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îrances du Titan, nous sont donnés par le grammairien Nnpius, comme extraits par lui d'un Promélhée de Varron. Un autre, d'une intention à peu près pareille, est rap- I orté par Sénèque1 à un Promr'liée de Mécène. Mais ces deux ouvrages étaient-ils des tragédies? Gela est fort douteux. Une tragédie eût probablement effrayé la paresse de Mécène, et, quant au laborieux et savant polygraphe Yarron, si c'est bien de lui qu'a parlé Nonius, le Promêlhèe qu'on lui attribue pourrait bien n'avoir été qu'un traité mythologique mêlé de vers traduits par lui du grec ou empruntés à des traducteurs, des imitateurs latins, Anius par exemple, ou plutôt quelqu'une de ces satires dont, ainsi que plus tard Lucien, il empruntait volontiers le cadre à des souvenirs de la tragédie grecque8. Il est bien vrai, et je ne crois pas que cela ait été dit, qu'on pourrait, sans trop d'invraisemblance, malgré les formes surannées du style, faire honneur de ce Promêlhèe à un tragique du nom de Varron, fort vanté par Martial3, et, poussant à bout la conjecture, supposer que le poète fait allusion à cet ouvrage de son ami, quand, dans une autre ê\ Lramme où il célèbre bassement les atroces spectacles étalés aux yeux des Romains par Do-