IV CE
Je ne veux point anticiper ici sur une exposition, sur des discussions qui trouveront mieux leur pi; même. Je me bornej ai à indiquer sommairement le <■■
des ciuq livrei entre lesquels il m'a paru OOnYOnabL distribuer.
Le premier renferme une Flistuire générale de la tragédie grecque. On y fait connaître son origine, ses progrès,
transformations diverses, le caractère de ses principaux représentants et de leurs écoles, la foule même des poètes, d'ordre inférieur, qu'elle a produits, et au temps des grands maîtres, et dans les âges suivants, sans oublier ces illustres acteurs qui, dans le déclin de l'inspiration dramatique, restèrent presque ses seuls interprèles. Cette tragédie, dont la décadence même ne fut pas sans éclat, on la suit sur toutes les scènes suscitées par la scène athénienne, dans les villes, dans les îles de la Grèce, en Sicile, en Macédoine, à Alexandrie, à Rome ; on la montre se perpétuant par les nombreuses imitations des pièces grecques, par la rare application de la poétique grecque à d'autres sujets, romains, juifs, chrétiens. Enfin, après avoir donné une idée de l'immense et universelle popularité qu'elle obtint chez les anciens, et dont l'ensemble de leur civilisation, leurs mœurs, leurs lettres, leurs arts offrent partout le témoignage, on retrace son influence sur la renaissance, sur les nouveaux développements du théâtre, et particulièrement du genre tragique, chez les modernes.
Au premier livre, dans lequel s'annoncent les traits généraux de ce qui doit être ensuite exposé plus en détail, répond le cinquième, où ils se rassemblent et se r'sument sous la forme d'une revue critique des jugements portés jusqu'à ce jour sur la tragédie grecque. Rappeler tout ce qu'on en a dit, à diverses époques, et d'erroné, et aussi de juste; montrer que, le plus souvent, on l'a rapportée à des règles de composition, à des habitudes seéniqucs, à des