‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 44 sur 170 · Voyex Meineke, Fragm. comic. grœc, t. I, p. 361 et suiv · texte numérisé non relu

Voyex Meineke, Fragm. comic. grœc, t. I, p. 361 et suiv

11. Diod Sic, XV, 71 , 74; Tzetzes, Cliiiiad., V, 178-181. Cf. Clinton, Faut, hellenic, p. 125.

consolait de ses digrâces aux jeux olympiques ', le célébra par des excès qui causèrent sa mort ^, si, comme d'autres le prétendent, il ne mourut pas de sa joie, à l'exemple de Sophocle ^ Plus tard, un de ces petits tyrans dont Timoléon délivra la Sicile, en même temps que de Denys le Jeune, le roi de Catane, Mamercus, se piqua à son tour d'exceller dans la tragédie *. Aucun de ses drames sans doute n'égala, pour le pathétique et la terreur, celui qu'il joua lui-même dans le thtâtre de Syracuse, lorsque, tombé entre les mains des Syracusains, il plaida devant eux pour sa vie, et, désespérant de s'en faire écouter, tenta vainement, pour échapper à un supplice infamant, de se donner la mort ^ G'est une chose singulière que l'intervention perpétuelle de la tragédie d'Athènes dans les scènes de l'histoire sicilienne. Des vers d'Euripide, je l'ai rappelé plus haut, avaient conservé la liberté et la vie à quelques-uns des malheureux soldats de Démosthène et de Nicias. Il en fut autrement quand les Corinthiens, amenés en Sicile par Timoléon, immolèrent un des plus braves ^généraux du parti ennemi, Euthyme, en souvenir d'un vers d'Euripide, le vingt quatrième de la MédéCy que, dans une harangue aux Léonims, il leur avait malignement appliqué®.

1. Diod. Sic, XIV, 109; XV, 7. Cf. Schol. ad Aristot BM. III, 2, 11.

2. Diod. Sic, XV, 74.-3. Diod. Sic, XIII, 103; Plin., Ilist. nat., VII, 54. U. VA. Max., IX, 12.

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