‹ Études sur les sourcesChapitre 99 sur 133 · o,o3oA o,i · texte numérisé non relu

o,o3oA o,i

11 est impossible de choisir eu toute sûreté, mais la valeur (à ^ G.uoo nous parait la plus probable.

krfus »DM LIS sooRflis. 99

--•«< 650 )hh—

Pour que la formule (9)domie uae vakur du coefficient caractéristique concordant avec les résultats auxquels nous venons de nous arrêter, il faut supposer que le produit ka a une valeur beaucoup pins petite que celle que nous lui avions donnée.

On posera :

Faisant :

<y=o,oi5i; /x = 6.ooo, on trouvera :

Aiaj = 56",3o,

et comme les coefficients A sont très voisins de Tunité, on peut dire que les canaux collecteurs des eaux sont distants moyennement de lao mètres.

4. Source de Yallan (Eaux d'Auxerra). — La source de Vatlan» que la ville d'Auxerre se propose de capter pour son alimentation, nous ayant été signalée comme ayant un débit très irrégulier, qui varie de i à 5o litres par seconde, nous avons pronostiqué immédiatement que cette source devait être une source à nn seul versant, et cette appréciation s'est trouvée conforme à la réalité. LMtude de la source de Yallan offre d'autant plus d'intérêt que les sources è un seol Yarsanl sont raret parmi oalles qui servent à alimenter des villes.

M. l'ingénieur en chef Aiby a bien voulu noua fournir taua las reusatguemenls utiles sur cette question, et notamment les observations de puits et de débits qu*fl' a fiiit exécuter en i go^S- 1 90&.

La figure 917, pi. LXXVII , donne la earle de la région au ~ avec courbas de niveau. Les sources y sont représentées par des cercles bleus d'une section propoiv tionnelle à lenr débit.

La ville d'Auxerre , riveraine de la rivière d'Yonne , est assise sor des ealcaiMs pmilanUmsy calcaires très fissurés et très perméables. Le himimimigien affleure dans le lit de la rivière vers la cote 100.

Le ru de Yallan coule dans une vallée orientée sensiblement du Sud au Nord. Le ru est Tégout de la nappe pordandienne, et la pente de la vallée suit celle des ai^giles kimmeridgiennes, que l'on trouve partout à une faible profondeur au-dessous du sol dans la vallée. La cote de cette argile est de ioo> mètres à Auxerre, de i5o mètres en amont du viUàge de Yattan (à 6 Idiom. 5oo), de 180 mètres eh amont du village de Gy-Lévèque (à 10 kilomètres), de 90& mètres è 1 kilomètre phis loin, de 960 mètres à 3 kilomètres plus loin et au delà de la ligne de faite.

La pente de la couche imperméable qui forme le support de la nappe portiandienne varie donc, en descendant la vallée, de 18 millimètres par mètre pendant les quatre premiers kilomètres à 1 0 millim. 3 sur 3 kilom. 5oo , entre Gy et Yallan , et 7 kiiom. 700 de Yallan à Auxerre.

Cette pente n'est pas uniforme. Le terrain de toute la région comprise entre les grandes failles de Quennes et de Chevanne se trouve très &illé, et les couches d'argile présentent des ondulations nombreuses. Ces accidents déterminent dans la région de l'écoulement des eaux des particularités di|rei?Bes.

Une partie des eaux pénètre dans les assises peu perméables du kimmeridgien et.

ehemiiiant à travers la masse, se dtrige fers la vallëe de f Yonne, qui fait appel, et s'écoule finalement dana cette vallée , le long des affleurements des argiles des couches inféneures du kîmmeridgien.

La perméabilité de la masse portlandieone est extrâme : les bancs inférienrs contiennent quelque peu d^argtlè dans les lits, et les bancs qui forment la trensition entre le porllandien et le kimmeridgien sont quelquefois très compacts. Grâce à eetts cir^ eonslanee, f écoulement des eam de pluies est ralenti et la limpidtté des eaux souterraines n'est pour ainsi dire jamais troublée. Malheureusement, la réserve d^eau est très faible, et il suffit d'une période courte de sécheresse pour faire varier les débits dans des proportions considérables.

La figure 918, pi. LXXVIII, représente, sous les n~fi% 3% 6%les dbservatiens du ni- Yeau dans trois puits situés dans le ru de Vallan , aux points marqué» G , G , F. On voit combien sont importantes les variations de la hauteur d'eau dans ces puits. Par exemple, pour le puits C, à la suite des pluies du mois d'août, qui ont atteint 161 millimètres, l'eau s'est élevée de 3 a. 10, raalgrt la déperdition qu'éprouvent dans ce mois les quantitéa d'eau infiltrées dans le sel.

