Sext. hmpiric, Adr. mathem., IX
3. Plutarch., de Placit. philosoph., i. Cf. Valcken., Diatrih. in Eurip., etc., XX. Conirairemeiit à Valckeiiaer, Bayle, art. Critias, luiretire les vers du Sisyphe pour les donner à Euripide. W. C. Kayser, Hist. crit. trag. grue, p. 231s()q., a débaitu, après beaucoup d'autres qu'il rappelle, ces questions, et s'est prononcé pour 1 attribution du Pirilhoûs et du Sisyphe à Critias. Il ne contredit pas en cela Fr.'G. Wagner, qui croit lui-même Critias auteur de trafi:édiesdeceni.m,mais admet en même temps l'existence d'un F iri ihoûs d'Euiipide. Voyez, dans la Bibliotnèque grecque de F. Didot, Euripid. fragm., p. 763; Poet. trag. grœc. fragm. , p. 93 sqq.
4. yElian., Var. hist. ^ II, 8. Cf. Clinton, Fast. hellenic. , p. 79. h. Clem. Alex., Strom., VI.
6. S'il est bien l'auteur de ce^. ouvrage que lui attribue Suidas, peutêtre par Confusion avec un philosophe du nom de Mélissus. Voyez W. C. Kayser, ibid., p. 284, 286.
7. yElian., Var. hist., X, 6. Voyez à ce sujet d'intéiessants détails chez Meineke, Frag. comic. grœc, t. I", p. 6, 173, 263.
8. \'UK, Eiityphr.; kchol. Arisloph., Uan. , 1302;Suid., v. MAito;.
9. Ou Mélélus, comme d'autres prôCeretit de l'écrire, d'après desautorilôs auxquelles se rangent Fr. G. Wagner, ibid., p. 72; W. C. Kayser, ibid., j). 284.
Di: LA TRAGÉDIE GRECQUE. 77
démngop^iies, les faux dévots, les mauvais poètes, représenta particulièrement ces derniers.
Les hommes qui môl lient de si méchantes, de si cruelles passions avec cette culture de l'art, à laquelle n'importent pas moins le calme contemplatif de la raison et la pureté, l'élévation des sentiments, que le feu de rimogiuation, n'étaient pas dignes d'en approcher : ils l'auraient dégradé par leur contact, s'il avait pu l'être. Réhabilitons la tragédie de cette époque, en rappelant des souvenirs plus honorables. Peu s'en fallut qu'elle ne pût se glorifier d'un adepte tel que Platon ; Platon, qui, plus tard, révolté des couleurs trop humaines dont elle peignait les dieux, de ses maximes trop favorables à la tyrannie et à la démocratie, de ses appels trop exclusifs à la partie sensible de noire être, devait, tout en l'appelant divine, l'assimiler à la rhétorique condamnée dans son Gorgias^ la soumettre à la censure dans ses Lois, l'exiler de sa République^, G3 grand philosophe fut tenté, dans son extrême jeunesse, de la gloire poétique. Il essaya de l'épopée, mais bientôt brûla ses vers, les jugeant trop au-dessous de ceux d'Homère ; il écrivit ensuite une tétra'ogie ^, qui éprouva le même sort, bien que déjà entre les mains des acteurs et sur le point de disputer le prix au concours de la fête de Bacchus. Dans l'iLtervalle, Socrate avait eu ce songe que rapporte, pour ainsi dire, sa légende. Il avait vu, en dormant, sur ses genoux, un jeune cygne et bientô' , vérifiant le présage, Platon s'était donné à lul^ Qui protesta contre la condamnation du maître de Platon? Ce fut, non pas, comme on l'a dit quelquefois, Euripide*, — il était mort depuis quelques années, — mais son Palamède remis au théâtre, peut-