‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 132 sur 170 · Num me deus obruit, an quae (aliqua · texte numérisé non relu

Num me deus obruit, an quae (aliqua

Lecta Prometheis dividit (nos) herba jugis?

(Propert., Eleg., I, xii, 10.)

2. Argonaut., III, 851 sqq. — 3. VIII, 355 sqq. — 4. Med., 708. Cf. 821 .

5. Schol. Pindar., Pyth., Y, 35. Peut-être cependant, comme l'a soupçonnné Bœckh, Grœc. trag. princip., ix, une erreur de copiste at-elle" substitué, dans ce témoignage, le nom de Sophocle à celui d'Eschyle.

6. Argum. PrometK. ^Eschyl. Voyez, sur les fragments de cette tragédie et le plan auquel on les peut rapporter, E. A. J. Arhens, Sophocl. fragm , éd. F. Didot, p. 324 et suiv.

7. Lebeau jeune^ Mém. de VAcad. des inscript., t. XXXV, p. 450 et suiv.; M. Edgar Quinet, Préf. de son Prométhée. — 8. Sophocl., Œdip . Col, 55, schol. — 9. iEschyl., Agam., 307; Lucret., de Nat. rer., 11, 78; Pers., Sat., vi, 6L etc.

ils étaient fatigués, le passaient à d'autres plus frais ou plus agiles*. Un fragment de Ménandre^ nous parie des nombreux tableaux qui représentaient, à Athènes, le supplice de Prométhée, et parmi lesquels, sans doute, il faut compter, bien que Pline n'en ait rien dit, celui de Parrhasius, qui a donné lieu, de la part des déclamateurs, à une étrange histoire, racontée depuis de Michel-Ange ^ Dans les Oiseaux d'Aristophane, le personnage qui vient de rOlympe donner aux habitants de Néphélococcygie des conseils secrets contre les dieux leurs rivaux, et qui se présente si mystérieusement, caché, sous un parasol, aux regards de Jupiter, et la tête voilée, n'a pas plutôt laissé voir son visage, que le fondateur de la ville nouvelle, TAthénien Pisthéthérus, le reconnaît, et sans explication le salue familièrement de ces mots : « Ah! mon cher Prométhée*! » Un dieu qui représentait l'activité de l'esprit, l'industrie humaine, la culture sociale, la civilisation, devait être, on le conçoit, populaire chez les Athéniens, le bienvenu sur leur théâtre ou tragique ou même comique.

. Il s'est montré depuis, avec tant d'autres personnages de la tragédie grecque, sur la scène latine, dans la rude et énergique imitation faite du chef-d'œuvre d'Eschyle par le vieil Attius, et que Gicéron, je le soupçonne et l'ai déjà dit, a en partie refaite ou complétée. Quelques vers, qui se rapportent évidemment à la captivité etaux.souf-

1. Aristoph., Ran., 131,schol., 1100; Menandr., Fraom. incert., vi, 3 (Cf. Lucian., Amor., xi.iii) ; Fiai., Legg., VI; de liepubL, I (Cf. V. Cousin, trad., t. IX, p. 3, not. p. 332); Pausan., AU., xxx; IViet. ad Ilerenn., IV, 46; B.yg..,Astron.poet., II, Sagitta, etc. Cf. Meurs., Grœc. feriat.; Barthélémy, Voyage du jeune Anacharsis , xxiv. — 2. Ibid.

3. Voyez chez Sénèque {Controv., V, 34) divers exercices de rhétorique sous ce titre : Parrhasii Prometkeus. Ce sont des plaidoyers contre le j)einire qu'on sup|iosait avoir acheté de Fhili[)pe un |>risonnier olynthien, l'avoir fait périr à ses yeux dans les tourments, pour exprimer au naturel, d'après ce jnodèle, les soufl'rances de Prométhée, et, souillé d'un tel crime, n'avon- pas craint d'orner de son tableau le temple de Minerve. Il n'y a prohahlement de vrai dans tout cela que l'existence d'un Prométhée de Parrhasius^ placé dans le temple de Minerve.

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