‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 36 sur 170 · AVic, I · texte numérisé non relu

AVic, I

4. On verra plus loin qu'Astydamas, un poëte de la fatriille et de l'école d K-rhyle, fut honoré d'iine statue d'airain bien avant Kschyle, comme le rajipof le Diogène Laërce, II, 5. Cela s'accorde avec ce qui ser;i également dit plus loin, que les images des trois grands maîtres de la scène athénienne y lureut placées tardivement, en vertu d'une loi de l'orateur Lycurgue.

5. Pausan., AU., I, 20. — 6. Barthélémy, Vuijane du jeune A?iacJiariis, XI i.

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comme Eschyle, comme Sopliocle, comme Euripide, des écoles, des maisons tragiques. ISous avons donné toat à riieure celle de Philoclès; pour Xi^noclès, il était de la race tristement féconde des Carcinus*, sur laquelle ne tarit pas la verve boulîonne d'Aristophane. Ei que de noms encore dérobe àl'ouhli, mieux que Texaciitude des compilateurs et des lexicographes, sa gaieté vengeresse! INIoryclius, Hiéronyme, Pythangrlus, Aceslor, Glééuète, Dorillus et tant d'autres! Nous savons presque par lui seul qu'ils ont fait des tragédies, comme nous savons par Boileau que Colin a prêché*.

A Théognis, qu'il ne mentionne pas plus honorablement, qu'il raille souvent pour sa froideur', et qu'en effet on surnommait plaisamment la Neige'', joignons le beau, le docte, l'éloquent, mais implacable et cruel Critias, son collègue en 404, dans la tyrannie des Trenie '^y et de plus

1. Vo^'ez sur ces Carcinus, qui n'ont pas été tous cependant des poètes méprisables, Fr. G. Wagner, Poet. trag. gr.rc.fragm., éd. F. Didol, p. 80 sqq. ; W. G. Kayser, Hùt. crit. trag. grxc.^ p. 84-

2. Voyez encore, sur ces divers poêles, Fr, G. Wagner, ihid., p. 88, 89, 90, 92, 136; W. C. Kayser,ibtd., p. 193,275, 281, 289, 322.

3. Arisloph., Thesm., 170. — 4. Schol. ad Aristoph. Acharn., n, 140; Suid. , vv. ©eoyvt;, Tu^P^^ pîo"- Cf. tbid. , v. N'.xo-

5. Xénoph., Ilellen., II, 3; Hdfpocrate, v.GÉoyvt; A l'époq'ie decette tyrannie Suidas place un tragique aiiiénien, auteur, dii-il, de huit >'ièces, dont d'autres (Athen., Deipn., XIV; Clem. Alex., Strom., II) citent quelque chose; d'un Hercule particulièrement qui a été connu de Tertullien (Apolog., xiv). Ce tragique, qui ne paraît pas avoir été sans met lie, à part l'obscurité que lui reproche Melanthius chez Plutarque {de Âud. poet.), s'appelait Diogène Œnomaûs. Le premier de ces deux noms a fait attribuer ses pièces à Diogène de Sinope (Diog. Laert., VI, 73, 80); le second l'a fait confondre avec un Œnomaûs deGadara, également philosophe cyni(jue, qui, au temps d'Adr.en, a composé des tragédies (Jul an., Orat., \ii). Sur les doutes et les disputes de la critique à cet é^^ard, voyez, en dernier lieu, Fr. G. Wagner, tbid., p. 103 ; W.C Kayser,tbtd.,p.253 sqq. Peut-être doit-on aussi une mention à Archestrate. si toutefois les pièces que ce poëie tit jouer, et même avec buccès, pendant la guerre du Péloponèse, au rapport de Plutarque (Ftf. Arnlid.^ i, n) e; non pas, comme paraît l'insmuer, contrairement à Plutarque, Barthélémy (.4?iac/i.,xii),au temps du célèbre Aristide et de Thémistocle, étaient des tragédies. Voyez encorechez Bœckh [Corpus inscript, grœc, V, n" 211), l'inscription relative à une victoire d'Archcsliate.

son confrère en tragédie. Gritias avait certainement plus de mérite que Théognis, puisqu'on lui a quelque'ois attribué le Pirithoûs d'Euripide*, et que, par compensation, son Sisyphe j dont une tirade fort irréligieuse s'est conservée ^, a éié confondu ' avec le drame satyrique de même titre donné par Euripide en compagnie de VAlexandrej du Palamède y des Troyemies , la deuxième année de la xci® olympiade*, en 415. La liberté avec laquelle Gritias empruntait au grand poète ^, a peut-être aussi été pour quelque chose dans ces méprises de l'érudition qui recommandent aujourd'hui ses ouvrages dramatiques. Au reste, ce n'est pas par eux qu'il a mérité un nom dans l'histoire, mais par le drame plus réel de la mort de Théramèoe. Un autre écrivain de ce temps, que son traité sur l'être^ et ses froides tragédies bafouées, ainsi que ses mauvaises mœurs et son exces.^ve maigreur, par les comiques % auraient laissé fort obscur^, et qui s'assura en 399, comme homme politique, une tragique immortalité, c'est l'accusateur de Socrate, Mélilus^, celui qui, dans cet odieux procès, où s'étaient ligués contre le sage les

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