‹ Études sur les religions sémitiquesChapitre 70 sur 88 · h^ni · texte numérisé non relu

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Il faut noter, pour les restauratioas qu'où serait tenté de faire au sens, ou pour empêclier qu'on ne lie trop étroitement la fin d'une ligne au comnieucement de la suivante, que la pièce n'a toute sa longueur qu'aux trois premières lignes; il s'est produit ensuite une cassure, de sorte que, à partir de la ligne 10, il manque presque un tiers de chaque ligne.

^ Cette statue a placée Barrekoub, à son père, à Panammou fils de Barsour, roi de ladi, en l'an... Mon père Panammou, [pendant qu'on massacrait] ^ son père, les dieux de ladi l'ont sauvé de la destruction. Une conjuration eut lieu dans la maison de ses pères, et se leva le dieu Hadad (?)... son siège(?)... destruction... ^dans la maison de son père, et il tua son père Barsour, et il tua soixante-dix frères de son père, le maître de la cavalerie (?)... le maître... de l'armée (?) du roi Panammou 'et de ce qui restait certes il remplit les prisons, et il rendit les villes ruinées plus nombreuses que les villes habitées... [etX... dit] : Vous avez mis "Me glaive dans ma maison, et vous avez tué un de mes fils, et même a sévi le glaive dans le pays de ladi [et il a atteint] le clan de Panammou, fils de Qrl, [le père?... de] mon père, a péri... ^ le blé et le grain et le froment et l'orge et une demi-mine valait un sicle, et un chalrab de... un sicle, et deux tiers de mine de. ..(?), un sicle. Et il envoya, mon père,... 'jusqu'au roi d'Assur, et il le fit régner sur la maison de son père, et il tua la pierre de scandale de la maison de son père... des trésors [des dieux] du pays de ladi de... ^ et il élargit les prisons et il délivra les captifs de ladi. Et mon père se leva et délivra les femmes... la maison des tuées et Qenouel... ^la maison de son père, et il y eut plus de prospérité qu'avant lui et se multiplia le froment et l'orge, et le blé et le grain de son temps, et alors on mangea et on but... ^^àbon marché. Au temps de mon père Panammou, il établit certes des chefs des villages et des chefs de cavalerie, et [était complet mon père Panammou au milieu des rois puissants... ^^mon père était possesseur d'argent, possesseur d'or, et cependant dans sa sagesse et son loyalisme, il saisit la frange de son seigneur le roi d'Assur... ^^Assur les préfets et les nobles de ladi, et son seigneur le roi d'Assur le plaça au-dessus des rois puissants... '-^ à la roue de son seigneur Téglatphalasar, roi d'Assur, les camps... du levant du soleil jusqu'au couchant, et,. ..'^ des quatre parties de la terre, et les filles du levant du soleil il transporta au couchant, et les filles du couchant il transporta au levant du soleil, et mon père [agrandit?] ^^son territoire, son seigneur Téglatphalasar roi d'Assur, de cités du territoire de Gourgoum... et mon père, Panammou, fils de Barsour... ^^Ghamrag et aussi mourut mon père Panammou aux pieds de son seigneur Téglatphalasar, roi d'Assur, pendant les campagnes, aussi... ^"et le pleurèrent ses frères, les rois, et le pleura le camp tout entier de son seigneur le roi d'Assur, et son seigneur le roi d'Assur prit... *^son âme, et il lui dressa une stèle dans le chemin et il fit passer mon père de Damas à [cet] endroit- [ci]. Du temps de... ^Houte sa maison. Et moi, Barrekoub, fils de Panammou, à cause du loyalisme de mon père et de mon propre loyalisme, mon seigneur m'a fait asseoir [sur le trône] ^o ^q mon père, Panammou, fils de

Barsour, et j'ai placé celte statue à mon père, à Panammou, fils de Barsour, et... ^' et il a ordonné des apports (?) et pour un revenu constant... le roi... et il a apporté... devant le tombeau de mon père Panammou... -^Et ceci est un mémorial, et que lladad et El et Rekoubel, maître de maison, et Chamach et tous les dieux de ladi... -^devant les dieux et devant les hommes.

t) Il s'agit naturellement d'un Panammou II, fils de "iïi:i, le nom divin ny est supposé = Tï; par exemple, dans le nom de lieu nïnu (Jos., xv, 58).

2) Cooke, après D. H. iMùUer, lit le septième mot hSn*, « une conjuration » ; la lecture est certaine, si Lid. corrige en nîN*, c'est sans doute par conjecture. Il est très douteux qu'il soit ensuite question de Hadad.

