SOURCES
ALTlTUnK.
mètret.
DÉBIT
OBDIIIAIIIB
litres.
RAPPORT AQ BéHT OlimillB
Vn DOITS
UTIUSATIÛA AOTVIIU
Hfm
TusAirr oouT.
Sources
du BoMu
do Tertre de la Grey.
du Ghéne
du Tambour
du Baflaiii
âao /ii5
Totaux bt motbiviibs
Ferme du Gbéoe.
Vernie de QouSenoa.
▼BB«ANt B8T,
Sources
de Bellevue . .
de Chauffourt.
de Landrouyot
de Segré
Totaux bt moternss
/îo
BRIIBS
Alimente Bellerne.
Projetée ponr MooU^y.
Atimate Cliiuaiiirl.
IA
Dans le tableau ci-deasus, on n'a compté la source de Bellevue qu« pour moitié, parce qu'elle est située sur la ligne MM.
Le coefficient f a été substitué pour cette même source au chiffre 1, qui figurait au tableau dressé par le service hydraulique , et qui parait invraisemblable.
Il est à remarquer aussi que les rapports moyens s,68, 9,99 sont iiadmissibles, car, en temps de crue, Taugmentation relative du débit doit être plus grande pour les souroea du contreveraai(t que pour les sourees du versant
Le débit total des sources comprises dans le parallélogramme MM, NN est de 33o litres par minute, ou b lit. B par seconde.
Cea débits sont extrêmement petite* En effet, la surface rectangulaire eomprîse entns les lignes poiatilléas qui circonscrivent le bassin alimentaire des ne«f sources oi-desaus désignées est de 800 hectares. On a donc pour l'apport pluvial :
Par mètre carré et par seconde :
o^'jOooS
MB
^ hàà
Par mètre carre et par an :
o", oai6.
La hauteur de pinie utilisée par la nappe du tmjocien n'est donc que de 0*^,09 1 6. n est évident que ce chiffre ne représente pas la totalité de la pinie infiltrée dans le sol. Il faut donc admettre que Tiraperméabilité des couches du lias supérieur n'est que relative, et qu'une partie des eaux pluviales s'infître dans ces couches où elles forment une nappe de thalweg dont le fond est situé sur une couche franchement imperméable. En réalité, le lias est représenté ici par des couches de calcaires argileux un peu perméables, beaucoup moins perméables cependant que les calcaires bajocicns.
Le i5 juin 1893, époque 1 laquelle les nappes étaient à peu près dans leur état moyen, le ruisseau de Poinson, jaugé un peu en amont de son confluent avec le ruisseau d'Ivry, débitait 98 litres par seconde.
A là même date, les sources débitaient, savoir :
DéllT
»AI miVTK.
lilrat.
da ButKU 1 90
ilu Tcrlre Co
dn Chêne # 67
Sources ^ da Tambour 47
da BâsMn 60
da Lavoir • (îh
de la Roche Gilbert • 60
Pour qoalre autre* sources en aval de ta soaree du Bossu 1 5o
ToTiL 698
iSoit, par seconde, 10, &.
Désrr
Itu
11 y avait donc un débit fourni par les sources du bajocien de 1 o A
Et un débit fooroi par la nappe de thdwog son»jacente du lias de 176
Total. . • 98 o
La nappe bajocienae ne retenait que les ^ de la pluie tombée.
Nappe du plateau bajocien. — Prenons les notations ordinaires pour le cas des nappes d'affleurement (tableau W).
Le rapport des débits des sources de versant et de contreversant serait cdui de a à 1 . Mais Tévaluation faite par le service hydraulique pour les débits du versant nous parait faible, si on les compare aux résultats des jaugeages de 1893. Nous admettrons, comme nous paraissant plus exact, le rapport de 3 à 1. On aurait donc :
Longueur du versant :
!»■( 446 )t>" Longueur du coolreversani :
rX a.6oo = 65o =(L — a).
Dans ces conditions, le faite séparatif du versant et du contreversant coïnciderait avec le fatle orographique. Dans les nombreuses études que nous avons faites, nous avons reconnu que c'est là une concordance qui se réalise presque toujours. Et cela se comprend puisque, le faite orographique ëtant horizontal, c'est un point où finfiltratioii des eaux de pluies tend à atteindre son maximum.
