CHAPITRE XIV
RECHERCHE DES VALEURS PRATIQUES DES APPORTS PLUVIAUX (j)
ET DES GOEPnCIENTS DTNPILTRATION $.
1. Utilité de la recherche des Taleare numériques des apports pluviaux relatifs et des coefficients d'infiltration. — Toutes les questions de la théorie renferment comme donnée l'apport pluvial, ou, plus exactement, ïapport pluvial
rela$if y-r\ c'est-à-dire le rapport de l'apport pluvial au moment considéré i Tapport
pluvial du régime permanent II est donc nécessaire de conoaHre ces rapports pour les cas les plus intéressants.
Les calcuk suivants ont pour but de les déterminer.
Ces calculs sont basés sur des statistiques de débits de sources relevés pendant un asses grand nombre d'années, condition indispensable pour éviter les erreurs accidentelles.
Malheureusement les observations régulières de débits de sources sont très rares, et nous n'avons que peu de documents à notre disposition.
C'est naturellement aux services de distribution d'eaux de sources qu'il appartiendrait de faire de pareilles observations. Mais les municipalités soûl, en général, très indifférentes aux statistiques de ce genre, même dans les grandes villes, à part quelques rares exceplions; on n'a pour ainsi dire aucune donnée exacte sur ce que débitent les sources aux diverses époques de l'année.
Quant aux eoeficients d^inJUtraiionf pour pouvoir les déduire de la connaissance des apports pluviaux relatifs, il faudrait avoir la statistique des pluies sur le bassin des sources. Ici encore tout manque, ou à peu près. Dans la plupart des départements, il existe une commission météorologique, mais les observations sont souvent établies à une grande distance du bassin des sources que l'on considère, et celles qu'on a à sa disposition ne conviennent que très approximativement au bassin luimême.
Enfin, dans d'autres départements, il n'existe pas d'observations météorologiques.
Les calculs que nous allons développer pourront servir aux ingénieurs chargés de services d'eaux de sources pour l'établissement de calculs semblables dans les circonstances où ils sont placés.
2. Galeries de captage de Rennes. — Ces galeries, étudiées au chapitre x, ne sont autre chose, en définitive, que la collection et la dérivation de sources dont le niveau d'émergence a été abaissé dans les conditions du chapitre viii.
La figure â03, pi. LXIX, représente la courbe des débits moyens par jour et par mois, pour douze années, de 1889 à 1901, commençant le i*" octobre. On y voit que le débit de caplage varie beaucoup d'une année à l'autre. Ce débit est très instable.
C'est une conséquence de la forme des nappes, dont la pente hydraulique est très forte, et de la faible longueur des versants, qui n'est en moyenne que de 65o mètres. Ce sont de petites êourees (p. 88).
La figure 3o&, pi. LXX, représente la courbe des débits moyens par jour et par mois pour les douze années réunies. Le débit moyen est de 13.870 mètres cubes par jour. Il se produit le 97 décembre et le 16 juin.
Le débit maximum se produit le 17 février et s'élève à 16.0&0 mètres cubes.
Le débit minimum se produit le 16 septembre; il est de 9.360 mètres cubes.
L La crue d'hiver dure 53 jours;
n. La décrue de printemps, 119 jours;
m. La décrue d'été, 93 jours;