‹ Études sur les religions sémitiquesChapitre 67 sur 88 · INSCRIPTION DE HADAD · texte numérisé non relu

INSCRIPTION DE HADAD

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L'inscription est aussi bonne à la fin des lignes qu'au commencement, mais il y a des cassures à l'intérieur.

' C'est moi, Panammou, fils de Qrl, roi de ladi, qui ai élevé cette statue à Iladad, parce que '-^se sont tenus avec moi les dieux Hadad et El et Réchef et Rekoub-El, et Chamach et qu'a donné dans ma main Hadad et EP et Rekoub-el et Chamach et Rechef le sceptre de bénédiction (?) et s'est tenu avec moi Réchef, et ce que j'ai pris^* en main [a réussi?], et ce que j'ai demandé aux dieux, ils me l'ont donné, et (??) "^une terre d'orges, (?) ^ ... une terre de froment et une terre d'aiP, et une terre ... ??... les jours ... ils travaillent la terre et la vigne; ^ là a habité ... de Panammou. Même je me suis assis sur le trône de mon père, et Hadad a donné dans ma main ^le sceptre de bénédiction (?), [j'ai fait disparaître] le glaive et la langue (mauvaise) de la maison de mon père, et de mon temps ladi a soit mangé, soit bu, ^^et de mon temps il y eut de l'émulation (?) dans le pays (?) pour

établir des cités et pour établir des (?) et pour bâtir les villages de

bénédiction (?)... On prit " chacun son voisin, et donna en abondance Hadad [et] El et Rekoub-el et Chamach et Arqréchef ; et la grandeur il me l'a donnée et il a fait une sûre alliance ^- avec moi. De mon temps la graisse (?) [des sacrifices] je donnai aux dieux, et certes ils prirent de ma main, et ce que je demandai des dieux, certes ils le donnèrent abondamment ^^à moi et ils ont été favorables. Et [interrogea mon père(?)] Qrl les dieux certes, et Hadad n'accorda pas certes... il m'a appelé à bâtir, et dans ma majesté ^'* il a donné certes Hadad ... de bâtir, et j'ai bâti certes, et j'ai dressé cette statue de Hadad et le lieu sacré de Panammou, fils de Qrl, roi de ^^ladi, avec la stèle [gravée celle-ci?]. — Qui que ce soit parmi mes fils qui saisira le sceptre et qui s'assiéra sur mon trône et qui confirmera sa puissance et qui sacrifiera 'H Hadad ... et il sacrifiera ... et il sacrifiera à Hadad et il invoquera le nom de Hadad ou bien '^[lui-même (?)] et qu'il dise : que mange l'âme de Panammou avec toi et que boive l'âme de Panammou avec toi, pourvu qu'il mentionne l'âme de Panammou avec ^^ Hadad, ... ce sacrifice... qu'il s'y complaise comme un présent (?) à Hadad et à El et à Re koub-el et à Chamach '^... Panammou... j'ai fait habiter les dieux, et dans sa bénédiction (?) je me suis reposé (?) ^^.., ils m'ont donné une race (?)... [celui de] mes fils qui saisira le sceptre et s'assiéra sur le trône royal ^^ sur ladi, et qui confirmera sa puissance, et qui sacrifiera [à Hadad et qui ne mentionnera pas] le nom de Panammou en disant : que mange l'âme de Panammou ^^avec Hadad et que boive l'âme de Panammou avec Hadad ... [qu'il n'accepte pas] son sacrifice, et qu'il ne s'y complaise pas, et ce qu'il demande, que Hadad ne le lui donne pas, et que Hadad colère répande sur lui (?)... qu'il ne lui donne pas à manger ^*... et qu'il écarte de lui le sommeil pendant la nuit, et qu'il lui donne la terreur ...

Ce qui suit est trop obscur pour être utilement reproduit ici. Le sens général paraît être celui-ci. Panammou n'avait fait allusion jusqu'à cet endroit qu'à la négligence possible de ses héritiers en ligne directe ; désormais il prévoit l'hypothèse où toute sa famille serait détruite par des usurpateurs-, ceux-là pourraient bien attenter aussi à sa mémoire et aux monuments qui la conservent ; naturellement il redouble

contre eux de malédictions. Ses pressentiments n'ont pas été trompés, comme le prouve l'inscription suivante.