D^un autre oôlé, les pluieo d'octobre, qui ont atteint une hauteur de 69 miHim. &, n'ont déterminé aucun r^vement dans k nappe. Cela tient évidemment à oe que le pluviomètre établi k Auxerre, et dont la figure a 18, 1* donne les indications, ne reproduit pas exactement les chutes de phiies tombées sur le baesin 4u ru de Vallan.

Le puits F n'éprouve que des fluctuations insignifisfutes. La montée d^août se traduit par une hauteur de 0 m. &o seulement. A noire avis, cela doit tenir à 1^ que le puits F est placé au milieu d'un Ilot de ealesires plus «ompaéts, plua imperméables, isolés au milieu de la masse générale , et qui ne participent à son mouvement que dans une mesure très atténuée.

La source de Vallan, placée au point A, a vu son débit tomber, dans une année sèche, en lA^âfà t lîl»£i pnraoaMMln, tandis qu'a» ftatiaf «^eèoHe danBail fa HUrm.

L'instabilité du débit est uuq régis commune a toutes les sources de cette vallée; il y a des dégrés dans cette instabilité, qui est d'autant moins grande que l'on se trouva plus bas dans la vallée.

Ëtoda hydraulique de la source da Ynllan et de la nappe qui ralimente. — Sur la carte, nous avons indiqué par un contour bleu avec des croix (contmir {nté« rieur) le bassin orographique de la source de Vallan. Ainsi qu'on le verra, comme conséquence de cette étude, ce bassin diffère sensiblement du bassin qui alimente réellement cette source.

Ce bassin comprend deux vallées principales qui sont sèches en temps ordinaire ^ sauf sur la partie inférieure de la principale , celle qui passe par Gy-Lévéque et qui se divise elle-même en trois vallées secondaires.

Les données que nous possédons nous permettent de déterminer d'uM manière suffisante les âémeots constitutif de la nappe portiandienne.

La ligne des plus grandes pentes du terrain kimmeridgien est à peu prte dirigée suivant la ligne lY du ^an, laqudle est orientée N. ^ 0. (fig. 917).

La coupe transversale ZU, faite normalement à XY (fig. 918 ter)^ d'après la carte à courbe de niveaux, indique à pou près l'cUure de la surface supérieure du kimmcjifift» Usuelle pré^nie un certain creux vers le nùliou du bassin.

aç).

La coupe X¥ de la Ggure î^i8 iîf passe par la source de Vallati ettiy-Lévèque; elle est prolongée jusqu'à raffleurement du kimmeridgieu, vers la cote â5o. D'après M. AlbV) la pente de ce terrain est de o m. 018 par mètre sur U kiiomèlres, comptés de Taffleurcment, et de o m. oio3 sur les 3.730 mètres suivants, jusqu'à la source.

On constate qu'il n'existe aucune source tout le long de TafSeurement, au Sud du bassin, noà plus que sur le c&té Est^

, Au contraire, il existe des sources sur le contreversant, du côté Ouest, et cela exige que la pente transversale du kimmeridgien se rapproche de l'horizontale. C'est ce que fait voir la coupe, figure 318 (er. Il y a aussi une ligne de sources au pied des pentes, dans la vallée de l'Yonne.

Ls nappe se présente donc bien comme ane nappe à tia seul venant. Son bassin alimentaire se prolonge au Sud jusqu'aux affleurements du kimm«*idgten, suivant la ligne de croix tracée en bleu (contour extérieur). La surface de ce bassin se trouve ainsi portée à âà85o hectares.

Pour parvenir à une counaissance plus complète de cette nappe, nous admettrons que les eaux pluviales sont absorbées dans l'étendue de son bassin, comme sur le bassin des hautes sources de la Vanne, qui a sensiblement la même altitude, i5o à 3oo mètres, et qui n'en est éloigné que d'une cinquantaine de kilomètres an Nord. Les coefficients d'infiltration $ du diapitre xiv, tableau 5 , sont donc applicables.

Nous admettrons, enfin, que les hauteur^ de pluie constatées à Auxerre sont les mêmes que cdles du bassin de Vailan, et c'est peu^étre cette dernière hypothèse qui est la moins exacte. Au moins peut-on admettre que, si elle n'est pas exacte dans le détail^ elle l'est pour l'ensembk de l'année, et nous n'avons besoin que de cette hypothèse pour le moment.

Voici le calcul des volumes d'eau infiltrés du i""' juillet 1908 au t*'' juillet igo& :

Mois.

1903.ittiil«l....

Aoûl

Septembre .

Octobre . . .

Novembic .

Décembre.

1904. Janvier.. . .

Février. . . .

Mare

Avril

Juio.

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