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de la plupart de I didacti |u< lit briller d'un éclat lout nouveau, attira les esprits pu charme d'un plaisir jusqn'aloi an.
1 lien de 1 étonner que l'art dramatique ait él longi ils
marche progressive aux lois de cette unit*': qui <-st le soin commun <le tous les arts et que réclament surtout pro ludions du théâtre j des moeurs, des passions, des caractères, que mettait enjeu l'artifice habile des situât et des contrastés; toutes les affections du cœur humain exprimées avec une naïve éloquence, dans des d énergiques et véhéments, dans un dialogue rapide et ani: la substitution perpétuelle, à part quelques mots d'exposition, des personnages eux-mêmes au poëte, aussitôt tV de son œuvre pour ne s'y plus montrer, forme que Platon et Aristote assimilent à celle des compositions dramatiques et qu'ils appellent de leur nom4; enfin, pour le dire en un mot, le drame tout entier »^tait renfermé dan<< les compositions du chantre de filiale et de i'Odyssée; il ne fallait que le dégager tout à fait des formes du récit, que îe transporter sur une scène Cornu. /lution.
qui nous semble aujourd'hui si naturelle, ne se fit-elle pas d'elle-même? Gomment les rhapso les, dans ces concours, dans ces luttes d'un caractère déjà presque dramatique, où. par un débit musical et expressif, un geste passionné*, ils se disputaient le prix de leur art, n'imaginèrent-ils pas quelque jour, en récitant, par exemple, la dispute d'Agamemnon et d'Achille, de se substituer aux héros dont ils rappelaient les paroles, de se montrer à la foule attentive et charmée qui les entourait, sous le personnage d'Achille, sous celui d'Agamemnon? Gomment, par un progrès insensible et presque inévitable, ne devinrent-ils pas les
l. De repubï., II, X; Poet.} m, xxiv. — 2. Aristot., Pœt , xxvi.
DE LA ÎRÀG1 DIE GHE< Ql E. a
urs «les scènes dont ils n'étaient |ue Les narrateurs et ! irions? Bomère eul sans doute plus tard i.ue
lante influence sur Les pi de La tr.i i r.' . 1 i ** ; il fut,
Platon La dit*, 1<; véritable maître des poètes tragiqi qui se corai ii modèle, qui lui emprunti i
La plupart de * leurs sujets ; Eschyle, de son propre aven, n'offrit sur sa table que Les reliefs des grands festins d'Homère*; quand on voulut louer dignement Sophocle,
l'appela L'Homère tragique'; comme, par one sorte de réciprocité, on appelait quelquefois Homère Luimôme le Sophocl dus tragique dès
es4. Mais, malgré Cfc6 iraits frappants de ressemblance, malgré cette espèce de parenté qui unissait Homère à ces poètes enfants de son gûiie, il ne contribua en rien à la naissance de leur art, que ses exemples devaient un jour porter si loin. Entre Homère et Eschyle, qui auraient dû se suivre, se placèrent, après une longue suite de poètes plutôt lyriques que dramatiques, (iue tragiques, qu'on a cependant quelquefois, et même longtemps après la découverte de la véritable tragédie, appelés de ce dernier nom5, Thespis, Ghérilus, Pratinas, Pluynichus et d'autres encore sans
1. De ripubl., x. — 2. Athen., Deipn., VIII. — 3. Mot du philosophe lJolémon, Diog. Laert., IV, 20. Cf. Suid., v. IIoXsuwv. — 4. Plat., d Republ.yX.
Nicéphore Grégoras (li?. X) l'a donné, on ne pouvait le faire commei cer plus tôt, à Orphée: l'.aton, ou l'auteur inconnu du dialogue de (ft'no.v, à des poêles athéniens contemporains de ce roideCrèl h marque, va. Thes..xn, qui corrige cette tradition eu supprimant la contemporanéité plus que douteuse de Minoset i\<>* tragiques d'Athè-
; ar lesquels a été flétri son nom : voyez aussi, da;.s les Variétés littéraires, Paris, 1804, t. III, p. 488» des Réflexions sur la tragédie
que, très-hasardées, où l'abbé Arnaud la prend, au contraire, ave pleine confiance, pour son point de départ); un vieux scoliastecité par Stanley [ad Mschyl.) et par Bulenger [de Theatr., I, 2), Jean Malalas [Chron.), Pont donné a un certain Théornis, contemporain d'Oreste, et, après lui, à un Minos, à un Auléas. Écartant ces origines \ et fabuleuses, nous trouvons qu'Hérodote (V, 67) a fait remonti luiencement de la tragédie aux chantres antiques des malh d'Adraste dai es solennelles de ; que Suidas l'a d
tantôt (v <X>puvi£o<) de Thespis, tantôt (w. Béante, 0 : tiv
j<tov). d'accord en cela avec Hérodote, d'Épigi ; bjul prédécesseur selon quelques-uns, dit-il, selon d'autr<
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ndant : le hasard nVt p ici que l'expression vagns de causes p] tttWes aux-
