique serait-elle la continuation logique de la théorie, l'application pure et simple de celle-ci? Une telle opinion serait la confusion de la science et de l'art; leurs objets, au contraire, sont distincts : l'une constate ce qui est, l'autre fixe ce qui doit être, tous les deux ont d'étroits rapports. D'une manière générale, l'art définit le but. la science détermine les moyens pour atteindre le but Trop souvent, en France notamment, on a appliqué à celte détermination théorique la déduction; on a prétendu poser des maximes absolues et en dégager toutes les conséquences comme autant d'applications désirables : grave erreur! La déduction tire d'une cause donnée la multiplicité indéfinie de ses effets; au contraire, la théorie scientifique d'uu art, procédant par convergence, ramasse des points les plus éloignés des facteurs dont la combinaison assurera le résultat visé. Une fois de plus, c'est la différence qui reparaît de la géométrie et de la mécanique.

Toutefois, si ample et si étoffée qu'elle soit, la théorie d'un art n'est pas encore cet art. Celui-ci a son rôle

1. Ici Stuart MiU suit fidèlement A.. Comte. Noui reoToyons pour let détail!

•u clia(»ilrc prccédcnl.

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propre, qui est le choix de la (In; par là il se réserve le premier et le dernier mot. De là toute une branche nouvelle de recherches, une philosophie de la conduite, qui complète la philosophie de la connaissance. Les diverses lins possibles ne se valent pas toutes, il y a donc une doctrine des fins, une téléologie, qui fixe leur rang à la lumière d'un principe do choix, d un critérium unique et unanimement accepté. Sans ce critérium, en cfl'et, on se heurterait à des conflits dérègles multiples, qui appelleraient, bon gré mal gré, à titre d'arbitre un principe supérieur, c'est-à-dire le même critérium. Celui que, pour son compte, Stuart Mill proposerait, s'il y avait lieu d'insister, ce serait « le principe de la meilleure appropriation au bonheur de l'humanité, ou plutôt, de tous les êtres sentants ». Non pas que la préoccupation du bonheur propre doive être Tunique fin; elle doit, au contraire, s'effacer devant la noblesse du caractère. Pourtant l'élévation de sentiments, même la plus rare, s'inspire en fin décompte de l'idée du bonheur; elle a en celle-ci sa raison profonde et son secret ressort.

Le livre se lennine sur ces considérations, et avec lui toute la logique de l'auteur s'achève en une échappée vers cet Utilitarisme singulier et noble, que Stuarl Mill développe ailleurs* et qui substitue la qualité des plaisirs à la quantité, exalte la destinée de Socrate mécontent, finalement tourne l'égoîsme en générosité.

t. LTtilitarisme.

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