Aristot., Poet., ix
4. Quelques auteurs, dont Bayle , article Agathon. le donnent pour poëte comique aussi bien que poëte tiaulque, d'après des textes où il semble ainsi désigné. Voyez Schol. Aristoph., Ran., 83; Philosirat., Vit. Sopkisl.y 1.
trices du corps ^, ces agréments de l'esprit, qui brillaient en lui d'un si doux éclat le lendemain du jour où les suffrages de trente mille Grecs avaient accueilli aa théâtre ses premiers vers et sa voix ^; elle le revoit toujours célébrant sa victoire avec ses amis, et quels amisl par les aimables et ingénieux entretiens de ce banquet fameux, où parlait Socrate, et que Platon, bien jeune alors (on était dans la quatrième année de la ex* olympiade, en 417, et il n'avait que quatorze ans), devait un jour raconter'.
Agathon passa bientôt de là « au benquet des bienheureux, » comme a dit Aristophane dans ses Grenouilles'* ^ parlant soit de sa mort*, soit encore, le scoliastedu poète comique donne cette seconde interprétation qui paraît la véritable % de sa retraite à la cour d'Arcbélaùs '. Il y avait trouvé *, et probablement vu mourir^, en 406, Euripide, auquel ne survécut que quelques mois son illustre rival, Sophocle, mort en 405 *^ Ces grandes pertes que la tragédie venait de faire coup sur coup, inspirèrent, cette année même, la comédie. Le comique Phrynichus, dans une pièce qui obtint un second prix", et dont le titre était les Muses, fit, à ce qu'on croit*^, comparaître devant leur tribunal, pour s'y di-puter le premier rang, Euripide et Sophocle, et il y rendit à la vie si longue, si illustre, si prospère de ce dernier, un éloquent hommage qui s'est en partie conservé". Une pièce d'Aristophane, moins heureuse, puisqu'elle ne fut point couronnée, plus heureuse en même temps, puisqu'elle devait
1. Fiat., Protagor. ; Luc\an., Rhetor. prœcepL, n; yElian., Far. hist., II, 21; XIII, 4. Cf. Athen., Deipn., V, etc. — 2. Plat.. Sympos. Cf. Suid., vv. Xof.i/,6:, Mùay-n^. — 3. Alhen., Dcipn., V. — 4. llan., V. 85.