3) Dans la maison de son père, c.-à-d. de Barsour, père de Panammou, père du Barrekoub qui parle. Les 70 iWi< = Tli^ (état constr.) rappellent étonnamment les 70 fils de Gédéon (Jud., ix, 5); l'usurpateur, auteur du meurtre, a dû être nommé à la 1. 2.

4-5) D. IL Millier et Cooke supposent que c'est Hadad qui parle : il se plaint qu'on ait tué son fils, le roi, et on cite l'usage hébraïque qui fait du roi le fils de Dieu, par ex. : Ps. ii, 7; mais pas une lettre ne fait ici allusion à Hadad, et si le roi est un des fils de Hadad, il n'occupe donc pas une situation spéciale. Celui qui parle est peut-être Panammou l'ancêtre, ou plutôt Panammou II, échappé au massacre; c'est la situation et les reproches de lotham (Jud., ix, 7 ss.). La forme n''in prise par Cooke etc. pour un pa'êl à la l'^'^ pers. : « j'ai fait tomber », ne peut-elle être la 3^ fém.? Suit la description de la famine, sur le thème connu des Assyriens, les bonnes récoltes sont la bénédiction des bons règnes et vice versa. Sn, « la famille », comme CîS., II, 164, 1 ; 165, 1.

6) nN*\27 = assyr. seu, « grain ». — mVJ7, une sorte de grain, Is., xxviii, 25. — DIS, une demi-mine, CIS., II, 10. — T\i2^ inconnu. — IJDN* ou :iJD, CIS., II, 7a, deux tiers de mine; cf. ass. sinibu.

7) nn^ px à comparer avec s]5J pNV Is., viii, 14 (D. H. Miiller), mais le noun n'est pas certain.

8) Parmi les sens de la rac. "C^XUS en arabe, « désenfler », « ouvrir une serrure sans se servir de clef ».

10) rhi, cf. Talm. Sl7, « être à bon marché »; "ilDia doit être en relation avec l'hébreu IDD, « prix ». — Le sujet de D^ paraît être le roi d'Assyrie.

11) ^h ... lS, sive... sive. Quoiqu'il fût très riche, il se fit le vassal du roi d'Assyrie, par prudence et par loyauté. — f2 est suivi d'un point (avec Cooke contre Lid. qui lit "♦ns^tS); ce qui oblige à en faire un synonyme de n*2 1. 22. — Pour nnplï dans le sens de « fidélité », cf. Ps. cxliii, 1.

12) "^ns, plur. abs. = ninS, ass. pahàti. Les tnN jusqu'ici les membres de la famille royale; peut-être aussi un titre de fonction; d'après Strabon (XVI, iv, 21) le vizir du roi nabatéen se nommait son frère. — HN^jm ne peut signifier que « il le plaça » ; N:n, « camper », donne uue approximation suffisante ; il faut supposer le pa'êl. — Sur le fait, cf. II Reg., xxv, 28.

14) njH, « les populations », plutôt que littér. « les filles ». Les transportations assyriennes sont bien connues.

15) Le pays de Gourgoum ou Gamgoum, probablement le district de l'Amanus près de Marach.

16) ilsSn, métathèse pour iS:;n2.

17) IjSd, probablement abstrait équivalant à un pluriel.

18) nxr:iJ, « âme », comme dans Hadad; malheureusement on ne sait quelles cérémonies furent accomplies. — ^DfDn plutôt que ^nU7D, « un festin (funéraire) ». Halévy a proposé pour "îd^Q « une stèle avec image » ; cf. Lev., xxvi, 1 ; Num., xxxiir, 5*2.

21) nitrc, cf. hébr. niNXl^a, « dons » et le phén. nriN^a, « redevances » (tarif de Marseille, 1. 1)-, ce passage est très obscur; il semble que Barrekoub organise le service de la statue, presque un culte. L'ensemble des devoirs rendus au défunt paraît donc se résumer ainsi : d'abord les lamentations, puis le roi d'Assyrie fait une cérémonie en l'honneur de l'âme du défunt; il fait élever en route, c'est-à-dire sans doute au Heu de la mort, une stèle commémorative, et il rapporte le corps au pays du défunt. Là son fils Barrekoub lui fait élever une statue, organise une sorte de service divin, et écrit une inscription en recommandant la mémoire du défunt aux dieux du pays afin qu'elle demeure en bénédiction devant les dieux et devant les hommes (cf. Eccl.,

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