‹ Études sur les religions sémitiquesChapitre 71 sur 88 · BARREKOUB · texte numérisé non relu

BARREKOUB

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^ Je suis Barrekoub, '^ fils de Panammou, roi de Charmai, serviteur de

Téglatphalasar, seigneur^ des quatre régions. A cause du loyalisme de mon père, et à cause de mon loyalisme, -'m'a fait asseoir mon seigneur Rekoub-

el ^ et mon seigneur Téglatphalasar sur ' le trône de mon père; la maison de mon père^ a travaillé plus que toute autre, et j'ai couru à la roue'-^ de mon seigneur le roi d'Assur au milieu ^^ de rois puissants, possesseurs ^^ d'argent et possesseurs d'or, et j'ai administré ^^la maison de mon père et je l'ai rendue plus heureuse ^^ que la maison d'aucun des rois puissants. ^ '• Et mes frères les rois se souhaitaient à eux-mêmes ^-^ tout ce qu'il y avait de bon dans ma maison. ^^ Or, il n'y avait pas une (maison) convenable pour mes pères les rois ^' de Chamâl; ils n'avaient qu'une maison pour tout; ^^et c'était pour eux une maison d'hiver ^^ et c'était une maison d'été. ^^ J'ai donc bâti cette maison.

1) n:N% au lieude -^^iS* (Had., 1. 1) et 't^^s (Pan., 1. 19). Les formes de cette inscription sont d'un araméen plus pur. Comme il est impossible de supposer que la langue s'est transformée si vite, il faut supposer des influences dialectales nouvelles. D'ailleurs le style est bien le même que[dans l'inscription de Panammou du même auteur.

2) Chamâl, connu par les inscriptions assyriennes, pourrait passer pour avoir été annexé à ladi, si Barrekoub, qui a nommé son père roi de ladi, ne nommait ici ses pères rois de Chamâl. C'est peut-être un autre nom du même pays, presque un surnom, car on peut rapprocher Sng^ de S^Dir, « la gauche », c'est-à-dire le Nord, par opposition au Midi (cf. Yémen, « la droite »).

5) Il est roi par la grâce de Rekoubel et de Téglatphalasar. Rekoubel était donc comme le genius de la dynastie (cf. Pan., 1. 22), à moins que la dévotion du roi soit personnelle parce qu'il portait son nom abrégé Barrekoub = fils de Rekoubel.

14) laNJnn, ethnaph'al de niN ou de n^i (Cooke).

16) Le contexte exige nn au lieu de il.

17) IdSs = ass. kalàmu, « de toute sorte ». 19) KïiD pour Nïip = aram. NTSip.

INSCRIPTIONS DE NEIRÂB

En 1891, on a trouvé à Neirab deux inscriptions qui datent de la même époque, probablement du vi*^ siècle avant J.-C. Elles ont été traduites et commentées par M. Clermont-Ganneau {Études d'Archéologie orientale, II, p. 182 ss.). La première est gravée sur une stèle qui représente un personnage debout, coiffé d'un fez, vêtu d'une robe, en partie unie, en partie plissée, qui laisse à découvert le bras droit, levé en adoration, la main ouverte; la main gauche serre une sorte de petit balai (goupillon?); l'écriture est placée au-dessus et autour de la tête et au bas de la robe. La deuxième inscription est gravée sur la partie arrondie d'une stèle; dans la partie basse on a réservé un rectangle ; un personnage assis sur un tabouret porte une coupe à ses lèvres ; même bonnet et même robe plissée. Devant lui une table sur laquelle sont placés des pains (?) ; un petit serviteur dirige vers le personnage une fleur de lotus (?) (Clermont-Ganneau, Album d'arch. or., planches I et II).

500 ÉTUDES SUIl LES RELIGIONS SÉMITIQUES.

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