Arisiuph., Ran., pas.>im ; Thom. Magial, VU. Euripid
époque et dans quelles limites cette constitution, <:•
misa lion primitive du spectacle tragique se modifiât-elle, de sorte que le poète, quand il allait entrer en lice, it du sort1 M's divers igentfl pour ainsi dire, nonseulcnient le chœur, mais an fonctionnaire spécialement chargé de son instruction, quant à la partie orchestiqne du moins*, un Chorodidascate ; mais les trois acteurs principaux, qui, selon une loi de l'art, peut-être tormu par Horace*, comptaient seuls au th.'àtre comme dans la tragédie, et concouraient inégalement, hiérarchiquement4, selon les proportions variées de leur talent et l'importance de leuis rôles, à l'ensemble, à l'unité de l'expression scénique , sous les noms de protagoniste, deutéragoniste , tritagoniste , en latin, actores primai-uni, tecundarum, terliarutn partiumt Le choix libre des acteurs fut-il, comme beaucoup l'ont pensé, une dérogation iptionnelle à l'usage antérieur de les tirer au sort, et t en laveur, soit de poètes1, soit de comédiens*, déjà couronnés, et d'une réputation l'aile? ou bien, au contraire, ce que je croirais plus volontiers, la distribution par la voie du sort de ces acteurs lut-elle un moyen, assez tardivement trouvé, de rendre les chances égales entre les concurrents, de mettre un terme à leurs manœuvres, de prévenir leurs réclamations? Il me parait dillicile de se prononcer avec certitude sur toutes ces questions, que les textes anciens ont laissées bien obscures. Ce qui est plus clair, c'est que le domaine du poëte, d'abord sans limites, Teignit progri Bsivement; c'est (pie, la composition et la représentation devenant par degrés des départements distincts, le poète finit par n'être plus chargé, au théâtre même, que d'une surveillance générale sur l'e
i. Hesych.; Suid., ?. Ne^r.asi; G*o<piTâto.
«th. m mid.; Anonym., VU, i <-hin. Cf. Bœttiger, Quid Itl ■ f'ibulum ; OpUtC. , p.2 -ir. />< 'jr.ir.tr ■(/ , el
:< Id. Piton., *. 192. — 4. Plutarch., P oittie.. *xi;Cic Z>t-
» 'i in Cicil., xv. — 5. Barthi I ir, ibid.t
liger, /'/• [et. prim., teeund. ettertiarum partium, i iqq.
108 m roi
cution de son
rateurs, et quelquefois plus, dan marquaient certains r( et, comme do
d'bui, li tient. Ainsi, à la A
d'Eschyle, soit de Sophocle, on ue - \9Ajaxt à iMn-
tigon >i dernier, au Phcmix d'Euripide, altachèn
leurs noms (Eagmi ', Andronicus ', Timothée s, M Théodore1, Aristodème •« Je ne parle pas d'flégélocl acteur distingué toutefois, qui attacha 11 d'une tout
autre manière, par un accident ridicule, sur lequel Aristophane et les comiques ne tarissent pas, à YOrtStt d'Euripide 7. Les acteurs furent désormais de moitié dans la gloire du succès, et il n'est pas téméraire de croire que, plus d'une fois, ils se l'attribuèrent tout entière. Il ai autant de vanité que de talent, ctt illustre I ^n dont
il nous est parvenu tant d'éloges, qui, selon l'historien Duris de Samos , commandait, en habit de théâtre, rameurs du vaisseau sur lequel Alciliiade rentra dan^ patrie, semblant lui-même prendre sa part de ce retour triomphal8, et à qui Agésilas, cho fué de ses grands airs et de son abord familier, dit un jour, en langage lacédémonien : « N'es-tu pas le dècèlis.e, c'est-à-dire le bouffon Callipide9?» Quelques années plus tard, un autre tragédien, dont on ignore le nom, au moment de paraître dans un rôle de reine, demandait au chor^ge, qui s'appelait Mélanthius, un cortège de femmes richement vêtues, et, ne l'obtenant pas, insistait avec emportement, sans s'occuper du public qui attendait. Le cliorége, qui y songeait davantage , perdit patience et le poussa par les épaules
l. Schol. ad ArMoph., Vesp., 592. —2. Athen.. Deipn., XIII. — 3. Schol. ad Sophocl., Ajac, v. 863. — 4. Deinosth , de l'aUa légat. — 5. tbid. — 6. Ibid.
7. Schol. ad Euripid., Orest., 269, 376. Cf. Meineke, Fragm. comic. grxc, t. J, p. 224, 264.