quelles il btTMt possible de remonter. L'épopée ava t boo ts ope; les poètes cycliques l'avaient achem
. De dram. gr.rc. sat. origine., 1822, p. G, Pinzger, qui co; h 'mi n mi umii eut les deux opinions m supposant que ThespU est Mi
>n l'ordre des générations, mais le (l'im-cne quant au mérj e, les intermédiaires ne nieniant pas d'être comptes); qu'Aristote Poet , m), Thomiste {Orat , xix) ont réclamé la gloire d'avoir inventé la tragédie, qu'Athènes aurait seulement perfectionnée, pour les Donens inéral. et en particulier pour les Sicyoniens. C'est à ces de mers, en rai* on de certaines innovations dans les chœurs bachiques (Sud., v. O'Joèv Ttço; tôv A'.Ô'Utov), en raison de leurs chants sur Adiaste (Hérodote, V, 67), qu'on est le plus autorisé à faire honneur de la découverte (voyez à l'appui de ce système, combattu par Bentley, Dtssert. de Phalarid. epitt. \, respons ad C. Boyl. X, des notes savantes de Bœttiger, Quatuor œtatps rei scenice apud ma: . 1798; Opusr., Dresde, 1837, p. 329 sqq. ; consultez aussi les rechei de M. Ch. Magnin sur les divers éléments du drame antique, dar, Origines du Théâtre mnierne, ! aris, 18ii8. Introduction, t. !•'). Cette question obscure et difficile a paru rencontrer une heureu-e loin dans la distinction t'a;te par M Bœjkh, d'une tragédie lyrique et d'une tragédie dramatique, trouvées, la première dans le Péloponèse, la seconde, postérieurement, dans l'Attique, et qui toutesdeux continuèrent d'exister concurremment, comme le lui fait penser une inscription relative à des jeux de diverses sortes donnés à Orchomene, et dan quelle sont nommés deux vainqueurs, l'un pour la tragédie ancienne. TiaXaiTJ, l'autre pour la nouvelle, &aiv7J, dénomination» qu'il applique (renvoyant à >on Économie politique des Athéniens, t. II, p 361, où il a d'abord énoncé son opinion ■ s appuyant de l'opinion conforma ue 0. Millier, Dor., t. II, p. 36$; Welcker, Trilogie d'Eschyle. Appendice, p. 243, et corn lattant lesobjecti ns de Lobeck, de /Etale Orpheidiss., IV, p. 9 ; Aglaoph, p. 974) à la tragédie lyriqui et à la tragédie dramatique (voyez Bœckh, Cwrpus inscript, grxc, V, u, n° 1.S8Ô. t. 1er, p. 766, et t. II, p. 509). Mais il faut dre que God. Hermann (De tragœdia comœdiaque lyrica, 1836; Opus\, 1839, t. VII. p. 211), a fort ébranlé le système de la tragédie lyrique : il n'y a vu, comme précédemment Pinzger, ouvrage cité plus haut, p. 1, autre c-hose que le dithyrambe, bjrceau reconnu par tout le monde de la tragédie, et a rapporté ce> mots de l'inscription, tragédie ancienne, tragédie nouvelle, non pas à la différence des genres, mais amplement à la da'e des ouvrages représentés, les uns anciens, les autres nouveaux.
1. Athénée <Deipn., 1) comprend dans le nombre, seul, il est vrai, et peut-être par méprise, un Cralinus. — 2. Aristot., Poet.t iv.
sibl3ment vers l'histoire, qui devait la remplacer; l'époque approchait où, dans ses récits moins empreints de merveilleux, il ne resterait plus que des événements humains, des passions humaines, les éléments du drame. L'ode, de son cou, b tvoir prêté sa voix à tous les ente
qui fermentent au fond du cœur de L'homme et aspirent à se répandre au dehors, avait besoin d'un thème nouvea-u qui rajeunit ses inspirations; elle ne pouvait plus #uère le demander qu'aux souvenirs de l'épopée dramatiquement évoqués devant elle. Une nouvelle forme poétique restait à trouver qui exprimât la vie, non plus par des récits, non plus par des élans passionnés, mais par quelque chose d'iniermédiaire, d'aussi intéressant que les uns, d'aussi éloquent que les autres, et de plus agissant; par l'action dramatique, en un mot, toute prête à naître du premier rapprochement de l'ode et de l'épopée. Que si c'est au sein du dithyrambe que ces deux genres se sont rencontrés, se sont unis par un hymen fécond qui devait produire l'art du théâtre, faut-il donc tant s'en étonner? Ces chants dithyrambiques de tout caractère, sérieux ou folâtres, selon la nature des avemures divines qu'ils célébraient, selon l'esprit divers des lêtes où ils se faisaient entendre, à l'entrée de l'hiver ou au retour du printemps ces chants, accompagnés d'un appareil musical et orchestique approprié à la variété des sujets, et qui existaient déjà dans le chœ ir des Satyres et des autres suivants de Bacchus , introduits par Arion1, comme leurs acteurs2,