‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 47 sur 285 · Hé ., VI Ti · texte numérisé non relu

Hé ., VI Ti

temple. La pliilosophie n'est point cause de leurs vices ; ils les ont toujours eus*.

Platon n'ignore pas d'ailleurs les difficultés que sa réforme politique rencontrerait. El, pour la réaliser, il compte bien moins sur la bonne volonté de tous que sur le pouvoir absolu d'un roi qui serait philosophe, ou d'un philosophe qui deviendrait roi. « Donnez-moi, dit- il, un État gouverné par un tyran ; que ce tyran soit jeune, capable d'apprendre et de se souvenir, et naturellement porlè aux grandes choses, alors il sera facile au législateur d'assurer le bonheur de rÉlat*. » Il ne doute pas qu'une telle aulorilé ne soit acceptée de bonne grâce par la multitude, à qui l'on aura enfin ouvert les yeux, et qui verra ce qu'est un vrai philosophe. Elle ne le confondra plus avec les sophistes; et comment se déOerait-elle encore de lui, et le haïrait-elle'? 11 n'est point dans la nature qu*on veuille du mal à qui ne nous en veut point, et se présente seulement en ami. Que fera cependant le philosophe? Tantôt Platon parle comme s'il devait commencer par un changement radical dans l'iiital et rebâtir tout à nouveau; tantôt, plus habile et plus sage, sans perdre de vue son idéal de justice, il tient conipte également de ce (|ue la nalure humaine comporte de cet idéal, et propose un heureux tempéraiiien(. Mais jamais il ne croit son rêve irréalisable; il h» ré[»éle li plusieurs reprises: difficile à réaliser, oui, mais non pas impossible*. Voyons donc quelles étaient ses théories.

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