V. 52 sqq
3. Dans le Plutus d'Arisîophane, v. 418 sqq., quand la pauvreté se montre tout à coup à Chrémyle et à Blepsidème, « qui es-tu donc? s'écrie l'un, tu me parais bien pâle. — C'est peut-être, dit l'autre, quelque furie de tragédie; elle a le regard égaré et tragique. — Non, reprend le pr mier, elle n'a pas de torche. » Les divers passages qui peuvei.t éclaircir et compléter la description d'Eschyle, on les trouvera ra'^semblrs et discutés dans l'ouvrage déjà cité p. 336, où Bœtiiger a traité des Furies d'après les poètes elles artistes anciens, s'attachî.nt à montrer comment la loi du beau, qui dirigeait ces derniers, a dépouillé progressivement de ce qu'il avait de hideux et de repoussant le type primitif des Furies. Sans contester la réalité de cette métamorphose, je dirai qu'elle me paraît avoir dû commencer chez Eschyle même, qui s'adressant aux yeux, comme les sculpteurs et les peintres, était à peu près dans le? mêmes conditions qu'eux, et n'a sans doute pas montré matériellement par le costume tout ce que ses vers offraient à l'imagination, et qu'elle seule devait voir. On trouvera le résumé des opmions diverses à ce sujet dans la dissertation déjà citée de R. Haym, De rerum divinarum apud ^schylum condilionef p. 26 sqq.