‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 53 sur 170 · Ainsi l'entend Bayle, entre autres, article Agnthon · texte numérisé non relu

Ainsi l'entend Bayle, entre autres, article Agnthon

6. M. W. C. K lyser s'y rarifje, par des raisons fort plfiusibîes, dans le chapitre étendu qu'il a consacré au poëte tragique Agathon, Hist. crit. Irng.grœc.., p. 141-176. Voyez particulièrement p. 144 sqq.

7. iElian.. Var. hist., II, 21; V, 13- — 8. Id., ihid.,Xl\\, 4.

9. A|/ollod.ap. Diod. Sic, XIII, 103, etc. Voyez Cl nlon, Fast. hellenic, p. 87. — 10. Id., ihid. Cf. Breckh, Grœc. trn.g. princip., xvi. — 11. Argum. Ilan. — 12. Moiiickc;. Quant, sccnic, II, p. 10; Fraqm. comic. giccc, t. I, p. 137; t. li, p. ryj2. — 13. Arg. icrt. Œdip. Col.

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survivre k sa d'>faite el arriver k la postérité, la comédie des Grenouilles offrit, ou le sait, sous une forme toute pareille, un sujet à peu près semblable : c'c'tait encore le procès d'Euri})ide', non plus contre ISophocle, mis, en raison de ^a supériorité, hors de cause, n)ais contre Eschyle', objet constant des louanges de l'ancienne comédie, qui se servait de sa vieille gloire pour attaquer des gloires pins récentes; Eschjle, que déjà un des prédécesseurs d'Aristophane, Phérécrate, avait évoqué des enfers, et fait magnifiquement parler de lui-niéme*. Dans les Grenouilles, cette histoire à la fois si boufionne et si vraie de la tragédie grecque, Aristophane cherchait en vain, parmi les tragiques encore vivants, encore présents à Athènes, récemment quittée par Agathon, quel serait le successeur des grands poêles, perdus désormais pour le théâtre. Déjà, à une époque que de savants critiques* font partir de la Lxxxix* olympiade, c'est-à-dire de Tan 420, la fureur toujours croissante des Athéniens pour la tragédie avait précipité vers ce genre la mu'titnde de jeunes et aventureux discoureurs* dont Aristophane compare le babil tragique au gazouillement d'une volée d'hirondelles^; elle avait amené, pour la versification et le style particulièrement, une négligence à laquelle parti-

1. Aristophane les avait déjà opposés l'un à l'autre dans une espèce de querelle des anci^ns et des modernes, engagée entre deux de ses plus corï'iques personnages, Strepsiade et son fils Phidippide. Voyez Nuh., 1347 sqq.

2. Schol. Aristoph., Fax, 748. Cf. Meineke, Fragm. cokic. grœc, t. I, p. 8ô; t. Il, p. 289.

3. God. Hermnnn, Elément, doct. metric. , p. 88, 125; Opusc, t. III, p. 148, 273, 287, eic. ; Bœckh, Grœc. irag. princip. , xx, p. 260.

4. Ce que nous savons des débuts assez hâtifs de quelques-uns des meilleurs tragiques d'Athènes, et l'expr^ssior. dont se sert Aristophane en parlant de la jeun<^sse de leurs successeurs (x£ioaxu»ia, donnent à penser qu'un auteur de tragédies n'était pas obligé d'attendre, pour se produire, l'â^e de trente ou de quarante an^, eiigé de celui qui entrait dans la carrière, regardée sans doute comme plus p ilitique, de la comédie Voyez Schol. Aristoph., Nuh., 53l), et ce que disent à ce sujet, principalement Clmton, Fast. hellcnic, proœm.,.p. lix; Meineke, Fragm. comic. grjoc, t. I, p. 104, etc.

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