‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 143 sur 185 · Cf. Hygin., Astr. Poet., m ; En^onasin · texte numérisé non relu

Cf. Hygin., Astr. Poet., m ; En^onasin

6. Cette symétrie s'étendait à piesque tous les détails principaux des deux compositions. On y voyait le dieu toujours également captif; consolé, là par les Océanides, ici par les Titans; visite tout à l'heure par Terrante Io, maintenant par Hercule, ce héros voyageur; remplissant l'un et l'autre ouvrage du récit de ses bienfaits envers les hommes,de ses plaintes, dé s< s menaces contre Jupiter, seulement foudroyé dans le premier et délivré dans le second Une telle ressemblance, une telle identité de conception, Eschyle les avait-il recherchées à dessein, pour se dunner le mérite d'en triompher par la variété de l'exécution? C'était l'opinion de God. Hermann dans sa dissertation de Composit letrnlog., trayic. ; Opusc.,t. II, p. 316. Depuis [de jEschyl. PiOiietU. solut ; Opusc, t. IV, p. 261), il y a trouve son argument le plus spécieux contre la réunion, dans une trilogie, et avec la continuité de la représentation, des deux tragédies»

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Prométhée délivré^ les n que l'uni

comme l'autre tcène offrait un intérêt cherché assez L de l'esprit «lu drame, un inl

lilii--1. En revanche, le Promélhée délivré a fourni à des poémefl qu'on peut qualifier «!»• g

Hits épisodes* Quand les tu *r A.po

nius' approchent d»'s extrémités da Pont-Euxin, lia voient s'élever à l'horizon les sommets dfl Caucase; audessus de leur vaisseau, que son vol ébranle, pas-- un aigle monstrueux; ensuite, des « intifs font retentir

les airs, et bientôt repasse l'oiseau terrible, repu de la chair et du sang de Prométhée. Parvenus aux ml lieux, les Argonautes de Valérius Flaccus' sont fraj d'autres spectacles : c'est une grande ombre, celle d'un oiseau blessé, dégouttant de sang, mourant au sein des nues, qui tout à coup leur cache le jour; c'est le Gau qui semble secouer ses neiges et ses forêts et s'écrouler à grand bruit; en ce moment même, Hercule, leur compagnon, depuis quelque temps séparé d'eux, et dont ils ce .^e croient pas si près, vient de percer de ses flèches le bourreau de Prométhée, et d'arracher, de briser, avec le rocher, la chaîne du Titan.

La légende de Prométhée, c'était un de ses mérites dramatiques, en même temps qu'elle se rattachait, par une de ses extrémités, à l'origine même des choatteignait, par l'autre, à ces aventures, à ces noms de l'âge héroïque, éternel entretien de la scène grecque; elle conduisait l'imagination, nous l'avons vu, jusqu'au berceau d'Achille, jusqu'aux travaux d'Hercule ; elle se mêlait à la merveilleuse histoire de Jason. Le Caucase n'était pas loin de la Colchide. Du sang de Prométhée, tombé sur les sommets de cette montagne, les poètes grecs et latins font naître une plante aux sucs puis-

1. On peut faire la même remarque sur quelques-uns des fragments du Glaucus dieu marin; nous lavons déjà faite, p. 237, au sujet d'un pa*sagedes Perses.

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