‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 100 sur 893 · Isthm.j VIII , 9 sqq · texte numérisé non relu

Isthm.j VIII , 9 sqq

2. Si l'on adopte la date, contestée et discutée par Bœckh [Grœc.

trag. princip., p. 47 50; cf. Hermann, Opusc, t. II, p. 159 sqq.), que

donnent de sa n;iiss,aiice les marbres de Paros, la quatrième aunée de la LMii* olympiade. Voyez Clinton, Fast. hellenic, p. 15.

*^" . ESCHYLE

gers et des iriouiphes de la patrie, et qui allait tout à 1 heure prendre place parmi ses défenseurs. On y distinguait sans doute ce futur rival d'Eschyle qui avait commencé sa vie toute poétique , après du trophée de Salamme, en chantant, à la tête d'un chœur de jeunes enfants, 1 hymne de la victoire. Aristide, Thé.-nistocle étaient ié

m imagine, présents à cette fête nationale, que leur âb-

sence eut rendue incomplète, où tous les regards les cherchaient, ou toutes les voix les nommaient. Si le premier rZV rT- .^Jf°'^'' n^"""' "^^ ** représentation des Sept

Chefs, i objet d une allusion si honorable et si touchante ' • s. le second, lorsqu'il s'était montré aux jeux olympiques; après la déroute des Per.es. avait attiré sur lui seul l'attention des spectateurs, et leur avait fait oublier, pendant une journée entière, et les jeux du stade et les combaitacts , 1 enthousiasme pour ces grands hommes pouvaitil être moindre, au moment où la poésie allait rappeler,

avec tant d éclat, leurs titres à la reconnaissance, à l'adl

rairation, à l'amour de leurs concitoyens? Ne devaient-iis pas, dans ce jour au moins, recueillir les témoigoaRes bruyants dune popularité, d'ailleurs bien fugitive , et dont ,!s étaient destinés, tous deux, à éprouver les vicissi udes! car, 1 un revenait de cet exil, pour lequel l'autre allait bientôt partir. Enfin , tout conspirait à préparer œuvre du poète : les lieux eux-mêmes étaient autant de témoins de ce qu'il allait peindre; ils rappelaient de toutes parts aux yeux et les barbares et leurs vainqueurs : ces

humbes tréteaux, entourés d'échafauds grossiers, que n avait pas encore remplacés le magnifique théâtre de Bacchus; ces ruines récentes, et dont plusieurs, celles des temples destinées à rappeler, dans tous les temps, la ureur sacrilège de Xerxès, ne devaient jamais être relevés'; ces édifices commencés, cette ville qui sortait de ses cendres; cette mer à jamais illustrée par la merveil-

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