‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 36 sur 185 · A. Gell., XV · texte numérisé non relu

A. Gell., XV

7. V. 2o<poxXîj;. Cf. Diod.Sic.,XiII, 103 ;Carystius ap.Auct. Vit. Sophocl. Sur le calcul très-incerta;n des pièces île SophoJe, comme des aunes tragiques, on peut consulter Bœckh, Grxc. trug. princip., vm; qui les réduit à tuut au plus soixante-dix.

8. Le nombre des victoires remportées par Sophocle serait moin> disproportionné avec celui de ses ouvrages, si la récompense s'était appliquée, non pas à une seule piè^e, mais aux quatre pièces d'une tétralogie, comme l'ont pensé quelques critiques.

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aussi d'injustes préférences, consacrait ses ouvrages au temps, qm devait les remettre à leur place1. Comme Racine, ces grands hommes ont eu leurs Pradons qui les ont vaincus, et dont en revanche ils ont immortalisé les ridicules victoires. Les Pradons de l'antiquité, c'est Cléornaque ou Gnésippe, tils de Cléomaqne', qu'un archonte, justement raillé avec le poète lui-même par CratlUUS*, admit à un concours tragique, dont il excluait Sophocle4: c Philoclès, le neveu d Eschyle, que nous avons déjà nommé; c'est Xénoclès, le poète aux machines, comme l'appelait Platon*, l'un qui emporta le prix sur Supin cle°, l'autre qui, non moins heureux ou non moins malheureux, triompha d'Kuripide 7; c'est Nicomaque, qu'Euripide compta aussi, nous le savons8, parmi ses étranges vainqueurs. Leurs illustres rivaux eussent pu leur dire plus justement encore

t. Athen., Dttpft., VIII.

2. Sur ces deux pi Btea et l'interprétation des passages assez obscurs (] u i les (.onceruent, voyez Fr. a. w^ner, pnet. trag. g fragm.t e I. F. Dido', p. 88; W. C. Kiyser, llist. eril. trag, 01 ' p. 278 sqq.

.",. Adieu., Veipn , XIV. Cf. Meineke, Fraym. poet. corn grccc , t. II, p. 21 M.

4. (iliaque tribu Fournissait un chœur attribué par l'archonte à. un poète, li -Mitns donner, obtenir un chœur t pour iliie Ad-

mettre, Être admis au concours. Anstoph., Fquit. , .'>I3; llan , 94; IM.it., Uyy VII A: is "i. , Poal. . \ ;

;'). Suid. , W. k a f> /.'!•".>;, Ii-J07

G. Arg. -r. '/./. Heg. V.t. Aristid., Oral., xlvi. Sophocle avait présente au concours \' Œdipe fioi, l'ourexp iquei la étrange d'un tel chel-d'œuvre, on u conjecturé ingénieusement [Grysar, de Grsee. trag . etc.. p. 4 e 5) que /ouvrage i. tait quelque tragédie posthume d'Eschyle, montée par sou neveu Philoc.ès.

7. /Elian., Var. hiïi. , u, 8. Cf. Diod. Sic, Xli, 82. i.a collatioti «les ueui passages) donne la date ' v et ire que Xè-

noolès, avec «les lont il est mutile de rappeler les lil

remporta sur une tétralogie d'Euripide, composée de .-on Alexandre, BOB l'aiamède , ses Troyenncs, son Sisyphe. Cf. Clinton, Fast. hel- (• nie. p. 79.

au d., v. Nixéu.axoç. Une inscription axonistiquej rapportée par kh, Corp. iiwmpt. grge.t V, n°'Ji7, coudent le nom de Nicomaque et consacrait, on peut le supposer, celte victoire. Sur la distinction, peut-ei: ■-, que l'ail Suidas de deux

du nom «it- Nicomaque, voyez, particulièrement, .Meineke, » ni., i. rr. p. 497; Fr. G. Wagner, ioirf., p. lui; w. C, Kayser, ibid..

p. :uu.

que Méotndre à Pbilemon1 : • de l'emporter rar nous? » Ajout qui semble bien digne d'y av* ir i.

Bealemeni par uni • 'tira d»

part d'Euripide. <le grand bomme, ie plaij de n'a-

voir pu faire, malgré beaucoup en trois jou

que troifl vers seulement, l'autre se vanta d oir fait

cent avec une grande far daoi le même

temps. « Gela se peut, reprit Euripide, mais ils ne vivront que trois jours*. » Quand Paotani I1 vi i'a le théâtre d'Athènes, il eut quelque peine à y d les

portraits des maîtres de la scène parmi ceux d'une fuule de poètes, déjà obscurs et gnorés, qu'un engouement passager avait autrefois gratifiés de cet honneur, comme eux, et quelquefois avant eux4. En passant par cette rue des Trépieds5, qui conduisait au théâtre, et où l'on voyait, comme on l'a dit, les trophées... auprès du chù de bataille6, il dut rencontrer dans les nombreuses inscriptions qui expliquaient ces offrandes, bien des noms que des victoires d'un jour n'avaient pas sauvés de l'oubli. Ces surprises faites au goût du public ne restaient cependant pas impunies, même de la part des contemporains. Aristophane ne passait rien à Euripide : ce n'était pas pour épargner Philoclès, X^noclès, touie cette menue tragédie qui disputait insolemment le terrain à la grande. Il les poursuit impitoyablement dans leurs oeuvres et dans celles de tous les leurs; car ils avaient,

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