1) "JaS^l. D. H. Millier : « le seigneur des eaux » (vj S'il); ou « dans ma jeunesse » CaSîri) -, ou « de mon temps » odl'v^.) -, nous risquons na -t- S^ + n, propterea quo'd; qui est certainement dans le contexte-, ^n pour na dans l'hébreu moderne.

2) Parmi les noms divins, aucune divinité féminine; El comme nom propre, aussitôt après Hadad; Récliel", comme chez les Phéniciens; Sx2Dn, « la monture de El » (Rekoub-el), ou « le cocher de El » (Rakkab-el) ; IDI avait fini par être isolé, comme le prouve le nom propre 1D112, « fils de Rekoub». Il est difficile de ne pas comparer les 11"!3; comme la forme de Sendjirli s'analyse assez bien, on supposera la mélathèse plutôt chez les Hébreux. — Chamach, le dieu soleil.

3) nuSn traduit par conjecture.

4) Vin D:^1, sens inconnu.

5) pix =^ yix, le p pour ï plusieurs fois dans ce dialecte.

10) lani est rattaché à n"ia, au sens qu'il a en syriaque au pa. et à l'ethp. ; cela cadre bien avec 1. 11. Il semble que le S doive précéder trois verbes; le sens donné est dans le contexte, iJipeut être supposé, quoiqu'il soit écrit plus loin NJi, 1. 13 s.; :i2;j dans le sens de rhipli'il hébreu, cf. CÎS.^ aram. 182 2; pour "îl^23 dans le sens de villages (pluriel), cf. l'inscription de Panammou, 1. 10, '»"i'>3D fhv^.

Cette fois ... mSn semblerait plutôt avoir le sens d'un nom de lieu.

11) "IDN niD d'après D. H. Millier; Lid. lit niDÎ. Le terme ni3, employé en hébreu pour l'alliance de Dieu et d'Israël, serait très à noter s'il était plus sûr.

Le nom divin =]*Jlp1N* paraît être composé de Rechef et de p'M^ ; or piN dans ce dialecte égale yiN, et on connaît en effet un dieu lïlN associé à 1"'»'»^ dans l'inscription palmyr. RES. n« 30. Dans les inscriptions de Sidon découvertes par Macridy Bey {RB. 1903, p. 412) on lit aussi 5];i;-|2f1N.

12) n:ibn, que Lid., Cooke, ne mentionnent pas, doit répondre à l'hébreu :iSn, la graisse des sacrifices, ce qu'il y a de mieux dans les produits de la terre, etc. — na particule d'assurance d'après Lid., ce qui convient dans tous les cas.

13) IpINI, probablement d'un verbe •'pi semblable à n^l.

La lacune commence par V) dans Lid., on peut supposer UkS Sk;2?; il manque cinq ou six lettres. Le sens est normal si iSs signifie « et non » ; cf. Neirab 2, 1. 6, lS = iSiS, « si», d'après Nôldeke, Cooke, etc. Il semble que Hadad a accordé de bâtir à Panammou, ce qu'il avait refusé à son père ; cf. David et Salomon.

14) Cooke compare le grec to;uoç (Inscriptions) dans le sens de lieu où on est enterré. Dipa en hébreu a quelquefois le sens de lieu sacré, Gen., xn, 6; Ddut., xii, 2. — "Tn n'est pas certain; peut-être yin d'or, ou dorée, ou une stèle gravée?

17) N*3 pour 3, « et », l. 33 et inscription de Panammou, 1. 22. On peut songer à suppléer n devant N au mot précédent, comme Panammou 1. 22. TîT plutôt que IVJ (contre Cooke).

18) ^U7, pourquoi pas W^ « présent » ?

19) riNJn, 1'^ pers. sing. parf. de Njn = njîl, « camper » (Lid.); cf. Panammou, 1. 12.

21) Il faut nécessairement introduire ici la négation dans la lacune (contre Lid. et Cooke) ; il y a certainement de la place ; nous l'exprimons par S comme dans Neirab 2.

24) Si pj est au parfait, la construction est anormale (Cooke) ; pourtant le sens est clair.

Il reste dix lignes que nous n'essayons pas de traduire.

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