‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 45 sur 170 · Pliitarch., Vit. TtmoZ. , xxxi. — 5. ibid.,xxxiii · texte numérisé non relu

Pliitarch., Vit. TtmoZ. , xxxi. — 5. ibid.,xxxiii

6. Ibid., xxxvii. l'arrni les inigiciues siciliens, on doit citer un homonyme dAchaeus d'Éretiie : il était de Syiacuse fSuid. , v. 'Axa.o^ et floris^ait, |ieiisc t-on, vers la fin du iV si(!;cle. G'est à tort que, d'après Suidas, on distingue d'un Cnrcinus dAlhènes, qui p.issa quelque temps près de Denys le Jeune (Diog. Laeri., II, 7), ot dont Diodore de Sicile (V, 5) cite des vers sur le mythe de Cérès, que ce séjour paraît avoir inspirés (nous tiarlorons bieniôt de ce poète), un Carcinus d'Agiigente. (Voyez Fabric, BIbliothec. grarc , t. II, p. 290, llarles. Cf. Meineke, Fraym. comte, grxc, t. I, p. ii06 sqq.) Peu-èire faiit-il faire remonter cette dernière qualification à un autie poète tragique du nom de Carcinus, grand-père de celui qui a le plus illustré ce nom, soit qu'il lût originaire d'Agi igenle, comme l'a pense M. Welcker et après lui M. W;igner {Poet. irag. grœc. f agm., (dit. Didot, p. 81); soit, selon le sentiment de M. Kayser (Hist. crit. trag. grœc, p. 98), qu'ap elé comme d'autres poètes en Sicile par Denys le Tyran, il se fût, après sa mort, retiré à Agrigente.

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C'est assez longtemps après la Sicile, que la Macédoine, tenue jusque-là pour barbare par les Grecs et restée en dehors de leur littérature aussi bien que de leurs alTaire^, connut enfin les plaisirs du théâtre. Elle dut seulement à son roi Archélaûs, dont Thucydide a vanté l'administration*, outre des jeux institués sur le modèle de ceux d'Olympie, la première institution de jeux scéniques qui devaient, comme les Dionysiaques d'Athènes, revenir tons les ans et durer neuf jours, en l'honneur des neuf Muses ^. Euripide, qu' Archélaûs avait su enlever à l'oublieuse et négligente Athènes, de même qu'autrefois Hiéron lui avait enlevé Eschyle, put présider à la représentation de ses ouvrages sur la scène macédonienne, et, outre son Chrysippe % écrivit pour elle ses TéménkleSy son Archélaûs *, les uns pris dans la fabuleuse histoire des descendants d'Hercule , ancêtres de Caranus, le fondateur du royaume de Macédoine, l'autre qui de plus reproduisait dans son titre le nom du roi régnant ^ Ainsi fit très-probablement Agathon, qui se rencontra avec Euripide et lui succéda à cette cour littéraire d'Archélaûs. Qui sait même si. le scandaleux ami d'Age thon, qui fut de ce voyage, comme semble l'attester, avec d'autres témoignages plus évidents, ce titre d'une comédie de Straltis : Les Macédoniens ou PausaviaSy ne composa pas lui-même en Macédoine les tragédies qu'on lui attribue ^? Depuis, la tragédie athénienne, sinon toujours avec ses poètes, du moins avec ses acteurs, ne cessa d'avoir sa place dans les divertissements publics de la Macédoine, dans les fêtes données par ses rois, et elle se trouva quelquefois mêlée, bien

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