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t Hélas! mais pourquoi dire hélas? Ce que je souffre est d'un mortel9. »
Aux représentants de l'Académie, on pourrait ajouter ceux du Portique, Zenon, Gléanthe, ubrysippe*, non moins enclins à s'exprimer en vers de tragédie, les adoptant comme l'expression la plus vive de leur propre p sée, ou, selon Plutarque 4, en changeant, pour les y accommoder, le tour et le sens. Un philosophe de école, Denys d'Héraclée, dit Cicéron *, qui avait la constance sous Z'mon, reçut d'un nouveau maître, de la douleur elle-même, un tout autre enseignement. Tourmenté d'une colique néphrétique , il gémissait, criait, répétant par intervalles que ce qu'il avait jusque-là pensé de la douleur était bien faux. Survint Cléanthe, son condisciple, qui lui demanda ce qui l'avait amené à changer ainsi de sentiment. « Ce raisonnement, répondit-il : s'il arrivait qu'après avoir longtemps philosophé, on ne pût cependant supporter la douleur, ne serait-ce pas une preuve suffisante qu'elle est un mal ? Or il est vrai qu'après tant d'années d'étude je ne le puis : c'est donc un mal. » A ces mots, Gléanthe, frappant du pied la terre, cita, dit-on, cet endroit des Épigones d'Eschyle ou de Sophocle : « Entends-tu cela, sous la terre, Amphiaraùs ?» Il voulait dire Zenon, dont il était fâché de voir le disciple dégénérer.
De ces traits divers et d'autres que j'oublie, on aurait le droit, je le répète, de conclure a priori, ce que l'on sait d'ailleurs par des témoignages positifs; ce que l'on a dit de Ghrysippe, qui remplissait ses ouvrages de cita-
1. Diog. Laert., IV, 20. — 2. Id., IV, 26; Plutarch., Defortuud.—
3. Diog. Laert., VII, 23: Plutarch., De Stoicorum repugnantiis. — ■