SI
Toiis êtes levés à temps coûtré CapDion.
Quand elle tous a Tuis attaquer un tel homme, l'Allemagne n'a plus pu se faire illusion :
elle a senti que son honneur était en jeu !
Elle s'est levée tout entière pour le défendre ! Rëjouissez-Tous donc avec moi, cottlpàtriotes ; mais qtie cette victoire, si nide à remporter, vous apprenne en même temps où doit s'arrêter votre patience ! »
Presque en même temps que le Triomph de Capnion parut cette satire puissante, connue sous le nom à^Epistolœ obscurorum virorumy et qui a fait tant de mal aux moines et à la papauté. La fable est très-simple : ce
sont des lettres supposées écrites par des moines et des théologiens (quelqnes*unes par des juristes ou des médecins) à Ortyin Gratius, qui était^ avec Hochstraten et Tunger, à la tête des persécuteurs de Reuchlin. Rédigées dans le mauvais latin, qui était la langue usuelle des moines de cette époque, ces lettres emploient Içs tournures de phrase, les sentences familières à ces derniers représentants de la scolastique. Elles dévoilent, avec une naïveté pleine de finesse, l'histoire secrète des ordres mendiants, leurs vices, leur haine de toute instruction sérieuse, leur ignorance, leurs brigues contre Reuchlin et les partisans des humanités. « Cet écrit, dit Herder, cité par un biographe, frappait si juste, dépeignait si fidèlement les Pfeffercorn 9 les Ortvin et toute leur engeance, qu'on les y retrouvait tels que Dieu les avait
faits. C'est une satire nationale, pleine de
feu, d^esprit, et d'une merveilleuse exactitude
de détail. Ne m'opposez pas, fins connais-.
seurs, le mol de pamphlet; toute satire vive
et juste est un pamphlet. Plus le painphlet
est général et frappant à la fois, mieux il
vaut. Et celui-ci frappait loin et juste. Là
satire tiède, qui n'est ni chair ni poisson, n'a
jamais corrigé ni chair ni poisson. Ce livre a
été très-utile, pourquoi? Il était tout à fait
vrai ! Il vivait comme tout ce que Hutten a
écrit! »
Et^ en effet, la grande perfection de ce