‹ Études sur les tragiques grecs [microform]Chapitre 123 sur 893 · Argonaut.f II, 1247 sqq. — d.Ârgonaut.^ V, 155 «qq · texte numérisé non relu

Argonaut.f II, 1247 sqq. — d.Ârgonaut.^ V, 155 «qq

PROMETHEE.

sanis*, que Médée, instruite par Hécate, y vient chercher, pour l'employer à ses charmes. Quand elle en coupe la tige, le tranchant de la faucille magique se fait sentir, disent-ils, aux chairs du Titan et ajoute à ses tortures. Ces imaginations ont pu venir à Apollonius *, à Valérius Flaccus*, à Sénèque*, de la tragédie grecque; par

exemple, d'une pièce sur la conquête de la Toison d'Or, intitulée les Femmes de la ColchidCj et où Sophocle, qui

avait peut-être traité, dans un ouvrage spécial*, le sujet de Prométhée, l'avait introduit comme épisode*. Ce sujet

avait-il aussi exercé le génie d'Euripide? On l'a affirmé', mais contrairement à ce que dit, en termes exprès, Targumenl grec de la pièce d'Eschyle, et je ne vois rien dont

on le puisse inférer, sinon peut-être ce début du Jupiter tragique de Lucien, où le roi des dieux, qui parle par

ïambes, et sait, lui dit-on, son Euripide, apostrophe avec

Prométhée les détestables arts qu'il a enseignés aux mortels. Rien ne serait du reste plus naturel ; car , outre

son intérêt humain, si on peut ainsi parler, outre son intérêt grec, le sujet en offrait un autre tout athénien. Le bourg de Golone était en partie consacré à Prométhée';

dans l'Académie s'élevait son autel, point de départ de cette course solennelle souvent rappelée métaphoriquement par les poètes*, où, en mémoire du présent fait aux hommes par le Titan, les concurrents se disputaient à qui

porterait un flambeau allumé jusqu'à la ville, et, quand

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