On a donc, pour la nappe en question :
et les graphiques (Gg. 35, pi. XI) nous donnent, pour la pente hydraulique de la
nappe :
rt ensuite :
Le coefficient d'absorption a pour valeur (SS i6 et ao) :
On calcule ensuite l'ordonnée au Mte, l'ordonnée maxima et la distance de cette dernière ordonnée au faite (tableau E, p. 69) :
b^^aSy^ 1.960 X o,oi5i X o,5i =« i6",o; b = a5^=^ 1.9B0 X 0,01 5 1 X 0,65 = 19*", 1,
^ o,oi5i
Ces éléments suffisent pour construire grossièrement le profil de la nappe AÂ' (fig. 9i6,pLLXXVI).
Du côté du versant, le terrain est déprimé dans quelques parties et forme des plis qui viennent couper la nappe vers le point D. C'est ce qui donne lieu à la source du Chêne, qui doit être située vers la cote (455).
La surface versante du bajocien pour le débit de 10 lit. 4 étant d^environ i.soo hec* tares, on a, pour le coefficient de perméabilité du terrain :
m k o,oio& 1
f» ^ i.ioo X 10* X 0,0161* a63.ooo
Nappe du lias supérieur. — Ainsi que nous l'avons déjà dit, les eaux qui traversent le fond du plateau bajocien, aussi bien que celles qui tombent directement
sur les versants liasiques, donnent lieu à une nappe de tbaiw«g qoî fee àéférm à ses deux extrémiti^s dans le ruisseau de Poinson et dans celui de la Traire.
Le plan séparatif de la nappe supérieure 6t de la ccmtrenappe est à peu près parallèle au plan AÂ', c'est-à-dire que sa pente est de 0,01.
Le profil de celte nappe peut se calculer de la manière suivante. (Pour les notations, voir tableau W, S i**).
Nous admettons quW raison de la disposition des versants, cette nappe dâiite I dans le ruisseau de Poinson, ^ dans le ruisseau de la Traire. On a donc ici :
j = | d'où a-j6^o»-a^o^
Les graphiques 35 et 35 ^'s donnent :
z = o,aa; y=«o,67; ^=-=0,74;
io==a^y = 3.3oo X 0,0237 ^ ^'^7 = 5o"6A, b^aS'^^ 3.3oo X 0,0337 X ^»7^ = ^S*" 93,
sh 0,01 X 55,93 , ^of. ^m'^yi"" , = 1,00a m.
Au moyen de ces éléments, on a tracé la courbe A^B^Aj de la figure 316. (Par «uik d'utte «nour mÊtiéélit^ lei onkmûées 4e cette osiurbe doîveat étr6 à peu près doublées.)
La surface du versant de la nappe du lias correspondant au débit de 17 lit. 6 étant d'environ 9.900 hectares^ on câktlen te eoeffieient de perméabilité de cette nappe de la manière suivante :
wr p 100
^2^'2(l^Kj 0,0327^X 3.79 = 0,001437;
fi' ^ SI.900 X 10* X 0,001 437 i.800.000
Comparant les coefficients de perméabilité du lias et du bajocien, oa reooiuiaii que le terrain bajocien est esiviroii sept foia plua pernëaUe que le Uaa. £b raison de Tin certitude des données, toua ces calcula De doivent être considëréa que comme simplement approximatifs.
Cette étude nous a fourni l'occasion de {K)umettre h la théorie hydraulique un cas très intéressant et très fréquent dans la nature, celui de la superposition de deux nappes à des étages différents. La figure 8 nous en avait déjà donné un exemple remarqatUe, ceèvi do plateau de MalcéviHe, qui présente non fm deux cMppea, iiMib bien tspois nappés superposées.
Craeset déoruM à§B toarcw dupUteaii ba)oete&. ^^ Nouan'a^vasMir les crues el décrues des sources en question que des renseignements insuffisants.
Nous avons déjà vu que ies sources du versant Ouest, au nombre de six, ont été jaugées en 1893, ie i5 juin et le 3 1 ao&t» et qu'elles ont donné respectivement à ces deux dates s 3 lit. /to et 10 lit. 6g. Mais nous ne connaissons pas le débit permatient de ces sources.
Dans ces conditions, il est impossible de leur appliquer la méthode du graphique F.
D^aiiieurs, nous ne connaissons pas, pour la région oh sont situées les sources,
les valeurs spécifiques des apports pluviaui (^)* H est évident que le régime
hydrologique de cette région, située dans TËst de la France , à raltilude Aoc, eet très différent de celui du bassin de Paris, à altitudes modérées.
Noua ne aonàme* donc paa en memt^ de prévoir le régioie dea eeurcea^ même si nous coBAaissions leurs coefficients caraciérigtiqHeB.
