‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 111 sur 893 · Culic. V. 30 sqq · texte numérisé non relu

Culic. V. 30 sqq

Beu've^"^^*^ ^^ ^^^^' ""''^^ ""^ très intéressante notice de M. Sainte-. 3. Les chants i.ui et vni et clusieurs fragments des autres chants.

LES PERSES. 249

qui faiblit dans une des luttes d'Olympie, tantôt, dans l'une des Strophades où la jeté le naufrage, se rencontrant avec un poêle persan auprès du tombeau d'Homère. L'ombre

d'Homère elle-même, la lyre en main, lui est un instant

apparue, et le son fuyant de cette lyre Ta guidé à travers une forêt, jusqu'au monument d*où continue de s'échapper

la mystérieuse et divine harmonie. Gela est dit eh vers charmants :

Dans la forêt

Le vieillard à l'instant s'éloigne et disparait.

Et sa lyre après lui résonne sous l'ombrage. Eschyle impatient, qu'un dieu même encourage. Longtemps marche en ces bois de détours en détours,

Vers l'invisible son qui s'éloigne toujours.

Il poursuit son chemin ; mais le bruit de la lyre

Décroît à chaque pas et lentement expire,

Mais, ô charme nouveau !

En foulant le gazon qui croit près du tombeau, 11 entend, à travers la pierre sépulcrale,

Une magique voix sortir par intervalle.

La tombe harmonieuse enchantait ces déserts. N*y a-t-il pas là, pour nous, comme un symbole de

cette inspiration qui, pour la poésie des Grecs, et, en particulier pour leur tragédie, sortait incessamment des poëmes d'Homèro?

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