DU PROGRÈS DES PEUPLES VERS LA LIBERTE
Septième essai. Des progrès graduels vers lalibertè. Monarchies constitu tionnelles Q.17
La fondation de la liberté est une œuvre lente, mais ses amis ne doivent jamais perdre courage ib.
Il y a beaucoup à faire pour le peuple, mais une volonté constante peut
tout accomplir 238
/ Motif unique, à nos yeux, pour s'attacher aux monarchies : elles existent, ib.
Au contraire, nous ne connaissons point de grande république à imiter.
Les quatre-vingt-dix-neuf centièmes des habitants de l'Europe obéissent à des monarques Û'il
État abject et intolérable des peuples sous la monarchie despotique ; l'Orient Page 241
Les plus tyranniqucs des despotes de l'Europe sont fort supérieurs aux orientaux 242
Toute la race européenne est en progrès vers la liberté ; pourquoi elle semble s'arrêter 213
Les peuples eux-mêmes se sont effrayés des mauvais succès des derniers efforts 244
Avant 1830, les grands monarques étaient tentés du régime constitutionnel 243
Les petits princes l'étaient davantage encore, mais tous se sont effarouchés ib.
11 faut s'accoutumer à la liberté avant de pouvoir en supporter une forte dose 24G
Les Anglais en peuvent porter plus que les Français, et ceux-ci plus que les autres peuples 247
Tour s'affranchir sans révolution, un peuple doit borner ses désirs et ses demandes 249
Première demande du peuple : autorités locales qui puissent s'enquérir de tout ib.
Deuxième : participation à la Justice, tout au moins par la publicité des procédures 230
Troisième : participation à la force publique parla garde nationale. . . 231
Quatrième : participation à la discussion publique par les livres, sans censure préalable 232
La vraie discussion, limitée aux ouvrages sérieux ; influence de Montesquieu et de Necker 253
Les livres ne peuvent nuire à aucun gouvernement, les brochures à bien peu 25i
Mais peu de nations peuvent supporter la presse quotidienne non censurée 235
Les hommes de talent ne travaillent aux journaux que dans les très grands Etats ib.
Les peuples les plus avancés peuvent seuls participer aux assemblées populaires 236
Surprenante liberté des assemblées du peuple en Angleterre 257
Elles bouleverseraient la France, et plus encore les autres monarchies. 238
La Suisse, les assemblées populaires conviennent mieux aux petits peuples que les journaux 230
Cinquième : participation à la discussion politique par des représentants officiels 260
Les assemblées provinciales ne suffisent point, elles abandonnent la politique extérieure ib.
Nombre de députés nécessaires à une bonne délibération et à la dignité de l'assemblée. 201
l-fs assemblées bientôt asservies si les ordres émincnls en sont exclus. . 262
C'est le pouvoir de lout disculer, non celui de voler l'impôt, qui garantit la liberté Page 263
Une discussion publique, même sans veto, est un frein puissant au pouvoir absolu ib.
Pour obtenir celle garantie, il faut renoncer à ce qui peut alarmer les princes 26 i
11 faut que la nation connaisse les motifs de la minorité comme ceux de la majorité 263
Résumé de ce que les monarques absolus doivent accorder, et les peuples demander 2G«
Progrès ultérieurs des monarchies constitutionnelles; la France. . . .
Progrès futurs de I Angleterre, sans changer sa constitution 267
Depuis long-temps, ce que la raison nationale a voulu en Angleterre a été la loi de l'État ib.
Huitième essai. Des progrès révolutionnaire» vers la liberté, et de leur issue; gouvernement représentatif. 269
Des amis de la liberté, ou plutôt de la guerre, veulent partout des révolutions ib.
Une révolution entraîne toujours le sacrifice du présent à l'avenir. . . 270
La révolution, étant un étal de guerre, se propose toujours de créer un gouvernement fort 271
Les révolutions sont ou royales ou démocratiques ; succès de quelques unes des premières ib.
La révolution royale est facile quand un pouvoir tout organisé la seconde 272
Elle est plus facile encore quand un monarque absolu la fait d'accord avec son peuple 273
Mais si un peuple rend la couronne au roi dont il a restreint les pouvoirs 274
L'expérience nous apprend qu'il doit peu se fier à ses serments. . . . ib.
Si, au contraire, après la révolution il donne la couronne à un autre. . . 273
Les défenseurs naturels du trône seront les ennemis du nouveau roi. . . 276
Les faiseurs de la révolution deviendront ennemis du roi qu'ils ont nommé, ib.
Le roi que la révolution a fait est l'ennemi le plus vigilant des révolutions. 277
D'autre part, une révolution démocratique présente aux grandes nations d'extrêmes difficultés 279
La révolution détruit jusqu'au contrat social qui a pu lier la minorité par la majorité ib.
Ce contrat et celui de la représentation ne sauraient être acceptés que par surprise 281
La sanction d'une constitution nouvelle par une convention cache une supercherie ib.
Ella aurait, de plus, toujours été entachée d'illégalité ib.
Après une révolu! ion il n'y a pas de majorité, mais plusieurs minorités
opposées Page 282
Dans un pays qui n'est pas libre, l'opinion ne connaît point les grands
citoyens 283
Elle les connaît moins encore si la nation était divisée en États indépendants 284
La démocratie d'une capitale peut quelquefois gouverner une grande
nation ib.
Elle ne le pourra si l'empire est une agglomération d'États indépendants. 285 Variété des volontés populaires qui se manifeste dans une diète suisse, ib. Les cantons ne peuvent s'accorder sur la plupart des questions qui leur
sont soumises 286
Plusieurs demandent aujourd'hui que la diète décide de tout à la majorité 287
Mais chaque décision contraire à la volonté du peuple causerait une
guerre civile ib.
Les individus froissés se soumettent, les peuples froissés se révoltent. 288 Un gouvernement n'est pas puissant quand chaque ordre produit une
résistance 289
Après une révolution, il n'y a presque de ressource que dans une fédération 290
Rapidité et sagesse avec lesquelles se forment les autorités municipales
dans une crise ib.
C'est d'elles qu'on doit attendre un grand déploiement de patriotisme. 291 Les fédérations ne sont pas conquérantes, mais elles se défendent bien. 292 Les grandes monarchies d'Asie tombaient par une bataille ; la fédération
grecque les arrête ib.
Rome n'éprouve de luttes dangereuses que contre les fédérations. . 293
L'unité romaine renversée par les fédérations barbares 294
Ceux qui voulurent reconstruire l'unité romaine tombèrent de même. . ib. Le pouvoir de résistance renaît, vers l'an 1000, avec les autorités locales, ib.
Résistance des ligues à l'unité dans tout le moyen âge 293
Résistance fédérative des Provinces-Unies et des huguenots de France, ib. Résistance des deux Amériques; centralisation imprudente des colonies
espagnoles 297
L'union doit être faite pour les peuples, et non les peuples pour l'union. 298 La fédération doit se garder d'offenser leur individualité, ou de glacer
patriotisme ib.