‹ Études sur les réformateurs (volume 2)Chapitre 19 sur 56 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

strict, parce que l'univers est l’objet possible de l'homme, l’objet dont il est le sujet, il continue ! : « Toute division de la propriété qui constitue la propriété et par conséquent l’homme à part de la communion avec tout l'univers, est également immorale et produit nécessairement l'immoralité et le mal. » Si ces mots ont quelque sens, ils signifient que la propriété ne doit pas être individuelle, mais commune, et que le droit d'occuper ne peut se prescrire pour personne dans l'intérêt de la communication de l'homme avec l'univers. En vain M. Pierre Leroux espère-t-il couvrir cette conclusion invincible par une subtile distinction entre la propriété et la propriété caste; ce n’est là qu’une équivoque unie à une fausse acception de tcrines. Ces petits jeux de mots sont, du reste, familiers à M. Leroux ; il s’y plait et en abuse. C’est ainsi qu’il a transporté le mot de communion du monde spirituel dans le monde sensible, où son équivalent est communauté.

En vérité, il est difficile de comprendre pourquoi M. Pierre Leroux s’évite ainsi lui-même et recule devant ses propres idées. La discussion théorique de la communauté n'offre aucun danger ; on peut confesser le principe d’une manière ouverte, et chaque jour cela se fait librement. La conscience n’est pas enchaînée sur ce point, et il ne semble pas que la persécution se soit attachée aux doctrines purement spéculatives. Si ce droit, maintenu presque dans tous les temps, était sérieusement menacé, il n’est pas de

Page 1