‹ Etudes sur les réformateurs du xvie siècle (volume 2)Chapitre 2 sur 25 · inuuuable, lint incurahle- 5, sinciie, liaes singulière · texte numérisé non relu

inuuuable, lint incurahle- 5, sinciie, liaes singulière

t, roidcs, llies Troides.

1 1 , envnya, liiet dcsigni.

2, diurei, Nies désert.

1 3. ehangn-iii lue: cbasserail.

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Toutes les libertés sont sœurs, ou plutôt, il n'y a qu'une seule liberté^ fille indomptable de la conscience. Le progrès de la civilisation consiste à dégager la liberté du joug de la nature etdujoug des institutionsàfairedechaque homme un homme, à conquérir pour tous le plein et entier exercice de leurs facultés physiques, intellectuelles et morales. Dans cette divine progression de l'histoire, chaque ruine qui se fait dans l'antique esclavage , annonce et prépare une ruine nouvelle. C'est pourquoi ceux qui au xvi* siècle ont dit : ioM& les Chrétiens sont frères ^ sont les ancêtres légi-

times de ceux qui , au xviii* siècle ^ ont déclaré : tous les hommes^ sont égaux.

Dans ce long enfantement de la liberté à travers les âges, dont les grandes journées s'appellent le Christianisme , la Réforme , la Révolution, la Réforme a eu cette gloire de revendiquer et de reconquérir pour la liberté son sanctuaire même , la conscience. Aussi , chercher des exemples dans cette époque mé* morable , ce n'est pas nous éloigner de notre temps. Nous avons vu de nouveau la liberté chassée de l'arène qu'elle remplissait de sa grande voix : elle est rentrée dans son sanctuaire, et, de cette retraite féconde , elle sor-tira plus forte, plus grave , plus sure d'ellemême, pour marcher à de nouveaux triom* phes. Que les faibles désespèrent, c'est la conséquence et le châtiment de leur fai« bles$e, Mm que les forts eux-mêmes se

troublent et perdent courage, cela ne doit pas, cela ne peut pas être : car la liberté ne périra pas. Qui dira tous les orages qu'elle a subis ! Que de fois elle a été battue par les yents et abandonnée sur la plage comme un yaisseau démâté ! et le lendemain elle voguait de nouveau plus belle et plus majestueuse ! Mais elle demande dans ses défenseurs un esprit ferme et un cœur intrépide.

Elle dédaigne les lâcbes qui la croient morte, parce qu'ils n'osent la soulever de la tombe où l'on prétend l'avoir couchée sans retour, et où elle sommeille pour quelques heures seulement. Elle n'a que faire de larmes et de lamentations : elle veut des actes et les fortes paroles qui engendrent les actes.

Ces paroles, je crois les avoir trouvées

dans les écrits de Hutten, et je les redis à

mes coDiemporaÏDs , heureux si elles enlretienneat ou rallument daua quelques cœurs une élincelle du feu sacré qui a animé (ant de héros.

Zurich, f9 juillet ISbt.

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