Attic, I
4. On verra plus loin qu'Astydamas, un poSte de la famille et de l'école d'E-chyle, fut honoré d';"ne statue d'airain bien avant Eschyle, comme le rapporte Diogène Laërce,. II, 5. Cela s'accorde avec ce qui sera également dit plus loin, que les images des trois grands maîtres de la scène athénienne y turent placées tardivement, en vertu d'une loi de l'orateur Lycurgue.
5. Pansai). ; au., I, 20. — 6. Barthélémy, Voyage du jeune Ana» tharsis, xn.
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comme Eschyle, comme Sophocle, comme Euripid écolei, des maisons tragiques. Nous avons donne* to l'heure celle de Pliiloclcs; pour Xénoclès, il était de la race tristement féconde des Carcinus1, sur laquelle ne tant pas la verve bouffonne d'Aristophane. Et que de noms encore dérobe à l'oubli, mieux que l'exactitude des compilateurs et des lexicographes, sa gaieté ?eogeressel Moryrhus, Biéronyme, PythaDgélus, Acestor, Gléénète, Dorillus et tant d'autres! Nous savons presque par lui seul qu'ils ont lait des tragédies, comme nous savons par Boileau que Colin a prêché9.
A Théognis, qu'il ne mentionne pas plus honorablement, qu'il raille souvent pour sa froideur8, et qu'en effet on surnommait plaisamment la Neigé*, joignons le beau, le docte, l'éloquent, mais implacable et cruel Critias, son collègue en 404, dans la tyrannie des Trente1, et de plus
1. Voyez sur ces Carcînuc, nui n'ont pas été tous cependant poètes méprisables, Fr. G. w Poet. trag. grxe.fragm.%
l 'I F. Didot, p. ko sqq.; \V. C. Kayser, Hist. crû. trag. yr<rc, p. 84-
2. Voyez encore, sur ces divers poôtes, Fr. G. WflL'nnr, tofcf., p. 88, "0, 92, 136; W, C. Kayser, t'Wa., p. 193,275, 281, 289, 322.
3. Anstoph.. Tlwsm., 170. — ». Seliol. ad Aristuph. Acharn.. n, 140; Suid. , vv. Oéoy-u;, V-j-y^ù p{0u. Cf. xbid. , v. Nixô-
fj. Xénopl)., Util n., II, :>; H.rpocrate, v.Béoyviç. A l'époque de cette tyrannie Suidas place un tragique athénien, auteur, dit-il, de huit pièces, dont d'autres (Atlun., /M/m., XIV; Clern. Alex., Strom., Il) citent <iut'L|iie chose; d'un Hercule particulièrement qui a été connu de Tertullien (Apolog., xiv). Ce trafique, qui ne paraît pas avoir eié sans mente, à part ) Obscurité que lui reproche Melanthius chez. Plutarque (de Aud. poet.), s'appelait Diogènc Œnomaus. Le premier de ces deux noms a fait attribuer ses pièces à Diogènt de Sinope (Diog. t., VI, 73, 80); le second l'a fait confondre avec un Œ maiis de Gad&rm, égal( ment philosophe cynique, qui, au temps d'Adrien, I composé dos tragédies (Jul an., Orat.,\n . Sur les doutes et les disputes de la critique à cet égard, voyez, en dernier lieu, Fr. G. Wagner,«bttf., p. 103 ; w.C. Kayser, ibid., p. 253 sqq. Peut-être doit-on aussi ane mention à Archestrate, si toutefois 1 que ce poêle ut jouer,
et môme avec buccès, pendant la guerre du Péloponèse, au rapport l 'i marque {Vit. Arixiid., i, n) et non pas, comme paraît l'insinuer, contrairement à Plutarque, Barthélémy (Anaeh., m), au t^mps du c bre Aristide et de Thémisti nt dt-s U
kh (Corpus inteript. grxc, V, nu 211), l'inscription relative A une victoire d'Archestrate.
76 rOIRE GÉNl R
ion confri r« er :
de mérite tjue Th< , puisqu'on lui a qoelqot
tribué le Pirithoûs d Euripide1, el qoef pu Bon Sisyphe , dont une tirade fort îrrél on-
sérvée1, &é e confondu1 avec le dran crique d< titre donné par Euripide en comp du Palatnède, des Troyennes, la di ■- de la
xci° olympiade4, en 415. La lih« BC laqui 'i^s
empruntait au grand poète5, a peut-être I OUF
quelque chose daDs cei méprisée de l'érudition qui commandent aujourd'hui ses ouvrages dramatiqureste, ce n'est pas par eux qu'il a mérité un nom dans l'histoire, mais par le drame plus réel de la mort de T ramèûe. Un autre écrivain de ce temps, que son traité sur l'être6 et ses froides tragédies bafouées, ainsi que mauvaises mœurs et son excesive maigreur, par les comiques7, auraient laissé fort obscur1, et qui s'assura en 399, comme homme politique, une tragique immortalité, c'est l'accusateur de Socrate, Mélilus*, celui qui, dans cet odieux procès, où s étaient ligués contre le sage les