‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 107 sur 893 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

ESCHYLE. — 16

ESCHYLE

selon ses convenances. De ce qu'Eschyle s'est trouvé à la

bataille de Salarnine, on n'est pas autorisé à conclure qu U a su mieux qu'Hérodote, et, s'il a été en effet mieux

informe, qu'il s'est cru obligé de dire bien exactement,

par exemple, le nombre précis des vaisseaux engagés de part et d'autre dans cette action», ou les noms des chefs

barbares qui y ont pris part, ainsi qu'au reste de la guerre*, gai y ont péri». Quant à la suite des anciens

rois de la Perse, qu'il fait repasser par Darius*, l'ignorance ou l'inexactitude lui étaient moins permises, et son dissentiment sur un point de cette notoriété et de cette

importance serait très-grave, s'il ne pouvait être expliqué. Mais ce dissentiment ne regarde que les noms, sur lesquels il n'y a pas toujours accord entre les historiens eux-mêmes, et non les personnages. Dans Médus et son fais, qu'il donne pour prédécesse^-rs à Gyrus, on reconnaît

lAstyage et le Cyaxare* de Xénophon. MarJus, qu'il nomme le cinquième, après avoir clairement désigné

Gambyse, est bien évidemment le faux Smerdis. Il n'y a

de difficulté réelle que pour un Maraphis, un Artaphrène

qui, selon lui, auraient régné en sixième et septième

Jieu, avant Darius. Les uns ont pensé que leur rè-ne avait été trop court pour que l'histoire en gardât le sou-

venir«; les autres ont conjecturé que le vers qui contient ces noms était resté seul de plusieurs où le poi'ic donnait la liste des sept conjurés qui renversèrent l'usurpateur du trône de la Perse, et parmi lesquels fut choisi

après d autres qui passèrent rapidement sur le trône'

son nouveau souverain Darius'. Cette dernière explication est fort spécieuse, et l'on peut s'y tenir, sans recourir

cwJ:.^^^ ^^^' ^'^?* ^,"^ ^® TiomhTe des vaisseaux grecs qu'E^chvle ne dSn/ Pp' ^7^ J^sj^'^toriens. Il est assez naturel qu'il l'ait un peu diminué Pour le chiffre de l'armée navale des Perses où il est tr/s

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