God. Hermann; voyez préface de Blomfield
2. Les Suppliantes (v. 123 sqq.) se servent d'un mot de la langue barbare; mais ce n'est qu'un mot en passant, et elles le remarquent elles-mêmes avant le scoliaste.
3. Voyez v. 86, sqq., 223, 351, 453, 536, 613 sqq., 033, OâS, 650, 672, 754, 813 sqq., 831 , etc , où le poëte, comme au reste (luelquel'ois Hérolote et autres, prête aux Perses les rites, les idàns religieuses et môme les divinités des Grecs, leur fait prononcer les noms de Jupiter, de Neptune, tle Pluton, de Mars, de Mercure, de Paii; elc.
volontaires; en voici un exemple : l'immense étendue de la domination persane avait fait imaginer à Cyrus, raconte Xi'nophon*, pour la rapide transmission des ordres qu'il envoyait, des nouvelles qu'on lui adressait, le système des relais que, chez les modernes, a retr-ouvé Louis XI; les messages cheminaient en Perse sans interruption, et le jour et la nuit, passant d'un courrier à l'autre, comme le flambeau de main en main dans les fêtes de Vulcain, dit de son côté Hérodote', qui nous apprend que Xerxès, pendant son expédition de Grèce, se servit, pour correspondre avec ses iiitats, de ce moyen de communication. Ni ce fait, ni l'usage déjà ancien auquel il se rattachait, ne pouvaient être ignorés d'Eschyle'- Mais, c'était son droit assurément, il n'en a pas tenu compte. Il lui convenait que l'annonce du désastre des Perses fût apportée à Suse par un témoin oculaire qui pût en faire le récit, et que ce récit, véritable coup de foudre, n'eût été précédé par aucun autre. Les choses se passent autrement chez Hérodote *, et, ce qui arrive quelquefois, l'histoire y paraît peut-être plus dramatique que la tragédie. Un premier courrier a fait connaître que Xerxès est maître d'Athènes et c'est au milieu des fêtes, par lesquelles Suse célèbre sa victoire, qu'arrive le second courrier chargé d'annoncer sa défaite.
La critique s'est fort occupée des différences qu'on peut remarquer à l'égard de certains faits, entre ce qu'en dit Eschyle et la narration d'Hérodote. Elles ne sont pas toutes d'une importance égale, et ne doivent pas ébranler notre confiance dans le second de ces écrivains. Il y a des choses qu'un contemporain peut fort bien ignorer, et qui se découvrent plus tard aux investigations de l'histoire; il y en a que la poésie ne se fait pas scrupule de changer,
1. Cyrop., Vin, 6. — 2. VIII, 98. Cf. ^schyl., Agamemn., 305 sqq.
3. II les rappelle dans son Agamemnon, v. 275, appliquant, par une figure hardie, à une suite de feux allumés qui transportent d'Asie en Europe la nouvelle de la prise de Troie, le mot emprunté de la langue des Perses par lequel ils désignaient cette espèce de courriers, aYYaoot.