Uêp., VI, c. Tii, p. 499 A
o. Mt^m.^ I, VI, 15.
4. llip , VI, XIII. .VOO D : & i%sX 6p5, |j.e).£':r,'7ai ei; àvOptoTCwv f,ÔTrj xa\ \tl^ xai cri;io<j:a TtOivai, xa\ (xt) (i6vov àauTov TiXârceiv.
polilifpif*, « comme le voyageur pendant l'orage, abrité derri»*re quelque pelil mur contre les loiubillons de poussière et de pluie », sa vie n*a pas été malheureuse. Néanmoins il n*a pas rempli sa plus haute destinée, faute d*avoir rencontré une forme de gouvernement qui lui convînt*.
Platon se fait d'ailleurs du philosophe un portrait idéal. Toutes les qualités du cœur et de l'esprit doivent se rencontrer en lui, et, d'autre part, chez lui seul elles atteignent leur perfection : ce sont l'amour du vrai et la haine de tout mensonge, le dédain des plaisirs matériels et des richesses qui les procurent, la magnanimité, puis une grande facilité pour apprendre et retenir, enfin l'ordre, la mesure et la grâce. Lorsque tant de rhoses se trouvent réunies, quel citoyen serait, en effet, plus digne qu'on lui confiât le gouvernement de l'État*?
Cependant, parmi les philosophes, si les uns, en petit nombre, sont peut-être les plus accomplis des hommes, ils vivent^ inutiles à TÉtcit; quant aux autres, ce sont des gens pervers et capables de tout ce qui est mal'.
Nais, si les uns sont inutiles, répond Platon, à qui la faute? On ne voit pas que les médecins aillent d'eux-mêmes s'offrir aux malades, lie ml&me, le sage attend, dans \me réserve pleine de dignité, qu'on s'adresse à lui et qu'on le prie de s'occuper des alfaires publiques. Et cela arrive quelquefois : lorsque la cité est en péril, on sait bien aller clit'rchtT l'homme qui seul est capable de la sauver. Mais, dans les temps ordinaires, il est méconnu, raillé même. Les matelots ne se moquent-ils pas de l'astronome, dont le regard semble toujours perdu dans le ciel? C'est lui néanmoins qui