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2. On l'a conjecturé de Chéiilus, dont les cent cinquante tragédies (Suid., V. Xoip'Jo:) ne pourraient sans cela trouver leur place dans sa
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il ait doncê cet exemple, imparfaitement suivi par les poètes ses rivaux et ses successeurs auxquels il aurait semblé plus commode de multiplier, ainsi que lui, les ouvrages, que de les lier comme il avait fait*. Les anciens^ ont euxmêmes désigné, par le nom collectif à'Oreslie, son AgamemnoUy ses ChoéphoreSy ses EumènideSj où, nous en
carrière dramatique, quelque longue qu'on la suppose ; de Pratinas, illustré par des drnmes sntyriquos, qui ne se donnaient pas seuls^ mais auraient pu, il est vrai, êlre donnés après deux, après une, aussi bien qu'après trois tragédies (voyez Bode, qui a fortexaclenfient résumé et quelquefois heureusement ci'mplété ces discussions, Histoire de la poésie grecque, tragédie, t. III, p. 59). F'our Phrynichus, à la différence de Chérilus, et même de Pratinas, ou cite ue lui si peu d'ouvrages, que ce serait, selon le même critique {ihid., p. 82), se donner une peine inutile que d^ vouloir les distribuer en tétialogies. Bode remarque plus loin (p. 93) que le nombre des tragédies aitriljuées à Pratinas (dix-huit) est bien loin de ce qu'il devrait être (quatre-vingtseize) , pour qu'elles formassent, avec ses trente-deux drames satyririques, des tétralogies; d'autre part il est frappé, dans le théâtre d'Eschyle et de ses successeurs, d'une disproportion toute contraire : il n'y trouve pas, il s'en faut de beaucoup, assez de drames satyriques pour que chaque tétralogie ait pu avoir le sien. De là cette double conjecture que peut être, chez les derniers, le drame satyrique a été remplacé quelquefois par une quatrième tragédie d'un genre plus tempéré, à dénoûment heureux, comme ÏAlceste (voyez Alccst. Argum.), comme VOreste (voyez Orcst. Argum. et schol., ad v. '689^, et qu'au tem[)S du premier le drame satyrique a pu être accouplé à une seule tragédie ou composé ei joué isolément. Concluons qu'il est bien difficile de savoir qunnd l'usage de la tétralogie a commencé, et qu'on ferait peut-être sagement de se résigner à l'ignorer, comme tant d'autres points obscurs de l'origine des arts.
1. Escnyle lui-môme a donné des tétralogies sans aucun lien trilogiqiie, celle-ci entre autres dont parle l'argument des Perses : Pliinée, les Perses, Glaucusde Potnie{voyez God. Hermann, de A^schyli Glaucù, 1812; Opusc, 18'27, t. II, p. 59), Proniéthce, drame .«-atyrique. Disons cepemiani que Welcker [ibid. , p. 470 et suiv.) a fait bien hardiri:ent des trois tragédies une trilogie, non pas de sujet commun, mais de sujets simplement an;dogues, en suppcsuit que, dans la première. Planée coruprenait parmi ses prédictions aux Argonautes môme ces triomphes des Grecs sur les Barbares célébrés fiar la seconde, et que, dans la troisième, le diiu marin Glaiicus, substitué pnr lui à Glaucus de Hotnie, racontait la victoire contemporaine de Gélon sur les Carthaginois. Il lui a même paru que lorsipie Aristote [Poet., xxiii) cite la d'faile des Perses à S?ilamine er. celle des Carthaginois en Sicile, arrivées, disait-on icf. Hérodote, VII, 155), le môme jour, comme exemple d'év(''nerncnts qui , liés par le temps, ne se liennetit réellement pas, il a fait allusion à leur rapprochement dans la trilogie d'Kscliyle. Ces conjectures n'ont jioint passé sans contradiction. Voyez, entre autres, E. A. .1. Abrens /Ksclujl. fragm., 184"i, éd. F. Didot, p. 193 sqq.