‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 133 sur 185 · V. 1016. — 2. Voyez p · texte numérisé non relu

V. 1016. — 2. Voyez p

cette hauteur de h< ntnnent d'où elle ne doit plus 11 but l'entendre lui-mèm€ :

ther immense, vents I l'aile rapide, def fl-

flots de la mer, Innombrables et mu

commun»' de Ion II i, soleil

caché, je vous atteste : voj nt les di«-ux traitent un

dieu; à quelles déchirantes tortures je

milliers d'années. Voilà donc le nouveau souverain des Immorte s a las!

mon état présent mon sort futur me font i Quand doit se lever le jour qui terminera ce supplice? Que j"? je prévois tout ce qui doit être : rien d'imprévu ne peut m a; river. Subissons courageusement l'arrêt du destin; n<: lutions point contre la force di té, que non - invincible. Cependant je ne pu, s me taire sur mon inf rtun« il m'est douloureux d'en parler. Malheureux I c'est pour a favorisé de mes dons les mortel , que je suis attaché à longs tourments. J'ai ravi au ciel, j'ai apporté sur la terre une étincelle de ce feu, devenu pour ses habitants le principetous les arts, la source de mille avantages. Voila le crime j'expie, suspendu dans les airs, cloué à cette roche... *

Ici des parfums légers, dont l'air se remplit tout à coup, un bruit d'ailes qui se fait entendre, annoncent à Prométhée l'approche de quelque divinité.

« Qui vient, dit-il, en ce lointain désert? que veut-on? jouir du spectacle de ma peine? Eh bien ! voyez dans les fers un dieu malheureux, haï de Jupiter et de ceux qui habitent sa cour, pour avoir trop aimé les hommes '. *

Ce mélange de douleur et d'effroi, de faiblesse et de fermeté, me paraît tout à fait admirable, et paraîtrait tel à mes lecteurs, s'il était possible qu'une traduction conservât l'éloquence sublime de l'original. Ce sont des divinités amies de Prométhée, unies même au malheureux par les liens de la parenté, les filles de l'Océan, qui viennent avec empressement, portées sur un char ailé8, le \isiter, le consoler : leurs douces paroles, leur cou. passion tendre et un peu craintive forment un contrs

t. V. 88-127. — 2. V. 138, 280, 287 sqq.

intéressant avec la fermeté du personnage principal de la pièce, que, par un art bien remarquable, tout y fait ressortir.

Il leur raconte l'origine de ses malheurs; il leur trace un éloquent tableau des bienfaits qu'il a répandus sur les hommes, et qui lui ont valu le courroux de Jupiter; il annonce obscurément qu'il est possesseur d'un secret auquel est attaché le maintien de la puissance du nouveau maître des dieux. « Le personnage de Prométhée, comme le remarque fort bien Andrieux, grandit et s'élève de scène en

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