‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 117 sur 170 · Culic. y. 30 sqq · texte numérisé non relu

Culic. y. 30 sqq

2. I-'ublié en 1831), avec une trcsinléressanle notice de M. Sainte- Beuve.

3. Los chants i, ni et viii et plusieurs fragments des autres chants.

qui filiblit dans une des luttes d'Olympie, tantôt, dans l'une des Strophades où l'a jeté le naufrage, se rencontrant avec un poole persan auprès du tombeau d'Homère. L'ombre d'Homère elle-même, la lyre en main, lui est un instant apparue, et le son fuyant de cette lyre l'a guidé à travers une forêt, jusqu'au monument d'où continue de s'échapper la mystérieuse et divine harmonie. Gela est dit en vers charmants :

Dans la foret

Le vieillard à l'instant s'éloigne et disparaît,

Et sa lyre après lui résonne sous l'ombrage.

Eschyle impatient, qu'un dieu même encourage,

Longtemps marche en ces bois de détours en détours,

Vers l'invisible son qui s'éloigne toujours.

Il poursuit son chemin ; mais le bruit de la lyre

Décroît à chaque pas et lentement expire,

Mais, ô charme nouveau !

En foulant le gazon qui croît près du tombeau, 11 entend, à travers la pierre sépulcrale, Une magique voix sortir par intervalle.

La tombe harmonieuse enchantait ces déserts.

N'y a-t-il pas là, pour nous, comme un symbole de cette inspiration qui, pour la poésie des Grecs, et, en particulier pour leur tragédie, sortait incessamment des poëmes d'Homère?

Page 1