De l'Humanité, p
DES IDÉES ET DES SECTES COMMUNISTES. 415 lui, supprimer la propriété ce serait supprimer cette force. » Ce qui équivaut à dire, en des termes plus simples, que la propriété est de droit naturel, puisque l'homme peut et doit disposer librement de son corps, Mais ailleurs ! l’auteur déclare qu’en fait de propriété, on ne peut admettre que celle qui ne détruira pas la communion de l'homme avec l'univers et avec ses semblables, et il ajoute que l’un des moyens de détruire cette communion, « c’ést de diviser la terre ou en général les instruments de production, d’attacher les hommes aux choses, de subordonner l’homme à la propriété, de faire de l’homme un propriétaire. » Voilà, à ce qu’il semble, une profession de foi assez explicite. L'homme dispose légitimement de son corps, mais la communion doit exister pour tout le reste. Il ne faut diviser ni la terre, ni les instruments de travail ; il ne faut pas que l’homme, en un mot, soit propriétaire. Si ce n’est pas là une adhésion implicite au principe de la communauté, c’est que la langue symbolique de M. Leroux n’est pas celle de tout le monde. Les réserves qu'il exprime ne réparent rien et sont sans valeur. Est-il une seule théorie communiste qui ait stipulé que le corps de l’homme ne lui appartiendrait pas, que Paul aurait la faculté de vivre dans Pierre, Pierre dans Paul? Ce passage n’est pas le seul d’où l’idée de la communauté se dégage. Plus loin, après avoir établi ? que la communication de l’homme avec l’univers, sans barrières absolues, est de droit