HISTOIRE I
turcs du corp \ rit, qui brillaient
en lui d'un si doux éclat le lendemain du jour où les miffrages de trente milleGr.cs a\
ses premiers vers et sa voix2; el toujours célé«
brant sa victoire avec ses amis, et qraell -■nui* ! par lei aimables et ingénieux entretiens de ce banquet (ami où parlait Socrate, et que Platon, bien jeune al était dans la quatrième année de la 417, et il n'avait que quatorze ansy, devait un jour raconter*.
Agathon passa bientôt de là « au banquet des I heureux, » comme a dit Aristophane dans ses (> nouilles', parlant soit de sa mort*, soit encore, le I liastedu poëte comique donne cette seconde interprétation qui paraît la véritable6, de sa retraite à la cour d'Archélaùs7. Il y avait trouvé •, et probablement vu mourir9, en 406, Euripide, auquel ne survécut que quelqm son illustre rival, Sophocle, mort en 405 *•. Ces grandes pertes que la tragédie venait de faire coup sur coup, inspirèrent, cette année même, la comédie. Le comique Phrynichus, dans une pièce qui obtint un second prix11, et dont le titre était les Muses, fit, à ce qu'on croit12, comparaître devant leur tribunal, pour s'y di-puter le premier rang, Euripide et Sophocle, et il y rendit à la vie si longue, si illustre, si prospère de ce dernier, un éloq ient hommage qui s'est en partie conservé". Une pièce d'Aristophane, moins heureuse, puisqu'elle ne fut point couronnée, plus heureuse en même temps, puisqu'elle devait
1. Plat., Protagor. ; Lucian., Rhetor prœcept., n: jElian., Var. hist., 11,21; XIII, 4. Cf. Athen., Deipn., V, etc. — 2. Plat... Sympos. Cf. Suid., vv. Xopivcô;, Mùûtjnoi-. — 3. Athen., Deipn., V. — 4. Ran., v. 85.