Lea apprëciitiooa du service hydraulique indiquée» plus haut nous doaoent les valeurs de F, pour le cas de crue ou de décrue* U s'agit évidemment dee maximums et des minimums enfijieîrec.
Pour obtenir le débit A'étiage extrême^ il faudrait multiplier les rappcurts F relatifs au minimum ordinaire du débit, par un coefficient de réducUoo. Nous avons trouvé au chapitre xiv , pour ces coefficienls de réduction :
Captages de Rennes , O97& ; Hautes sources de la Vanne, 0,60; Exceptionnellement, 0,47.
Etant donné laltitude des sources de la vallée de la Traire et le climat plutôt humide de la région, nous pensons que le coefficient o,65 serait convenable. On aurait donc pour première correction :
Versant Ouest :
Versant Est :
Il faudrait aussi tenir compte de Feffet du déplacement horizontal du faite. D'après le tableau des sources, reffel produit par une décrue ordinaire pour laquelle F = 0,666 en moyenne serait de :
au détriment du contreversant.
Pour une décrue de 0,666 X o,65 = o,&33 en moyenne, Teffet produit serait au moins proportionnel et il donnerait Heu \ une différence de au moins :
On trouTe facilement que, dans ces conditions, les rapp<>rli> seraient respectivement de : *
Versant Ouest :
Versant Est :
o,3(j5 soit o,&o.
Il ressort de ces considérations qui, d'ailleurs, ne reposent que sur des assimilations un peu hypothétiques, que les sources du plateau bajocien pourraient avoir des débits miuima extrêmes de o,&7i du débit ordinaire pour le versant Ouest; de o,&oo pour le versant Est.
Le terrain bajocien a des canaïuc coUeoteiini des aanz. — Dans le rapport géolo- {jique fourni sur les sources du versant Est, en vue de ralimenlation de Montigny-le- Roy, on lit les appréciations suivantes : irLes calcaires de la falaise bajocienne sont faiUement fissurés, mais ne renrerment pas de fissures larges ni de fissures béantes; toutes sont remplies de terre, ce qui permet de considérer cet ensemble comme un excellent filtre. y>
Le calcul démontre atec certitude que les fissures ne sont pas toutes remplies de matières perméables et que ce terrain est pourvu de collecteurs assex larges pour recueillir les eaux à Tintérieur du massif et les conduire au jour.
Gela ressort avec évidence des considérations suivantes. Si Ton fait F =«0,70, valeur du rapport des débits pour les décrues moyennes , le graphique F donne :
Pour :
Nous avons trouvé pour la période de décrue d'été : Captages de Rennes :
^^j ««0,996; Durée n-=j}2 jours;
Sources de la Vanne :
( T- ) =» 0,709 ; Durée » = 78 jours.
11 parait convenable d'admettre dans le cas présent n=» 90 jours. On aurait (équation &3&) :
/ X «T» „ , rp 3654P
(i) x^— dou aT -.
Ce qui donne dans les quatre hypothèses ci-dessos posées :
aT==i,/ii; 2,i5; 3,o4; oo.
La moindre valeur est i,&i.
D'autre part, calculons le coefficient caractéristique par la formule (177) eu faisant
K = zéro, puisqu'il s'agit d'une nappe d'affleurement.
On a :
J=o,oi5i, a= i.gSo;
et pour :
« = 0,33, À (graphique 35 lns) = o,i)ii.
Par suite :
(3) ais^-.=r=< — .» .
^ ' piha f£X OtQDX iigoo (l
La plus forlè valeur de fi sera obtenue quand oh donnera à «T sa valeur minimum, i,&i. On aura alors r
(i représente le coefficient de résiatance des matières qui remplissent les fissures du calcaire bajocieo. Ce coellicient est certainement égal à 3. 000 ou a.ooo, au moius*
Il y a donc incompatibilité entre les formules (1) ot (û), la première déduite de l'observation des débits de décrue, et la deuxième déduite de la théorie.
Gela prouve que la nappe du plateau bajocien n'est pas Une nappe continue et qu'elle a des canaux collecteurs. Il faut donc considérer cette nappe comme un groupe de ëource» (S 86 ).
L'observation nous donne pour les coefficients caractéristiques : «T » i^A 1 au tuoiaf.
D'autre part, nous avons trouvé :
- = Y = aoo.ooo,
d'où :
Cette formule permet de calculer m, quand on s'est donné fjL, Nous calculerons lu proportion des vides formés par. les fissures à la masse totale, en supposant que les matières qui remplissent les fissures ont ellesrmémes âo p. 100 de vides. Voici les résultats :
PBOPOBTlOlf ft* ''<• àci finorei.